‹ Les statues de ParisChapitre 18 sur 51 · VOLTAIRE, DE HOUDON · texte numérisé non relu

VOLTAIRE, DE HOUDON

VOLTAIRE

saient mourir de plaisir. L’événement confirma cette exclamation : il mourut en effet à la suite de son triomphe. La Révolution, quelques années plus tard, adopta sa mémoire, et la Convention décréta que les cendres de ce grand homme auraient les honneurs du Panthéon. C’est là qu’elles reposent depuis lors, et l’on peut voir au-dessus de la pierre sépulcrale, à travers les pâles reflets d’une lumière souterraine, revivre dans le buste si expressif de Houdon cette saisissante physionomie du penseur et du philosophe. L’impression qu’on ressent dans* le caveau devant ce buste étonnant de vie est de celles qu’on ne peut oublier.

En plus des trois statues officielles, une des salles de la Bibliothèque nationale conserve le cœur de Voltaire ; enfin un quai et une place portent son nom. A sa mort on avait écrit ces vers :

O Parnasse! frémis de douleur et d’effroi.

Brisez, Muses, brisez vos lyres immortelles,

Toi, dont il fatigua les cent voix et les ailes.

Dis que Voltaire est mort, pleure, et repose-toi!

L’ABBÉ DE L’ÉPÉE

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