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CHAPITRE XXYIII

Le Maahj-Scruh. — Le désert.

Il y avait quatre ou cinq jours que nous étions cliez noire ami quand nous nous remîmes en route pour explorer avec lui le Maaiy-scrub.

On appelle ainsi le désert qui touche à la station de M. Lyon et couvre une surface de près de dix mille milles carrés de sol sablonneux, s'étendant au nord dans la direction du Murray et à l'ouest vers l'Océan.

Le maaly (eucalyptus clumosa) est un petit arbre d'environ quinze pieds de hauteur. Il croît tellement serré, que pour voyager dans les plaines qu'il couvre, il faut avoir des chevaux accoutumés à ce fourré, qui s'arrêtent lorsqu'un tronc ou une branche menace la jambe ou la tête de leurs cavaliers.

Les squatters ont donne le nom de cet arbre à ces plaines immenses de forets naines, coupées de loin en loin par des lignes de gommiers auprès desquelles on trouve de rares lagunes, si distantes les unes des autres, qu'il faut pour voyager dans cette affreuse contrée du courage, du sang-froid et de bons chevaux.

Montés sur des chevaux appartenant à notre hôte, nous partîmes prenant avec nous l'intendant de la station, et pour guide un noir nommé Barney, du nom de quelque squatter qu'il avait pris pour parrain. Non pas que les noirs se ffissent baptiser, mais ils se choisissent volontiers un protecteur qui les gratifie de tabac et, à l'occasion, d'un verre de grog. Barney était le chef de la tribu des Brabcut; malgré cette dignité, il conduisait en main le cheval qui portait nos provisions. Ahiiack, le fidèle coursier de M. Panton, était aussi de la partie, toujours libre, et portant seulement sur son dos une petite tente de toile.

A^ers trois heures de l'après-midi nous atteignîmes la limite de la station, et nous entrâmes dans la région du Maaly. En suivant une bande de gommiers de marais, nous arrivâmes le soir à une lagune près de laquelle nous nous établîmes pour la nuit.

Quand nous eûmes assujetti les entraves de nos chevaux, tendu notre tente, fait un bon feu et ramassé autant de bois mort qu'il nous en fallait

pour la nuit, nous mîmes nos côleleltcs sur le gril et nous préparâmes noire thé.

La nuit fut froide; mais sous notre tente, bien enveloppés de couvertures, nous fûmes parfaitement à l'abri. Quant à Barney, quoique sa peau d'opossum n'eût guère plus de cinq pieds carrés, il s'élendil joyeux auprès du feu : le pauvre garçon n'avait pas tous les jours thé et tabac à discrétion.

Le lendemain au point du jour nous nous mîmes sur pied.

L'Anglais emporte partout avec lui seshabiludes; il ne saurait se passer de son bain froid du matin. Nous envoyâmes Barney à la recherche d'une branche de gommier formant un coude : l'écorce enlevée nous servit de tube , et le noir nous arrosa chacun à notre tour avec l'eau froide de la lagune, en riant aux éclats et prétendant que nous serions très-bons à manger. Après celte opération Lienfaisa-nte, nous préparâmes nous-mêmes notre déjeuner, et , si l'on veut m'en croire , c'est le meilleur moyen pour le trouver excellent. Une demi-heure plus tard nous chevauchions l'un derrière l'autre, en file indienne, à travers l'inhospitalière contrée dont pas un perroquet, ni un seul des nombreux oiseaux qui ailleurs peuplent les arbres du bush, ne troublait la complète solitude.

Vers midi, notre guide nous annonça de l'eau, uipkcanlny time (dans un petit temps), comme disent

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les saiiVcii^cs. En clTel nous découvrîmes bientôt un bassin rond d'un demi-mille de diamètre, dont le lit presque entièrement desséché était couvert de jeunes pousses de gommiers, qui supportaient, à notre grand étonnement, une sorte de nappe de couleur blanc sale. C'était une couche de matières végétales adhérentes les unes aux autres, comme un manteau de filigrane déposé sur ces arbrisseaux par quelque grande inondation qui avait rempli le bassin. Sur ses bords croissaient des touffes de chardons dont les semences devaient avoir été apportées par les eaux venant des districts du Sud. Ces observations étaient intéressantes pour nous, car on discutait alors la possibilité d'amener la rivière Wimera dans cette contrée, et l'étude de la route que suivaient les courants pendant l'hiver pouvait seule rendre ce projet praticable.

Après avoir mis pied à terre pour établir notre campement, et mis les entraves à nos chevaux, comme quelques canards pâturaient dans le peu d'eau qui restait dans le bassin, nous en eûmes bientôt tué deux pour notre souper. Le sol était tellement mou que, pour atteindre le boi d de l'eau, il nous fallut couper des branches et les étendre en ligne sous nos pas.

