‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 196 sur 212 · Alhei i. Mittheil, \l · texte numérisé non relu

Alhei i. Mittheil, \l

LES FIGURES ALLÉGORIQUES 3/Q

la destinée future en faisant figurer sur les stèles 1 image du dieu «lu Sommeil, |'m nios 1 2 .

La statuaire tombale a-l-elle suivi la même inspiration, et. suivant un procédé courant dans I art gréco-romain, des copistes onl-ils utilisé, pour décorer des sépu II ures, les types d llypnos créés par I arl de 1 épocpie classique? Certains indices permettent loul au moins de croire que la représentation du dieu du Sommeil a trouvé sa place parmi les figures allégoriques sculptées pour les tombeaux. Nous axons étudié plus haut un Ivpe dont nous avons reconnu le caractère funéraire, celui du prétendu 'Surfisse'1 . Une réplique de Carlsruhe le montre transformé en llypnos par I insertion, dans la chevelure, de courtes ailes d’oiseau dont I une est intacte3. Le grand nombre des copies connues nous a paru pistilier I hypothèse d une destination funéraire; cette particularité: de la réplique de Carlsruhe lui donne encore plus de force. Peut-être est-il permis de formuler une conjecture analogue au sujet d un type d llypnos créé, au tenqis de Praxitèle, par un maître al tique, et qui nous est conservé par une belle statue du Musée du Prado, à Madrid 4 5 (lig. 216). Il est superflu de décrire longuement une œuvre souvent étudiée, que des répliques nombreuses nous aident à restituer. "a uios, sous les traits il un jeune homme au visage empremt d une extrême douceur, les ailettes aux tempes, s avance d un pas large et régulier à la surface de la terre, tenant de la main gauche un pavot et de la droite la corne d’abondance d où il verse sur les hommes le suc bienfaisant qui endort leurs douleurs. L original de celle œuvre charmante, pojiulariséc par tant de petits bronzes, a-t-il été exécuté pour une statue de culte";' Nous 1 ignorons. Mais il est fort jiossible que I art gréco-romain lui ait donné une destination funéraire1'. Comment traduire, sous une forme j > I u s séduisante et 1 1 1 ii s poétique, une idée que réjiètenl à I eux 1 les auteurs des éjugrainmes gravées sur la pierre des tombeaux 1'

1. X atican. Cippe de Claudius Philétus. A reh. Ze.ilnntj. 1860, pl. i4c Louvre, Monument funéraire de Claudia Fabella, Froehner, Notice, n° 4<)ô- Cf. Klein, Praxitrlrs, p. 1 ,’i - .

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