‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 176 sur 212 · OO · texte numérisé non relu

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estampés dont les nécropoles béotiennes ont livré de nombreux exemplaires. Ces derniers représentent une femme, la tête couverte d’un voile, les mains ramenées vers la poitrine, le visage empreint de la grâce sévère de l’archaïsme. Dans une pénétrante étude. M. Ileuzey a démontré que ces bustes, représentant la déesse Déméter. étaient appliqués contre les parois du tombeau, et qu’ils remplissaient, dans l'ombre de la sépulture, comme une bienveillante mission de protection funéraire. « Le mort, parmi les objets dont il était muni dans sa nouvelle demeure, avait avec lui ses dieux placés là pour protéger ce qui restait de lui, comme aussi pour acquitter la dette des vivants envers les puissances des régions infernales1. » Si I on songeait à proposer la même explication pour les ligures de marbre, les objections ne manqueraient pas. Leur rôle est tout différent de celui des masques estampés. Ceux-ci font partie du mobilier de la tombe, et échappent aux regards des survivants; celles-là sont au contraire des monuments de commémoration, et rappellent le souvenir du mort. D’autre part, les demi-statues représentant parfois des jeunes gens en tunique et en manteau 2, il est assez difficile d interpréter ces images comme celles de divinités funéraires. On doit donc renoncer à reconnaître ici des types de divinités protectrices des tombeaux. En réalité, ces demi-statues dérivent simplement de la statue ; elles en sont comme I abrégé, et d ne faut chercher «pie dans les traditions artistiques des pays où elles ont été en usage les raisons qui ont mis en faveur ce genre d’effi oies tombales.

Ni les demi-statues de Tliéra m celles des autres régions 11e sont à proprement parler des portraits : elles gardent le caractère impersonnel qui est le trait dominant de la sculpture funéraire en Crèce. Pourtant, au début de l’époque impériale, sinon même plus tôt, on voit poindre une tendance nouvelle. Le réalisme revendique scs droits, et le même courant qui dirige vers la recherche de la ressemblance la sculpture iconique romaine, entraîne aussi la statuaire tombale. Nous avons déjà cité les têtes provenant de statues lunéraires trouvées à Alexandrie dans la nécropole de Ivôm-ech-Chogàla. ces elligies où la physionomie propre des défunts est traduite avec tant de vérité. On trouve des exern- | îles analogues à Athènes, témoin les deux têtes du Musée de Berlin, (pu sont

1 . Ileuzey, Recherches sur les figures 'le femmes voilées dons Fort grec . Mon. grecs publiés pur l'Assor. des Eludes grecques, 1873, p. 22. Cf. E. Pottier. Les statuettes île terre cuite dans l'antiquité . p. (52-63.

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