AVOCAT. — JURISCONSULTE
STATUE DE M. L.-E. LONGEPIED
FAÇADE SUR LA PLACE DE l’HÔTEL-DE-VILLE
Pavillon d’angle (côté gauche). — Rez-de-chaussée.
PIGALLE (Jean-Baptiste)
SCULPTEUR
Jean-Baptiste Pigalle naquit à Paris le 26 janvier 171Zi, rue d’Argenteuil. Son père, qui était maître menuisier, entrepreneur des bâtiments du roi, le mit, dès Pâge de huit ans, chez son frère, Pierre Pigalle, qui était peintre, et qui lui donna les premières leçons.
Pigalle ne montra tout d’abord aucune disposition pour le dessin; mais comme il manifestait quelque goût à modeler, il fut mis sous la direction d’un sculpteur fort estimé alors, et d’ailleurs voisin de ses parents, Robert Le Lorrain, qu’il quitta plus tard pour travailler chez Lemoine.
Comme il ne semblait doué d’aucune facilité, ses parents conclurent qu’il n’aurait jamais de talent et se seraient décidés à lui faire apprendre un métier, s’il ne s’était obstiné à étudier un art vers lequel il se sentait entraîné par un penchant impérieux.
Le jeune artiste tenta de concourir pour le grand prix de l’Académie; mais ce fut sans succès. Honteux et presque découragé, il conçut l’idée d’un voyage en Italie et partit à pied, avec un compagnon de la même infortune, sans savoir comment il subsisterait; il trouva dans l’amitié d’un camarade, le fils du statuaire Coustouj de quoi suppléer à son indigence. Pendant trois ans, qu’il passa en Italie, il se livra à de sérieuses études.
En revenant en France (17hl), Pigalle fut retenu à Lyon par différents travaux. Toujours laborieux et enthousiaste de son art, il travaillait, sans discontinuer, depuis cinq heures du matin jusqu’à onze heures du soir.
De retour à Paris, il exposa au Salon de 17Zi2 le modèle de son Mercure attachant ses talo7inières ; on raconte que, lorsqu'il eut terminé cette œuvre charmante, Pigalle s’empressa de la faire voir à son maître, qui lui dit, après l’avoir examinée : « Mon ami, je voudrais l’avoir faite. »
Pigalle présenta cette figure à l’Académie, qui lui en commanda l’exécution en marbre; ce qui lui valut, en 17M, sa réception à l’Académie dont il devint le chancelier.
Les travaux continuels auxquels Pigalle s’était livré jusqu’alors l’avaient fait connaître; il devenait déjà illustre dans son art, mais il restait dans la gêne. de Pompadour l’en tira, en lui commandant d’aborJ une figure en pied qui était un portrait d’ellemême, une autre qui représentait le et le groupe bien connu
r Amour et V Amitié. Dès ce moment, Pigalle ne connut plus le besoin et put recueillir le fruit de ses longs travaux. Le roi lui ordonna d’exécuter son Mercure en grand et de lui faire, pour pendant, une Vénus que l’on trouva fort belle. Ces deux statues furent envoyées en présent au roi de Prusse en 17à8.
Le tombeau du maréchal de Saxe, qu’il exécuta pour Féglise Saint-Thomas de Strasbourg, est un chef-d’œuvre. Le Louvre possède, dans la salle Coustou, une reproduction en plomb du Mercure, qui figurait antérieurement au jardin du Luxembourg.
Pigalle copia la nature avec une grande finesse; mais on lui a reproché, surtout dans ses derniers ouvrages, de sentir et d’aimer plus le vrai que le beau. Sa statue de Voltaire, placée à la Bibliothèque de l’Institut, est belle assurément; mais on peut trouver singulière l’idée qu’a eue l’artiste de faire une académie du vieux philosophe dont la maigreur fut proverbiale.
Il mourut le 20 août 1785, à l’âge de soixante et onze ans.
PIGALLE (Jean-Baptiste)
SCULPTEUn
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STATUE DE M. Pierre LOISON
FAÇADE SUR LA PLAGE DE L ’ H Ô T E L - D E - V 1 L L E
Pavillon d’angle (côté gauche). — Rez-de-chaussée (en retour).
D’ALEMBERT (Jean le Rond, dit)