‹ Les statues de l'Hotel de villeChapitre 108 sur 142 · STATUE DE M. VITAL DUBRAY · texte numérisé non relu

STATUE DE M. VITAL DUBRAY

FAÇADE SUR LA RUE DE RIVOLI

Pavillon de droite. — Premier étage (en retour).

Horace VERNET

PEINTRE

Horace Vernet est né à Paris le 30 juin 1789, dans l’appartement que son père Carie Vernet, le célèbre peintre de batailles, occupait au Louvre.

11 se forma par les leçons ou les exemples de son père, de Moreau, de Chalgrin et de Vincent.

A l’École des beaux-arts, il montra plus de dispositions naturelles que d’assiduité au travail ; néanmoins, merveilleusement doué, il s’attaqua à tous les genres, peignant des marines, des chevaux, quittant le pinceau pour le burin et gravant des planches de modes, dessinant des caricatures et des charges militaires qui commencèrent sa réputation.

Néanmoins, il interrompit brusquement ses travaux artistiques pour servir comme conscrit en 181Zi ; il fut même décoré pour sa belle conduite devant l’ennemi, aux portes de Paris.

Bientôt libéré, Horace Vernet se consacra presque exclusivement aux sujets militaires, et débuta par le Chie?i du régiment et le Cheval du trompette^ qui rendirent son nom populaire.

Sous la Restauration, il donna les Batailles de Jemmapes, de Valmy, de Montmirail, la Défense de Saragosse, le Pont d" Arcole etc. Mais il vit tous ces tableaux refusés par les jurys d’exposition à cause des souvenirs nationaux qu’ils rappelaient. L’habile peintre se dédommagea spirituellement de cette injustice, en ouvrant une exposition particulière de scs œuvres qui attira la foule.

En 1826, l’Académie des beaux-arts lui ouvrit ses portes.

Il se vit alors recherché par le gouvernement de Charles X inquiet de sa popularité, et fut nommé directeur de l’École de Rome en 1828.

Après 1830, Horace Vernet jouit de la faveur du nouveau roi.

Il fut chargé de décorer la salle de Constantine, au musée de Versailles; Louis-Philippe et Napoléon III lui confièrent de nombreux travaux qui l’occupèrent jusqu’à sa mort, survenue à Paris le 17 janvier 1863.

Dans le grand nombre des toiles qui sont dues à cet infatigable artiste, on doit citer : Raphaël et Michel-Ange au Vatican, Judith et Holopherne, le Général Moncey à la barrière de Ciichy, trois de ses meilleurs tableaux qui figurent aujourd’hui au Louvre; la Prise de la Smala et le Siège de Conslanline, au musée de Versailles; l'Attaque de la citadelle d"A7ivers, l'Occupation d'Ancône, la Flotte forçant l'entrée du Page, la Bataille d'isly. Abraham renvoyant Agar, le Soldat laboureur, etc.

Horace Vernet réussit également dans le portrait et le tableau de genre.

« M. Horace Vernet, a dit Théophile Gautier, aura cette gloire d’avoir été de son époque, lorsque tant d’artistes d’un mérite supérieur peut-être se renfermaient dans la sphère de l’idéal et n’en descendaient pas, vivant abstraitement aux siècles de Périclès, d’Auguste et de Léon X.

« Il n’a pas eu, comme eux, d’illustres modèles, des traditions sacrées, des règles certaines; il lui a fallu tout créer, dessin, couleur, arrangement, pour peindre ce héros collectif qu’on appelle l’armée et qui vaut bien Achille ou Hector, quelque admiration qu’on professe d’ailleurs pour ces personnages homériques.

« Sans doute, M. Horace Vernet ne saurait être comparé, pour le style et le coloris, aux grands maîtres d’Italie, de Flandre ou d’Espagne; mais il est original, moderne et Français. »

Horace VERNET

PEINTRE

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STATUE DE M. E.-A. OUDINÉ

FAÇADE SUR LA RUE DE RIVOLI

Pavillon de droite. — Premier étage.

SUE (Joseph-Marte, dit EuaÈNE)

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