G. Robert, ouvr. cité, III, 1, pl. IA XI II, no
f\. S tais, Marbres et bronzes du Mus. nul., n° 1 4 < )7 ■
LES FIGURES COUCHEES
néraires est assez rare en Grèce. C esl dans la région de Sparte qu’on I a, jusqu ici. rencontré le plus lréquemment
Par un assez long détour, nous avons suivi l’évolution d un type qui, né en Grèce, au temps de l’archaïsme, v reparaît à l’époque impériale sous une forme statuaire. A I origine, il est étroitement lié à I idée d’héroïsation . Les
Pliot. Giraudou.
Fig. :jü8. — Sarcophage provenant de Salonique (Musée du Louvre).
morts sont presque des dieux. Connue des dieux, ds acceptent les ollVandes des survivants. Vssurément. au cours de l'évolution dont nous avons rapidement retracé 1 histoire, 1 idée première se modifie. De 1 antique conception, d ne surx il guère que 1 expression plastique. pour ainsi dire, dans ces elfigies de morts romains couchés sur le ht funèbre, tenant à la main des Ile ■iirs, des instruments de musique, ou des rouleaux de papyrus. Pourtant il reste quelque chose de la
i. Tod et \\ ace, Catal. of tho S par In Muséum, nos 5 1 b, 771. 771 a. 7 * ’> •'» , 760.
croyance à l’héroïsation, toujours si vivace dans la Grèce hellénistique et à Rome. Ces défunts vivent leur Me d outre-tombe, que charmeront encore les goûts et les plaisirs qui ont occupé leur existence terrestre. Le Romain au volumen fait songer aux statues funéraires grecques du m* et du u siècle. La dame romaine à la mandoline éveille le souvenir des femmes qui. sur les stèles grecques, se livrent à leurs distractions favorites, ou prêtent leurs soins à leur parure. En gardant la formule plastique du banquet, les sculpteurs auxquels sont dus ces couvercles-statues I ont modifiée pour la dépouiller de son caractère de généralité impersonnelle, et la traiter avec le réalisme le plus décidé. Mais en même temps qu ils s’attachent à rendre fidèlement la physionomie individuelle des défunts, ils continuent à leur donner I attitude traditionnelle des héros. Dans la quiétude de leur repos, ces défunts semblent déjà jouir de la félicité promise à ceux que la mort a élevés à une condition supérieure et presque divine.