I. — LES n PE S DIVINS
Nous avons signalé, comme un des I rails essentiels du culte des morts à l'époque hellénistique, I importance croissante que prend I idée d héroïsation. Le mort, devenu héros, est élevé à une condition quasi-divine. De là à I identifier avec un dieu, à lui en donner les attributs, il n \ a pas loin, et telle est, en effet, l’évolution qui s’accomplit. Elle ne se manifeste pas avant Alexandre, et c’est seulement dans les inscriptions postérieures au début du ni" siècle qu’on en trouve la trace1 2. Aussi bien, c’est là une des conséquences de ce l’ail que nous avons déjà indiqué, à savoir 1 extension aux délunls de condition inovenne des honneurs jadis réservés aux ancêtres des familles aristocratiques. Les personnages illustres, les [innces grecs qm se sont partagé I empire d Alexandre, sont officiellement divinisés après leur mort. L ami du roi de Macédoine, lléphaistion. est honoré d un culte comme « dieu pareil re » d Iléjibaistos". Il est à peine besoin de rappeler la consécration des empereurs romains. Dès lors, pourquoi les morts béroïsés ne prendraient-ils [>as une jilace modeste dans cet Olympe des défunts.’ \ vrai dire, c est d abord sous le patronage d un dieu qu ils \ sont introduits par la piété des survivants. La sculjilure funéraire traduit celle idée en leur donnant les traits et les attributs de Dionvsos ou d Hermès. Même usage
1. X oir Deneken, Lexikon de Rosclier, I. p. ôSÿ et suiv. Roi i< I . • . 7i<- II . p > • • < > «-I suiv. I! von Schneider,
Wiener J ahreshe. fie, XIII. igo5, p. 29'} et suivantes.