‹ Les splendeurs de la foiChapitre 53 sur 110 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La terre, centre du monde; l'homme roi de la création; la place de l'homme dans la nature.

Les ennemis de la Révélation lui font un crime de deux grosses erreurs, qu'ils ont baptisées de grands noms : l'erreur géocentrique et ïerreur anthropocentrique. « La première consisté, dit Louis Rucliner, à considérer la terre comme le centre, le point capital des mondes; à admettre que Tunivers entier a été fait uniquement pour ce point infiniment petit de Fespace. La seconde fait, à son tour, de Thomme le centre et le but du monde organique et inorganique, dont il serait en même temps le maître et le roi. » De ces deux erreurs, ajoute M. Louis Buchner, la première a été détruite ou écartée par Copernic, Kepler, Galilée, Newton ; la seconde par Lamarck, Gœthe, Lyell, DarAvin.

Or il nous sera facile de prouver que la première de ces erreurs ne peut nullement être attribuée à la Révélation et à la Foi ; que la seconde est une vérité à la fois divine et scientifique.

Jamais ni les saintes Ecritures, ni TEglise catholique n'ont enseigné que la terre est le centre du monde, et qu'elle est absolument immobile dans l'espace; que le soleil et les étoiles circulent autour d'elle comme autour de leur centre de mouvements. Cette opinion de l'immobilité de la terre a été celle du monde grec et romain, à l'exception de Pythagore et de quelques

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