‹ Les statues de l'Hotel de villeChapitre 103 sur 142 · STATUE DE M. A. RASS · texte numérisé non relu

STATUE DE M. A. RASS

FAÇADE SUR LA RUE DE RIVOLI

Pavillon de gauche. — Second étage.

DELAROGHE (Hippolyte, dit Paul)

PEINTRE

Paul Delaroche est né à Paris le 17 juillet 1797. Il était fils d’un expert en tableaux qui dirigea les plus belles ventes de son temps, et neveu d’un conservateur du Cabinet des estampes.

11 fut ainsi, de bonne heure, initié, par sa propre famille, à l’amour et à l’étude de l’art.

A vingt ans, Paul Delaroche entra dans l’atelier du peintre Gros et ne commença à être remarqué qu’au Salon de 182/i où il envoya deux toiles : Saint Vincent de Paul prêchant pour les enfants trouvés et Jeanne d'Arc dans sa prison»

Les années suivantes, il exposa une série de tableaux qui ne firent qu’affirmer davantage son vigoureux talent ; les plus célèbres sont : la Mort d" Élisabeth et les Enfants d’Édouard, tous deux figurant aujourd’hui au Louvre, dans la grande salle Française ; (':ro7nwell regardant le cadavre de Charles P% au musée de Nîmes ; l’Assassinat du duc de Guise (galerie du duc d’Aumale), le Supplice de Jane Gray (galerie de M. Etton, à Londres), etc.

A partir de 1837, Paul Delaroche cessa tout envoi aux Salons annuels ; mais il n’en continua pas moins à travailler sans relâche ; il termina en 18Zil, après quatre années d’assiduité, l’Hémicycle de l’École des beaux-arts, admirable peinture à fresque rassemblant les principaux maîtres de toutes les écoles et de toutes les époques. Cet ouvrage, très endommagé en 1855 par un Incendie, a été très habilement restauré par MM. Delaborde, Mercier et Robert-Fleury.

Parmi les œuvres les plus remarquables de cet artiste, il faut également citer : Bonaparte franchissant les Alpes, Napoléon à Sainte-Hélène, Marie- Antoinette après sa condamnation, le Dernier adieu des Girondins et plusieurs sujets religieux: Moïse exposé sur le Nil, le Christ espoir des affigés, V Ensevelissement du Christ, la Vierge chez les saintes femmes, etc.

Paul Delaroche a peint, pour le musée de Versailles, le Baptême de Clovis, le Sacre de Pépin, le Passage des Alpes par Charlemag^ie et son Coaro7ineme7it à Borne.

Outre ses tableaux d’histoire, ce maître a exécuté un grand • nombre de portraits célèbres, parmi lesquels on admire ceux de M“® Sontag, de Carie Vernet, de Guizot, de Salvandy, de Rémusat et de Thiers.

Paul Delaroche avait été admis à l’Institut en 1832, et nommé en 1833 professeur à l’École des beaux-arts.

La mort prématurée de sa femme, qui était la fille du peintre Horace Vernet, assombrit les dernières années de Delaroche, qui mourut le Ix novembre 1856 à l’âge de cinquante-neuLans.

Paul Delaroche rajeunit l’art en traitant des sujets modernes ; il s’attacha à la représentation du vrai plutôt qu’à celle de l’idéal et de l’héroïque.

Ses tableaux sont, suivant la juste expression de F. Halévy, «des récits animés où l’histoire vit dans la simplicité de la chronique, où le peintre écrit avec son pinceau et parle avec la pensée, avec tout le charme de l’art ».

On s’accorde, en effet, à louer en lui la parfaite intelligence de la composition, la correction du dessin, un goût délicat et un rare talent d’exprimer par les traits de la physionomie le caractère et les sentiments les plus intimes de ses personnages.

DELAROGHE (Hippolyte, dit Paul)

PEINTRE

STATUE DE M. L.-C. FOÜRQÜET

FAÇADE SUR LA RUE DE RIVOLI

Pavillon de gauche. — Second étage (en retour).

BACHELIER (Jean-Jacques)

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