Arch. Jalirb.. XX, igoo, pl. 5, 0, fig. i
3. Stèle de Munich, provenant d Erythrées. Arch. Jahrb., lac. cil., pl. li. n0 •>,. cl p. 77. n" 1 1.
a7a L’ÉPOQUE HELLÉNISTIQUE ET GRÉCO-ROMAINE
placée entre les piliers ou les colonnes. Elle n’est plus, comme dans les stèles attiques du v1' ou du iv° siècle, vue de profil ou de trois quarts, avec la liberté qu’autorise la composition d’un bas-relief. Dans la règle, elle est vue de lace. D’autre part, le type et l’attitude sont manifestement ceux de statues en ronde bosse'. Nous citerons comme exemple une stèle de Smyrne conservée au Musée de Berlin, où l’effigie de la morte se détache sur le fond en un vigoureux relief 2 (fig. 171). Dans les types féminins, on retrouve souvent le souvenir des femmes drapées, écartant d une main leur voile de deuil . que nous connaissons par les statues tombales du iv' siècle . C est à coup sûr d’un type statuaire que dérive la ligure d’une stèle conservée à Richmond4. Le personnage qui pose sur sa tête une couronne, et donl le vêtement aux plis savamment disposés est traité avec I art le plus sûr. évoque 1 idée d une statue conçue dans le meilleur style hellénistique; 1 invention d un tel motif dépasse certainement T effort dont est capable un simple marbrier. Isolées des autres personnages accesssoires, souvent sculptées avec un relief très accusé, ces figures, debout dans leur cadre architectural, font penser à îles statues < le défunts qui seraient érigées dans le pronaos de 1 hérôon.
On voit encore, à 1 intérieur du temple-tombeau, des piliers rectangulaires dont le sommet atteint le niveau delà tête des personnages debout. A lui seul, le pilier constitue un véritable monument funéraire. Très répandue dans les nécropoles d’Asie Mineure, cette forme de commémoration paraît avoir une origine asialiq ne. D habitude, le pilier supporte un objet qui en lorme le couronnement et qui en est Yépithème, coffret, corbeille, urne ou lécythe. Quelquefois Yépi- Ihème est une petite statue, tantôt un sphinx ", tantôt une de ces Sirènes musiciennes ou pleureuses dont nous avons plus haut étudié le type1’. Enfin on voit fréquemment, soit à I entrée, soit à l’intérieur de 1 hérôon, un liermès qui est aussi un monument funéraire. Dans une stèle hellénistique du Louvre provenant de Sm\ rue, un hennés, terminé par une tête barbue de sttle archaïsant, se dresse au fond de l édicule, tandis que sur le devant, une base rappelant par
1. M. Corne avait déjà très justement signalé le caractère statuaire de ces effigies. Sitzuncjsber. der berlin. Akademie, XXVII, i884, p. C>2 3 . La démonstration a été reprise par Pfuhl, art. cité, Arch. Jahrb., XX, 1905, p. 66 et suivantes.
а. Kekulé, G rie ch. Skulptur, p. 298. Beschreib. der ant. Skulpl ., n° 767.
Arch. Jahrbuch, ibid., p. 54, fig- 8.