CHIMISTE
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STATUli DE M. Jules FRANGESGHI
FAÇADE SUR LA PLACE DE L ’ II Ô T E L - D E - V I L L E
Pavillon d’angle (côté droit). — Rez-de-chaussée (en retour).
MICHELET (Jules)
HISTORIEN
Jules Michelet naquit à Paris le 22 août 1798. Son père, autrefois employé à l’imprimerie des assignats, avait fondé, dans une ancienne église, une imprimerie qui fut supprimée en 1810.
Le jeune Michelet se mit à la typographie pour aider son père, tout en ébauchant ses études littéraires sous la direction d’un vieux libraire, ancien maître d’école.
Après de brillantes études au lycée Charlemagne et un rem arquable concours d’agrégation,. il professa l’histoire et la philosopliie au collège Rollin, de 1821 à 1826. Il s’était marié en 182Zi.
A cette époque (1826) parut son premier ouvrage ; Précis de Vhistoire moderne, remarquable par la netteté et la vivacité de l’exposition. En 1827, il publia sous le titre de Prmcipes de la Philosophie de Phisloire une traduction de la Scie?ice nouvelle, ouvrage philosophique du savant italien Vico,
La même année, Michelet fut nommé maître de conférences à l’École normale et, après la Révolution de 1830, chef de la section historique des Archives. En 1831, il fit paraître une Histoire romaine et donna, en 1833, le premîer volume de son Histoire de France, suivi de quatorze autres publiés par intervalles. Il suppléa, de 183ZÎ à 1835, Guizot dans son cours d’histoire à la Faculté des lettres, devint, en 1838, membre de FAcadémie des sciences morales et politiques, et, la même année, succéda, au Collège de France, à Daunou ;dans la chaire d’histoire et de morale.
La chaire de Michelet devint bientôt une tribune dans laquelle, soutenu par les sympathies de la jeunesse, il commença, en faveur de l’idée démocratique et contre la Société de Jésus, une vive et brillante propagande qu’il faisait en même temps dans ses ouvrages de polémique : Des Jésuites (18A3), Du Prêtre, De la Fe??ime et de la Famille (18Z|/i), Du Peuple Histoire de la Révolution, dont
le premier volume parut en iSM.
Cependant, le gouvernement avait pris ombrage de Tardent enseignement démocratique du professeur et ferma son cours.
Après la Révolution de 18Zi8, Michelet déclina toute candidature à l’Assemblée nationale pour se consacrer à ses travaux historiques et remonta dans sa chaire, qui lui fut de nouveau interdite au lendemain du coup d’État du 2 décembre 1851. L’année suivante, enfin, il renonça, par refus de serment à l’empereur, à sa place aux Archives.
Depuis, Michelet, qui avait perdu sa première femme, se remaria et, tout en poursuivant, dans la retraite, la publication de ses grands travaux historiques, publia quelques nouveaux livres de polémique comme la Bible de lDIuma?iité, et donna, de 1856 à 1868, une série de publications fantaisistes : VOiseau, Vhisecte, la Femme, V Amour, la Mer, la Sorcière, etc. Le style de Michelet est vif et brillant; c’est un écrivain des plus attachants, à la fois poète et historien.
Tandis qu'il travaillait à son Histoire du XIX^ Siècle, à Hyères, où il passait l’hiver depuis plusieurs années, il fut frappé d’une attaque de paralysie à laquelle il succomba le 9 février 187Zi.
Son corps a été rapporté à Paris et inhumé au Père-Lachaise où un monument lui a été élevé, par souscription publique, sur un terrain concédé par la ville de Paris.
Michelet fut un des plus vaillants champions de la démocratie; il a fait plus que de la servir dans Tordre des faits, il l’a servie dans Tordre des idées, en développant son histoire et en mettant en relief la légitimité de ses aspirations.
MICHELET (Jules)
HISTORIEN
STATUE DE M. Jean TüRCAN
FAÇADE SLR LA PLAGE DE L ’ H Ô T E L - D E - V I L L E
Pavillon d’angle (côté droit). — Rez-de-chaussée.
PAGHE ( Jran-Nigolas)