Partie centrale. — Premier étage (côté droit
MANSART (Jules IIARDOUIN, dit)
ARCHITECTE
Jules Hardouin, dit Mansart, est né à Paris, le 16 avril 16/i6. Il était fils de Raphaël Hardouin, premier peintre du roi, et neveu, par sa mère, de François Mansart, architecte du roi, auquel on attribue l’invention des toits brisés connus sous le nom de « mansardes Placé sous la direction de son oncle, il sut profiter habilement de ses leçons et voulut porter son nom pour lui témoigner sa reconnaissance. H fut bientôt en état de concourir pour la réédification du château de Cla^ny. Ses dessins charmèrent Louis XIY, qui le chargea d’élever près de Versailles, une splendide résidence destinée à de Montespan. Pendant la durée des travaux, Mansart, par ses talents et son esprit, sut plaire au roi qui lui confia, dans la suite, les plus grandes entreprises de son règne.
En 167/1. il exécuta au château de Saint-Germain des constructions considérables pour l’agrandissement de cette résidence royale. Louis XIV lui fit expédier, le 22 octobre 1675, le brevet d'architecte du roi; à ce titre fut joint plus tard celui d’intendant, puis celui d’inspecteur et ordonnateur général des bâtiments du roi.
L’année suivante, Mansart, qui avait déjà bâti le petit château de la Ménagerie, à Versailles, commença les écuries qui furent terminées en 1685 La grande façade du château de Versailles, qui est également son œuvre, date à peu près du même temps ainsi que le Grand-Commun dont le rez-de-chaussée était affecté aux cuisines.
La même année fut également commencée la construction des bâtiments du palais de Marly.
En 1683, Mansart reçut de Louis XIV des lettres de noblesse; en 168/p il fut chargé de bâtir l’église Notre-Dame de Versailles ainsi que les bâtiments du couvent des Récollets. La place des Victoires, à Paris, fut commencée et terminée par lui à la même époque. De 1685 à 1686, il éleva la maison de Saint-Cyr et bâtit la place Vendôme.
Nommé premier architecte du roi, il commença en 1688 les bâtiments du Grand-Trianon et fit, de 1690 à 1707, le jubé et la flèche centrale de la cathédrale d’Orléans.
En 1693, après avoir achevé le dôme des Invalides, il fut nommé . chevalier de Saint-Louis. En 1699, enfin, Louis XIV, voulant placer Mansart au premier rang, lui donna la charge de surintendant des bâtiments, charge qui avait été remplie par Colbert et Louvois.
On lui doit aussi : les plans primitifs du Val-de-Grâce, qui fut dans l’origine un couvent de bénédictins fondé par Anne d’Autriche.
Sa haute fortune lui avait attiré un grand nombre d’ennemis qui, à maintes reprises, mais sans grand succès, tentèrent de le faire tomber en disgrâce.
On a prétendu que, pour plaire à Louis XIV, il lui présentait des plans où il laissait des choses si absurdes, que le roi les découvrait au premier coup d’œil. Alors Mansart s’extasiait sur les profondes connaissances du roi avec un air de bonne foi dont le prince était dupe.
Quoi qu’il en soit, cet artiste était doué d’un esprit fécond et ses conceptions sont en général pleines de noblesse e;t de grandeur. Il se fit notamment le protecteur des Beaux-Arts et fit renouveler les expositions de peinture qui étaient tombées en désuétude.
Mansart mourut subitement, à Marly, le 11 mai 1708, âgé de soixante-trois ans.
MANSART (Jules Hardou[n, dit)
ARCHITECTE
STATUE DE M. H. ALLOÜARD
FAÇADE SUR EA PLACE DE l’iIÔTEL-DE-VILLE