‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 177 sur 212 · Le Louvre possède un exemplaire de ce type · texte numérisé non relu

Le Louvre possède un exemplaire de ce type

3o8 L’ÉPOQUE HELLÉNISTIQUE ET GRÉCO-ROMAINE

détachées de bustes en haut relief, et nous ont conservé très fidèlement les traits de deux époux'. Aux environs du ier siècle de notre ère, on voit se manifester en Asie Mineure les mêmes préoccupations. Un buste funéraire provenant de

Smyrne, acquis par le Musée du Cinquantenaire à Bruxelles, nous met sous les yeux l’image d une jeune femme2 (fig. 1 95) .

A n'en pas douter c’est un portrait. La forme du visage un peu large, les pommettes des joues bien accusées, la bouche aux coins tombants, le menton allongé et rond, tout cela compose un type très vivant et qui n’a rien de conventionnel.

Comment s’accomplit en Grèce cette évolution vers le réalisme ? A coup sûr, l’influence alexandrine n’y reste pas étrangère, et 1 influence romaine surtout contribue à l ’accentuer énergiquement. Mais il est possible de faire entrer en ligne de compte l’application d’un procédé purement technique, celui du moulage pris sur le visage après la mort. A ce point de vue, un monument appartenant au Musée de Bruxelles nous fournit un précieux renseignement. C’est un buste de jeune femme en terre cuite, à peu près grandeur nature, que tous les indices désignent comme provenant de Smyrne3 (fig. 196). A voir I appareillage évident qu’il ofire avec les demi-statues étudiées plus haut, on 11 hésite pas à y reconnaître un buste funéraire dont la place était dans la ruche d’un hérôon. Ce n’est pas d ailleurs

t. Beschr. livrant. Skulpt., n° 76O. Furtwaengler, Gollecl. Sabouroff, pl. XLYI.

Page 1