‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 194 sur 212 · Pottier et S. Reinach, Myrina, p · texte numérisé non relu

Pottier et S. Reinach, Myrina, p

2. ITeuzey, Figurines ant. de terre cuite, pl. 52, n° i. Pottier, Les statuettes de terre cuite dans l antiquité ,

j. i3q, fig. 47- VV inter, ouvr. cité, II, p. 348, 1-7. Cf. à Myrina, Pottier et S. Reinach, Myrina, p. 385, fig. 47-

LES FIGURES ALLEGORIQUES

cations du génie de la Mort, Thanatos. En réalité les sculpteurs transforment facilement ces Eros en images de I lianatos. Les deux conceptions sont fort voisines, et le passage de l une à I autre se fait avec évidence dans un type souvent reproduit, qui doit être distingué de celui d Eros appuyé sur sa torche.

La Galerie des Candélabres, au Vatican, possède une statuette de travail médiocre, représentant un adolescent sans ailes, debout, la tète inclinée, tenant une torche abaissée au-dessus d un autel où brûle la flamme'. C’est le même geste et le même attribut qu il convient de restituer à une statue de tvpe identique, découverte sur I Esquihn, et transportée au Capitole, dans le Palais des Conservateurs "(fig. 212).

Si I on supprime la Ivre moderne, qui le transforme en Apollon, si 1 on replace dans la main droite, au

1 Fig. 2 1 1 . — Fros appuyé sur une torche. J erre cuite de

lieu du plectre, la [torche renversée la Cyrénaïque (Musée du Louvre).

dont I extrémité subsiste, et un arc

dans la main gauche, comme I indique le carquois attaché au tronc d arbre de soutien, la statue redevient ce qu elle (‘lait sans doute, un génie de la Mort, semblable au précédent. Les deux statues représentaient I lianatos, caractérisé par 1 absence d’ailes'1 2 3, tenant une torche abaissée au-dessus d un petit autel, non

1. Helbig, Fiihrcr. I-, n° 3gg. Gerhard, [ni. Bihlwerke, pi. 33, 2. S. Reinach, Répart, stat., H-, p. '|88, i . Sur les statues de ce type, voir 1" urtwaengler, Bulle tlino delV Inst.. 1877, p. ioi cl suiv. et Mcisterwcrkc . p. 5 \ o et. suivantes.

2. Helbig, Fiihrer. 1-, n° 586. Cf. Bulleltino délia commission e nrch. di Huma, V, 1877, p. 1 3 : > - 1 45, pi. \VI- XVII. Phot. Vlinari , 602g.

3. Les ailes manquent également dans une réplique de l’Iirmitage, à Saint-Pétersbourg. Kieseritzky, Sculpl. ont. de l'Ermitage (en russe), 110 353. S. Reinach, Répart, sial.. III, p. 1)?,. 10.

33/i L’ÉPOQUE HELLÉNISTIQUE ET GRÉCO -ROMAINE

Pliot Alinari.

F io. 212. — Statue d’Eros, restaurée en \pollon (Rome, Musée du Capitole).

point pour 1 éteindre, mais pour allumer le feu en vue du sacrilice funèbre offert au défunt, consacré comme un héros entrant dans l’immortalité.

A vrai dire, ce type n’a pas été créé pour figurer Thanatos. C’est en dépouillant de ses ailes une statue d’Eros, connue par de nombreuses copies, (jue les auteurs des deux marbres du Vatican et du Capitole en ont fait un génie de la Mort, un Thanatos suivant la formule romaine1. Le type original a servi de modèle dans une longue série de statues.

En tête se place un torse bien souvei 1 1 reproduit et commenté , celui de 1 Eros trouvé à Centocelle sur la voie Labicane, et conservé au \ atican dans la Galerie des statues2 (fig. 2i3).

Les traces îles ailes étant très apparentes aux épaules, c est bien le nom il Eros qui lui com lent . On complète aisément I attitude et les attributs de F original à I aide d une autre ré-

i. On sait que l’art grec représente Thanatos ailé, témoin la colonne sculptée d’Eplièse, où il figure armé d’une épée (A. -H. Smith, Calai, of Sculpt. Brilish Muséum, II, n° 1206).

a. Amelung, Sculpt. des Vatican. Mus., Il, n° a5o, p. 4o8. pl. 45 (avec la bibliographie complète).

LES FIGURES ALLÉGORIQUES

plique appartenant au Musée de Naples'. La main gauche tenait l’arc; pour la main droite, d est difficile de décider si elle restait vide, comme dans une réplique de Pawlowsk. en Russie1 2 3 4. ou si elle tenait une flèche. L Eros de Centocelle est donc une copie un peu froide, exécutée vers le ié siècle de notre ère, d après un original grec '. Il est très vraisemblable qu elle était destinée «à un tombeau L

Quant à I original. c’est certainement comme un Eros qu il

a été conçu, quelle date,

Mais a et par quel maître .' Furtwaengler a désigné comme le prototype de ces nombreuses répliques une œuvre célèbre de Praxitèle,

I Eros de I hespies. et cette Gl )o thèse a

si 3. — Eros. torse trouvé à Centocel

Phol. Vlînari.

Home, Musée du Aatican).

1. Guida del Museo nazionale ili Nupoli. p. Sp, n° 27I1. Furfwaongler, 1 leisterwerke, p. .Vio, fig. 100.

2. Stephani, Die Antikcnsammlunq :u Prnrlou'sk. Mémoires de VAend. de Siiinl-Pélershoiirf/ . WIII. 4.p. 8, n" (’>.

3. On ne saurait admettre avec \l. WoHers (Gipsnbijiisse. n° 1 .V - 8 ) que l'original dale du temps d'Hadrien. Cf. Amelung, Sculpl. îles Vatican. Mus.. Il, p.

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