LE TOMBEAU EN FORME D’HÉRÔON
L'/icrôon. Pour l'étude du type hellénistique de 1 hérôon ou temple-tombeau, les stèles d’Asie Mineure sont particulièrement instructives 4 . Traitées
1. Voiries textes épigraphiques recueillis par Deneken, Lcxikon de Roscher, art. Héros, p. 2248-2261 . Cf. les inscriptions d’Xmorgos, [user. <jrnec. insul., XII (Delamarre), nos 471, 473, et suiv. n°5o2.
2. Pour les héroïsations par des particuliers, voir [user. graec . insul., III, n° 856 et suiv., n° 900 et suivants.
3. Cf. Holwerda, Die attischen Graeber der Blülhezeit, p. i32.
4. Nous renvoyons à l’étude très complète de Pfuhl, Dos Beiwcrk auf den ostgriechischen Grabreliefs, Arch. Jahrbuch, XX, 1906, p. 47-96 et 1 3 A — 1 15 5 . Cf. Dictionn. des Antiquités, art. Sépulture (Catien).
IÆ CULTE DES MORTS
dans un style pittoresque, très semblable ; ces sculptures nous mettent sous les yeux l’image des monuments funéraires qui peuplaient les nécropoles de la Grèce asiatique, image conventionnelle, sans doute, mais composée à I aide d’éléments empruntés à la réalité. Dans les stèles qui représentent le banquet funèbre, on voit souvent le mur d’enceinte d'un petit téménos, qui supporte des ollrandes, et au-dessus duquel pointent des têtes de cyprès1 2 3. C’est dans cet enclos qu’est érigé 1 hérôon. l)c nombreuses stèles nous en montrent la façade, bien reconnaissable à son caractère architectural.
Un socle sert de base à deux pilastres ou à deux colonnes corinthiennes qui figurent assez exactement la façade d’un pronaos-, pilastres et colonnes encadrent une niche, et supportent un entablement dorique ou ionique, composé d’une architrave et d’un large bandeau décoré de rosaces et de couronnes. Dans le fronton s’inscrit un ornement en forme de boucher J. Que les sculpteurs de stèles reproduisent la façade d’un hérôon. on n hésitera pas à I admettre. Sur une stèle d Erythrées, on voit en effet dans le fond de la niche, entre des colonnes corinthiennes, 1 encadrement d une porte1.
Ce qui doit surtout retenir notre attention, en raison du sujet spécial qui
celui des bas-reliefs votifs d Athènes,
Fig. i 7 i . — Stèle funéraire provenant de Smyrne (Musée de Berlin).
nous occupe, c’est I image du mort