‹ Les statues de l'Hotel de villeChapitre 6 sur 142 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

Les indications sont données de gauche à droite.

FAÇADE SUR LA PLACE DE L’HOTEL-DE- VILLE

NOTICE

Cette façade, d’une longueur de 143 mètres 20 centimètres, présente un vaste bâtiment, flanqué de deux ailes en retraite, terminées à leurs extrémités par deux pavillons.

L’avant-corps central, — reproduction de l’œuvre de Dominique de Cortone dit Boccador, — se relève à ses extrémités en deux pavillons, flanqués chacun d’une tourelle carrée, en encorbellement, dans lesquels sont percées deux larges portes d’accès aux cours, fermées par des grilles en fer forgé portant les armes de la Ville de Paris.

L’étage du rez-de-chaussée, d’ordre corinthien, comprend des arcades renfermant des fenêtres à fronton triangulaire. Sur les colonnes qui composent cette ordonnance viennent s’amortir des consoles qui portent à leur partie supérieure des culs-de-lampe soutenant des figures abritées dans des niches couronnées d’un fronton circulaire et alternant avec les fenêtres du premier étage.

Les trois travées centrales sont surmontées d’un motif d’horloge divisé en deux parties distinctes. La première renferme le cadran qu’encadrent deux figures représentant le Travail et V InstrucHon, de M. Hiolle, et se relie à la balustrade par deux demi-frontons portant deux figures couchées ; la Seine et la Marne. Au-dessus de l’horloge, une grande figure assise, due au ciseau de M. Gautherin, symbolise la Ville de Paris. Elle est encadrée par des consoles et des pilastres portant des chutes de fruits, et forme la seconde partie couronnée d’un fronton portant les armes de la Ville, soutenues par deux figures couchées.

Derrière le motif de l’horloge, s’élève le campanile dont la forme, d’abord carrée, s’amortit aux angles par quatre chimères accroupies, devient octogonale et se trouve alors percé sur chacune de ses faces d’une baie plein cintre à colonnettes. Il est couvert d’un dôme à écailles portant à sa partie supérieure un lanternon entouré d’une balustrade en fer forgé. Cette partie de la façade est précédée d’un parvis demi-circulaire, limité par une balustrade à jour, ornée de lampadaires et de deux statues de bronze : V Art et la Science, de MM. Marqueste et Blanchard.

Les deux pavillons qui terminent l’avant-corps central comportent un rezde-chaussée et deux étages. L’ordonnance du motif milieu se continue dans la partie inférieure. Au second étage, des fenêtres en plein-cintre alternent avec des niches abritant des figures. Enfin le toit effilé des petites tourelles en encorbellement vient heureusement compléter l’ensemble de cette partie d’avantcorps. De hautes cheminées très décorées, de légères crêtes en guirlandes s’arrêtant sur des piédestaux, des chevaliers du xv® siècle tenant des oriflammes, statues exécutées par MM. A. Perrey et V. Tournier, de larges lucarnes font de ce motif milieu un ensemble excessivement décoratif dont les grandes lignes se trouvent bien accentuées par les bâtiments en aile qui les continuent.

Ces bâtiments sont précédés d’un saut de loup servant à éclairer les services situés au sous-sol. Ils se terminent chacun par un pavillon à trois étages percé de fenêtres flanquées de niches abritant des statues. Des amortissements et une lucarne en pierre se détachent sur le fond coloré du toit à la Mansart.

Lesdits pavillons sont reliés à l’avant-corps central par des bâtiments de moindre importance, décorés de pilastres d’ordre ionique, à rez-de-chaussée et de colonnes corinthiennes, au premier étage, sur lesquelles l’entablement ressaute pour supporter des statues personnifiant les villes de France. Des lucarnes, alternativement en pierre et en plomb, éclairent les services placés dans le comble.

FAÇADE SUR LA PLACE DE L’ H 0 T E L - D E - V I L L E

BAILLY (Jean-Sylvain)

Page 1