‹ Les statues de l'Hotel de villeChapitre 90 sur 142 · Partie latérale de droite. — Pavillon nord. — Rez-de-chaussée · texte numérisé non relu

Partie latérale de droite. — Pavillon nord. — Rez-de-chaussée

LANGRET (Nicolas)

PEINTRE

Nicolas Lancrel naquit à Paris le 22 janvier 1690. Destiné dès son jeune âge à la profession de graveur en creux, il reçut de son frère aîné, qui était maître graveur, les premières leçons de dessin pour lequel il manifesta de rares aptitudes.

11 obtint alors de ses parents d’abandonner son métier de graveur pour la peinture. H entra d’abord à l’atelier de Pierre Dulin, professeur de l’Académie, puis prit pour maître le peintre Gillot dont Watteau était l’élève. Celui-ci se lia avec Lancret et lui conseilla de quitter l’atelier, de ne plus prendre pour guide que la nature, de dessiner des vues de paysages aux environs de Paris, et d’inventer des compositions où il pourrait se servir de ses études.

Lancret suivit ce conseil, et les deux tableaux qu’il exécuta reçurent l’approbation de Watteau, ainsi que de l’Académie, qui l’admit au nombre de ses agréés.

Encouragé par ces premiers succès, Lancret redoubla de zèle et fit des progrès si surprenants que, dans une exposition publique, place Dauphine, deux de ses toiles furent attribuées à Watteau.

Ce succès, qui commença la réputation de Lancret, brouilla pour toujours les deux artistes.

Reçu à l’Académie le 2â mars 1719, Nicolas Lancret fut nommé conseiller le2â mars 1735. Dès lors, sa vie fut entièrement absorbée par la pratique de son art.

Dans ses promenades à la campagne, il faisait des croquis de tout ce qui le frappait. Cet habile artiste a peint un nombre considérable de tableaux de genre, des noces de villages, des bals, des foires; il a fait aussi quelques portraits de contemporains et des compositions historiques. Le Louvre possède de lui six toiles charmantes : les Quatre Saisons, les Tourterelles et le Nid d'oiseaux.

D’une grande intégrité, Lancret n’était pas homme à se laisser séduire par l’appât du gain quand les moyens qu’on lui offrait pour gagner de l’argent ne lui semblaient pas honorables.

Un marchand de tableaux lui oH'rit un jour de se l’attacher, moyennant un traitement annuel assez élevé, pour la retouche des tableaux de prix qui auraient besoin d’être « remaniés» en vue de la vente. Lancret refusa cette offre en disant: «J’aime mieux courir le risque de faire de mauvais tableaux que d’en gâter de bons. »

Il connaissait, pour les avoir souvent visitées, toutes les grandes collections de l’époque, et il y avait étudié avec soin la manière de tous les maîtres qui s’y trouvaient représentés par des œuvres intéressantes; aussi avait-il la réputation d’un expert éclairé dont le coup d’œil est infaillible.

Un jour, un amateur voulut l’éprouver en lui montrant, dans le cadre où il avait déjà vu l’original, une copie d’un tableau de Rembrandt représentant la Vierge et Tenfant Jésus. Lancret, à peine devant la toile, s’écria : « Ce n’est pas là l’original que j’ai vu ici plusieurs fois. »

Et comme on lui demandait sur quoi il basait son assertion, le peintre fit remarquer quelques fausses touches sur les bras de la Vierge; l’original qu’on apporta confirma son jugement.

Lancret a joui de son vivant d'une grande réputation et les plus habiles graveurs de l’époque ont reproduit ses œuvres.

H mourut à Paris, le IZi septembre 17Zi3, d’une fluxion de poitrine.

LANCRET (Nicolas)

PEINTRE

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STATUE DE M. François TRÜPHEME

FAÇADE SUR LA RUE LOBAU

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