Nous avions encore plusieurs heures devant nous avant le coucher du soleil; nous nous enfonçâmes donc dans le fourré^ en quête de quelque icollouby^

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polilc espèce de kanguroo. Comme nous n'avions qu'un seul fusil et que du res!e nous n'apercevions pas trace de giljier, après que nous eûmes l'ait environ cinq cents pas, M . Pauton nous quitta pour retourner à la lagune et rejoindre l'intendant qui préparait notre souper. Un peu plus loin nous trouvâmes un petit espace ouvert, cl Barney, qui nous conduisait, poussa un cri de joie en nous monirant sur la lisière du taillis un petit monticule de sable. C'était un nid de leipoas. une des curiosités australiennes.

Les leipoas ne couvent point leurs œufs, comme les autres oiseaux ; à l'exemple des tortues, ils laissent ce soin à dauie Nature. Ils font avec leurs pattes dans le sable un creux de quelques pouces de profondeur sur deux: pieds environ de diamètre, et là, toutes les femelles viennent de plusieurs lieues à la ronde déposer leurs œufs pendant tout le temps de la ponte. Quand celle opération est terminée, elles placent soigneusement sur ces œufs un lit épais de feuilles liumides et de petits morceaux de bois pourri qu'elles recouvrent d'une couche de sable. C'est là tout ]ç soin qu'elles prennent de leur progéniture : la chaleur de la fermentation de ces détritus fait éclore les petits, qui se frayent comme ils peuvent un chemin à travers les feuilles mortes, et courent aussitôt à droite et à gauche à la recherche des insectes dont ils se nourrissent, sans se douter jamais peutêtre qu'ils ont eu des mères.

La découverte de ce nid était une bonne fortune, car ils sont assez rares. Nous passâmes quelque temps à le regarder, sans déranger l'ouvjage de ces industrieux oiseaux. La chaleur humide était parfaitement sensible, mais 11 devait y avoir peu de temps que le nid était terminé; nous prîmes un œuf pour l'examiner, à peine si le petit était formé. Ce qui nous surprit le plus, ce fut de ne pas apercevoir une seule des mères occupée à garder ce précieux dépôt.

A notre retour au camp , nous fûmes très-élonnés de ne pas y trouver M.Panfon. L'inquiétude nous gagna bientôt, et après avoir tous ensemble pendant quelque temps poussé des coit-ù inutiles, nous nous décidâmes à nous mettre à sa recherche. L'intendant prit un des côtés du bassin , tandis que M. Lyon et moi, accompagnés par le noir, nous allàuies explorer l'autre côté.

Il y avait plus d'une demi-heure que notre ami nous avait quittés. Je ne saurais exprimer la terreur qui s'emparait de nous, à l'idée que peut-être il s'était enfoncé dans le taillis, où il pouvait se perdre et mourir de faim et de soif après des jours de marche errante. Cette terreur nous prenait àla gorge et nos cris étaient tremblants de peur. Une longue demiheure s'était passée ainsi, lorsqu'un cou-i joyeux et sonore nous répondit. Un instant après M. Panton, tranquille et souriant, nous rejoignit, plaisantant sur

la peur que nous avions eue, et disant qu'un vieux busliman comme lui ne pouvait pas se perdre.

Malgré son calme, il avait été un peu inquiet luimême. Après nous avoir quittés, il n'avait pas assez pris garde de suivre la trace que nous avions laissée derrière nous, et ce n'avait été qu'après avoir marché près du double du chemin que nous avions l'ait, qu'il avait compris qu'il s'était égaré. Alors il s'élait tranquillement assis par terre pour allumer un cigare et réfléchir. Son parti avait été hienlôt pris ; il avait cassé quelques arbustes tout autour de lui, et prenant sa'petite boussole en main, il avait fait un mille au nord , direction dans laquelle il croyait trouver la lagune; ayant bien soin de marquer fortement ses pas sur le sol et de casser des branches sur son passage. Alors il avait appelé à plusieurs reprises et, ne recevant pas de réponse, il était revenu à l'endroit d'où il était parti. De là, prenant quinze degrés plus à l'est, il avait marché un autre mille et était en route pour revenir une seconde fois à son point de départ et recommencer un autre essai, car il avait passé à côté de la lagune sans en approcher assez pour la voir, lorsqu'il entendit nos cris.

