Bateau à fond plat
INTRODUCTION
acheter le produit des mines ; puis n’osant pas naviguer dans rOcéan pour gagner la Méditerranée par le détroit de Calpé^ ils remontaient la Seine sur leurs ])ars et transportaient, ensuite, le métal jusqu’à la Saône à dos de cheval ou de mulets.
Malgré c.es difficultés, ainsi que le constatèrent Strabon'^ et Diodore de Sicile ^ le trafic de l’étain ne laissait pas que d’être productif et cette productivité eut cette conséquence que, après la chute de la puissance tyrienne, alors que la plupart des marchés qui lui avaient dû leur établissement disparaissaient, le 'port ou marche fondé dans l’île de la Seine et que Julien l’Apostat appellera AouTs/aa (Lutèce), bien loin d’être abandonné, augmenta d’importance. Les marchands gaulois, les badawrs^ de Lutèce, les Parmi, y établirent un grand entrepôt, tandis qu’une véritable ville gauloise se fondait sur la colline où nous avons vu des cabanes éparses : la Aouxowaa de Strabon, la Aou/.oT£zta de Ptolémée (Lucotèce).
Ainsi deux corporations puissantes, corrélatives, en quelque sorte, l’une de l’autre, existaient déjà longtemps avant la eonquête romaine ; l’une ayant le monopole du commerce fluvial, l’autre celui du commerce terrien et, comme point d’union l’une à l’autre, le Comptoir central, réuni aux deux rives par deux ponts, tranchant nettement la navigation à la hauteur du Pont Notre-Dame et du Petit-Pont, la Cité, la cité gauloise où se discutaient les intérêts communs au port Saint-Landry ^ tandis que les ports de débarquement et d’embarquement étaient sur l’autre rive : pour la basse Seine au port Saint- Nicolas, pour la haute Seine au port Saint-Paul.
La marchandise de la terre s’était, en effet, attribué dès l’origine le passage du Grand-Pont (pont Notre-Dame) et celui du Petit-Pont, pour introduire à Paris le commerce du Midi et