Arch. Jahrb., ibid., p. 55, fig. I0<z, n
5. Arch. .Jahrb., ibid., p. 5i, n° 5. Stèle de Philadelphie, au Louvre.
б. Arch. Jahrb., ibid., p. 5o, nos 1-4.
Phol . Giraudon.
Fig. 172.
Stèle funéraire provenant de Smyrne (Musée du
.ouvre).
sa forme celle cl une slatue. supporte 1 effigie en haut relief d’un enfant ; celui-ci, assis sur le sol, est lort occupé à défendre contre les entreprises d’un coq les fruits cpi il tient dans ses mains1 (tig. 172). On trouve donc ici réunis à la fois Thermes funéraire et une de ces figures d’enfant, traitées comme un sujet de genre, dont les statues du iv‘ siècle nous ont fait connaître des exemples.
La composition des tableaux sculptés en relief sur les stèles d’Asie Mineure admettant une grande part de convention, il faut les interpréter pour restituer Ihérôon, avec sa façade architecturale, son pronaos, sa chambre funéraire dont les parois sont décorées de corniches sur lesquelles on pose les objets d’offrande. Mais les fouilles nous permettent de prendre une idée précise de ces templestombeaux. A Théra, M. Miller von Gaertringen en a découvert plusieurs. Le plus complet a été dégagé près de 1 église de l’Evangélismos 2. Il comprend un portique à quatre colonnes de façade, précédant un pronaos derrière lequel s ouvre une double cella. Des chambres funéraires, au nombre de trois, sont creusées dans le sol. Au même type appartiennent deux autres tombeaux, situés Lun dans la région de l’Echendra, T autre au sud de la Sellada3. A Milet, les fouilles allemandes ont mis au jour un hérôon de type dorique, mesurant 54 mètres de largeur, et dont I intérieur est divisé en deuxcellas. L’entrée s ouvre sur la façade entre deux demi-colonnes ; les trois autres côtés sont entourés chacun de six colonnes appuyées contre le mur extérieur 4 5 . Au vrai, les templestombeaux hellénistiques nous offrent, avec des dimensions plus réduites, un I x pe d’édifice funéraire que nous connaissons déjà grâce au monument des Néréides et au Mausolée d Halicarnasse. On en constate la survivance en Asie Mineure à l’époque romaine, témoin les temples-tombeaux de Termessos en Pisidie '. Ce sont tantôt des édicules en forme de temples ouverts sur les quatre côtés et dont le toit abrite le sarcophage, tantôt des chapelles en forme de temple prostxle. Des tombeaux de cette nature étaient certainement aménagés pour recevoir des statues. Les textes épigraphiques en font foi. Un hérôon a été construit à Termessos par une femme, Tib. Cl. Pénkleia, pour la sépul-
1. Arch. Jahrb., XX, igo5, p. 78, n° 17, pl. 5. Phot. Giraudon, 2043.
2. Miller von Gaertringen, Thera, 11, p. a4o et suivantes, fig. 43o-438 (Dragendorff).