Ce petit épisode, quand notre émotion fut passée, ne manqua pas de rendre notre souper plus gai. Pendant que nous étions assis autour de notre feu, Barney se leva en disant qu'il entendait des canards. En effet, ceux que nous avions dérangés

étaient revenus voir ce qui était advenu de leurs .deux camarades restés sous notre coup de fusil. Barney s'approcha d'eux, armé seuloneut d'un morceau de bois mort un peu ciniré, long de huit à dix pouces. Il le lança, en le taisant tournoyer, avec une rapidité extraordinaire, et atteignit l'oiseau qu'il avait visé.

On a beaucoup parlé du hoomareng, cette arme curieuse des sauvages qui revient en arrière lorsqu'elle a touché le but. Quand un noir le lance simplement en l'air, sans chercher à atteindre un ])ut, il décrit un, deux et quelquefois trois cercles, avant de retomber à ses pieds.

Un jour que j'étais assis sous un gommier blanc, je remarquai que les feuilles sèches qui tombaient de l'arbre descendaient en tournoyant comme l'arme des sauvages ; je ramassai une de ces feuilles et trouvai qu'elle avait exactement en petit la forme du hoomareng. Je suis persuadé, quoique nul ne l'ait dit avant moi, que c'est là l'origine du hoomareng. Un noir observateur, le nez au vent, aura vu tomber une de ces feuilles; il l'aura ramassée, l'aura imitée en bois avec une branche recourbée, aura jeté plusieurs fois en l'air son arme ébauchée, et voilà cette célèbre machine découverte.

C'est en donnant une petite secousse en arrière, au moment oi^i l'on jette le hoomareng, qu'on décide le mouvement de revient qui se produit quand

l;i force imprimée pour le trajet direct CiU épuisée. Les sauvages appliquent, sans s'en rendre compte, les mêmes principes que les joueurs de jjillard emploient pour faire revenir leurs billes en arrière au moyen de l'effet.

Le jour suivant, nous commençâmes une longue et ennuyeuse expl(>ralion à travers le taillis, en suivant de temps en temps des bandes de sable. A midi, comme nous n'avions point encore rencontré d'eau, nous fîmes balle pour reposer nos cbevaux et nous-mêmes. Barney, qui avait découvert un arbre appelé par les natifs le iceea, se mil à en arracber les racines; il les coupa en morceaux longs de deux pieds, et les appuya contre un tronc d'arbre, plaçant l'extrémité inférieure dans un gobelet d'étain. Un quart d'beurc après, le gobelet était rempli d'une eau fraîcbe , parfaitement limpide et exempte de tout goût désagréable; nous la ])ùmes avec un vrai plaisir, car la grande cbalcur commençait à se faire sentir.

Leweea est une des nombreuses variétés de l'eucalypte; il ressemble tellement au maaly, qu'il ne peut être reconnu que par un busbman expérimenté. Ses racines tracent depuis le pied de l'arbre, à environ six pouces de profondeur; elles ont de trois à quatre mètres de longueur.

Dans l'après-midi, nous sortîmes du taillis et nous atteignîmes des collines sablonneuses où croissaient

de nouvelles variétés de charmants buissons en fleurs, et une nouvelle espèce d'herbe, présentant un amas de pointes dures et algues, qui ont tout à fait la forme d'un hérisson.

Bientôt nous fûmes en vue du lac Tyrell, un des lacs salés de l'intérieur; au nord il se confondait avec la ligne de l'horizon, au sud il était parsemé de petites îles^ «

Nous étions arrivés dans la contrée découverte il y a peu d'années par M. Haverfield, et abandonnée depuis à cause du manque d'eau. Nous chevauchâmes pendant plusieurs milles sur des collines couvertes de pâturages inutiles. Nous laissâmes le cheval de bât et Almack sur l'une de ces collines, et chacun de nous partit dans une direction différente, à la recherche d'un peu d'eau. Nous ne courions pas risque de nous perdre, car nous étions hors du taillis, et la colline sur laquelle nous laissions les

1. M. de La Rive , dans son intéressant rapport sur les travaux de la société de physique et d'histoire naturelle de Genève (1859), cite les travaux géographiques des frères Gregory, qui de 1842 à 1858 firent en Australie vingt-quatre expéditions et découvrirent un très-grand nombre de lacs salés et souvent éphémères, et dou%e grandes rivières qui participent au même défaut. Je n'ose émettre mon opinion à côté de celle de ces savants; cependant je crois que les lacs salés sont permanents, leur origine devant être différente de celle des mares d'eau douce et de ces rivières accidentelles, forméc^s par les courants qui descendent, pendant les pluies de l'hiver, des contrées plus élevées que les grandes plaines.

deux chevaux , et ces chevaux mêmes, nous servaient de point de ralUement, Après quelque temps de recherches infructueuses, je revins près des chevaux, où jefus bientôt rejoint par mes compagnons. L'un d'eux nous dit avoir vu de l'eau dans la plaine nue, à trois milles de distance.

