Sculptured Tombs oj’ Hellas, Londres
5. W aldcmar Deonna, Les « Apollons archaïques », Genève, 1909.
PREFACE
VU
précis, permettant d’identifier des types statuaires. Ces exigences de méthode nous ont ainsi conduit éi reproduire, éi côté des statues, un certain nombre de stèles.
L objet de ce travail a été surtout de définir et de classer des types, de constituer des séries où d’autres monuments pourront prendre place, à mesure que se multiplieront les découvertes. Il ne m’a donc pas paru nécessaire d’entrer dans de longues descriptions, ni d’appliquer ci des œuvres relevant le plus souvent de la sculpture industrielle la critique minutieuse qui s'impose pour l’étude des œuvres de maîtrise. Pourtant, à certains égards, cette étude touche de très près à l’histoire de l'art. Ces statues tombales exécutées par des sculpteurs anonymes, qui furent parfois de simples marbriers, s’éclairent toujours d’un reflet du grand style. lien est d’ailleurs qui nous conservent des types créés pour d’autres destinations, et se prêtant, grâce à leur caractère indéterminé ou très général, à l'emploi qu'en ont fait les décorateurs de tombeaux. Nous savons d’autre part que les maîtres de premier rang ont exercé leur activité dans ce genre de production, et fourni ainsi les modèles dont l'influence s’est fait sentir jusque dans les plus humbles ateliers. En étudiant la statuaire des tombeaux, on peut suivre toutes les évolutions de l’art, et c'est comme un chapitre spécial de I histoire de la sculpture grecque que j’ai été amené à écrire.
J’ai cru devoir mettre sous les yeux du lecteur les types essentiels et caractéristiques, lui fussent-ils déjà familiers. Des concours obligeants mont permis de reproduire des mono ments moins connus ou inédits. Je remercie en particulier MM . Barracco, van Branteghem , et Wcirocqué, qui ont bien voulu m’autoriser à reproduire des marbres de leurs collections . Je ne saurais oublier que mes jeunes camarades de I Ecole française d Athènes m ont aidé à réunir les documents de l'illustration. Il me sera permis d’exprimer ma gratitude à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres qui, en accordant à l’éditeur une subvention sur la Fondation Eugène Biol, a bien voulu honorer ce livre de son patronage.
Paris, g novembre i g i o .