‹ Les statues de ParisChapitre 33 sur 51 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

NAPOLÉON 1er

à la demande d’un prince, tantôt à la demande d’un général, d’un colonel, etc. ; ce qui devenait extrêmement fatigant et nous fai sait perdre un temps assez considérable. Après une scène fort vive que j’eus à ce sujet avec le général Lannes, qui voulait être sur le premier plan du bas-relief, quoique rien dans le programme ne l’indiquât, il me vint en pensée de faire arrêter les compositions, qui devaient être exécutées, par l’empereur. Je communiquai mon projet hM. Denon, qui l’adopta et qui, effectivement, porta un jour à Napoléon une quantité considérable de ces dessins, sur lesquels il fit apposer la griffe du lion , ce qui mit fin à des sollicitations qu’il devenait fort difficile d’éluder. »

Bergeret s’adjoignit, pour l’aider dans cet important travail, Bosio, Delaistre, et Bartolini qui commençait alors sa réputation de sculpteur. D’autres, parmi lesquels Beauvallet, Bridan fils, Deseine , Dumont, Gois fils, Petitot, Taunay, exécutèrent les dessins de Bergeret. Denon, dont le coup d’œil voyait grand et pour qui la théorie des arts n’avait pas de secrets, s’acquitta de la tâche de mener la direction de ce monument à la satisfaction générale.

Le piédestal réunit dans sa décoration des armures, des enseignes, des machines de guerre, des costumes russes et autrichiens fort bien ajustés, et, sur la porte de l’escalier, deux Victoires qui tiennent une table où se lit cette inscription :

NAPOLÉON 1er

NAPOLIO . IMP. AUG.

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