Nous ne perdîmes pas de temps pour nous y rendre, et sachant que nous n'y trouverions pas de bois, nous fîmes, avec toutes les branches mortes que nous pûmes ramasser autour de nous, un fagot que nous assujettîmes sur le dos d'Almack.

Celui-ci partit en avant avec son fardeau, et nous avions fait près d'un demi-mille, lorsque M. Panton l'appela, remarquant que le bois lui tombait sur le côté. Almack s'arrêta; mais, au moment où il se retournait, une branche le piqua sans doute forteluent, car il détacha une ruade et partit d'un bond en avant. Le fagot tourna tout entier sous son ventre, et de plus en plus effrayé, l'animal s'élança au galop, ruant à chaque pas et hennissant d'effroi et de douleur.

Il était inutile de le suivre, mais nous espérions que, lorsqu'il serait débarrassé des branches mortes, il se tranquilliserait et nous rejoindrait. Malheureusement, après que tout le bois fut tombé à terre, la corde restait encore qui lui battait les flancs. Il continua dans la direction du taillis d'où nous sortions, et disparut pour toujours derrière les collines.

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M. Panton, auquel M. Lyon céda son clicva!, qui était le moins fatigué, essaya de lo poursuivre et de l'appeler; mais la nuit arrivait, el, quoiqu'il put encore entendre dans le silence du désert le bruit de son galop, il dut renoncer à Talleindre.

En arrivant à la flaque d'eau, nous trouvâmes qu'elle était amère et salée; nos chevaux essayèrent plusieurs fois d'en boire, mais ils reculèrent en soufflant avec leurs naseaux, nous regardant d'un air de reproche, comme si nous les avions trompés.

Notre soirée fut moins gaie que les précédentes; nous étions sans feu, sans eau, et enveloppés seulement de nos couvertures, car la tente avait été emportée par le pauvre fugitif; mais surtout nous étions sensibles au chagrin de M. Panton, à qui le regret de son meilleur cheval perdu arracliait de temps en temps un soupir.

Le lendemain nous nous mîmes à la recherche d'un puits que Barney nous dit avoir été creusé dans ces environs. Nous le découvrîmes, car la terre excavée faisait encore tache sur l'herbe verte, et nous pressâmes le pas de nos chevaux. Sur le bord du puits se trouvait un vieux baquet dont la poignée gisait à terre, et dont les douves desséchées étaient mal retenues par un cercle de fer.... Le puits était à sec.

Nous rentrâmes dans les taiUis pour chercher l'arjjre à eau, le weca précieux.... 11 ne croissait pas

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dans cet endroit! Que (aire? L'eau la plus rapprochée à notre connaissance, était à plus de trente milles de nous ! Nous nous remimes en route sans perdre davantage notre temps en recherches inutiles.

Ce fut une pénible journée! nous chevauchions silencieusement comme quelques jours auparavant, mais nous étions abattus et nous philosophions peu, pas mêjne mentalement.

Enfin le soir nous atteignîmes une flaque d'eau douce. Chevaux et gens se précipitèrent, et chacun en but autant qu'il crut pouvoir le faire impunément. La gaieté nous revint bientôt, et notre souper nous fit oublier toutes nos fatigues. Almack perdu nous revenait seul à l'esprit; mais nous espérions que son instinct le ramènerait dans quelque station, etM. Panton se tranquillisait en se promettant d'annoncer dans les feuilles pubhques cinquante hvres de récompense pour celui qui le lui ramènerait. Ce fut la dernière preuve d'amitié du maître pour ce pauvre animal qui ne fut jamais retrouvé.

Le lendemain soir, après une journée de soixante milles, nous fûmes très-heureux de retrouver la vieille hutte de Moreton-plains , le dîner sur une nappe blanche, la cachette renfermant l'envoi du stewart de notre club, le grand fauteuil.... et nos hts.

Au moment où j'écris Ces lignes, une grande ex-

pédition vient de quitter Melbourne pour aller explorer l'intérieur. Des colons généreux se sont cotisés afin de foire les frais nécessaires pour pénétrer jusqu'au cœur du continent : quelques-uns ont versé mille livres sterling à cette souscription. Le 15 juin 1860, vingt-quatre chameaux traversaient les rues de Melbourne, arrivant de l'Inde, chacun d'eux conduit par un Indien vêtu de rouge et de blanc, ce qui donnait à cette procession un aspect tout à fait oriental. Ces animaux étaient destinés à cette expédition ; ils sont en route à l'heure qu'il est, et bientôt sans doute l'ignorance dans laquelle nous sommes encore sur l'intérieur du vaste continent austrahen sera dissipée.

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