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2. Conze, AU. GrabrelieJ's. I. p. i\. Notice du nn 79. Cf. Wriekrr. Der Srelenvngcl. p. 1 - .0 . 11“ m Cf. la stèle de Xénostrate. AU. G rab reliefs. 11» 1666, pl. CCCL\ , celle d’ilédislé Plathané, ibitl., n° 898, pl. CLW III. celle d’Aristion d’Athènes, ibitl. . n° io35, pl. CG VII, et celle de Téleklès, à Dresde, Prou, Arch. Jnhrb.. \ Vil, 1902. Arch. Anzeigcr, p. i 10. nn 3.

3. Mort, inediü deW Inst, arch., 1. pl. XLI\ A-B.Ch. Lcnormant, Annali. i83:«, p. fti cl suiv. Wclckcr, Kleine Schriflen. III, p. 188. pl. I. Expédition de Morée. III, 22. Les hypothèses erronées sur la signification de celle statuette ont été réfutées par Heydemann, Pariscr Antiken, p. 2,'!. Cf. Milchhoefer, 1 /lien. Millheil., IV, 18-9, p. 66. S. Reinach, Répert. slat.. Jl2 3, p. 682, n° 2.

LES STATUES FUNERAIRES DU Ve ET DU IV° SIÈCLE

Fig. i3i. Sarcophage des Pleureuses. Face nord (Constantinople, Musée impérial ottoman).

Nous ne pouvons passer sous silence un monument bien connu où les pleureuses apparaissent à la fois comme des images de deuil et comme les gardiennes du tombeau. Nous voulons parler du Sarcophage des Pleureuses, découvert dans la nécropole royale de Sidon, et conservé au Musée impérial ottoman de Constantinople 1 (tig. i3i et 102). Il serait superllu de le décrire ici en détail. On sait nue. suivant b hypothèse la plus vraisemblable, c’est pour un roi phénicien de Sidon, Straton I. que fut sculpté, vers 070. ce somptueux sarcophage dont la cuve représente un temple-tombeau, avec sa colonnade ionique. Il n \ a pas d’œuvre grecque où la tristesse recueillie, et connue contenue, soit traduite avec plus de variété, avec de plus lines nuances. Les douze figures

poignante expression de douleur; la main gauche est posée sur la poitrine; la droite est ramenée vers la tête pour saisir la chevelure dénouée. Dans cette ligure toute secondaire, qui appartenait au couronnement cl un tombeau monumental, le sculpteur a su traduire un sentiment d une rare intensité.

Ilamdy Key et Théodore Roittach, La Nécropole royale de Sidon , p. 238-271, pl. ^-\l.

LE IVe SIÈCLE. — LES FIGURES ACCESSOIRES

de femmes sculptées eu haut relie! dans les entrecolonnements évoquent 1 idée de véritables statues. Chacune d’elles représente comme une expression mdivi-

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duel le de la douleur. Mais cette douleur 11c se mamleste pas par des mouvements violents. Quels que soient les attitudes et les gestes, ils sont réglés par un rythme mesuré et harmonieux. Voici d’abord les figures debout. L une

LES STATUES FUNÉRAIRES DU V* ET DU IVe SIÈCLE

d’elles, droite, immobile, un bras ployé, effleure du bout des doigts le bord de son himation qui forme voile. Ce type, nous le connaissons déjà par une statue funéraire du Louvre1 2 3 ; c’est dans la nécropole du Céramique d’Athènes que l’artiste a trouvé son modèle. Il lui a suffi d intervertir la pose, d incliner la tête et de la faire soutenir par la main droite pour obtenir, dans une autre ligure, une variante du même thème, avec une note plus accentuée. Une autre encore se présente de profil. Ailleurs, les gestes prennent plus de précision. Celle-ci, la main posée sur la poitrine, semble comprimer les battements de son cœur; celle-là ramène vers son visage 1 étoile de son manteau, comme pour essuyer scs larmes. Même variété d attitude dans les pleureuses assises sur la balustrade qui réunit les colonnes ioniques. Une de ces dernières, les mains croisées, la tête inclinée, paraît accablée. D autres sont comme perdues dans un rêve mélancolique, tandis que leurs compagnes, avec une attitude lassée, s’accoudent sur un tympanon.

Que représentent au juste ces femmes, dont la parenté artistique avec les matrones du Céramique 11a pas besoin d’être longuement démontrée ? Faut-il, comme l’a proposé M. Th. Reinach. y voir non point proprement des pleureuses, « des femmes de condition servile et de vie équivoque », des professionnelles du deuil, mais des créations abstraites, idéales, impersonnelles, des « Muses rêveuses », sinon les parentes du mort qui repose dans le sarcophage CCI levons-nous au contraire nous souvenir du texte de Théopompe, suivant lequel Straton menait à Sidon une vie de luxe et de mollesse, entouré de courtisanes, de danseuses et de musiciennes venues de I Ionie et du Péloponnèse ? Et dans ce cas 1 artiste n’a-t-il pas tout simplement représenté le harem du roi défunt ' i* Au risque de tomber dans une interprétation réaliste, je me rallierai volontiers à cette seconde hypothèse. La présence des deux pleureuses au tympanon est en effet significative ; elles ont pour mission de rythmer le chant funèbre suivant un usage phénicien dont on retrouve d autres souvenirs, témoin les figures de pleureuses au tympanon, modelées en terre cuite, qu’ont livrées les tombeaux puniques de Carthage. Mais les femmes éplorées du sarcophage de Sidon ne sont point des pleureuses à gage. Leur douleur ne s’exhale point en lamentations de commande; elle a un caractère

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