‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 23 sur 212 · Kroker, Arch. Jahrb., I, 1886, p. io5-xo · texte numérisé non relu

Kroker, Arch. Jahrb., I, 1886, p. io5-xo

4- S. Reinach, Rev. arch., 1895, I, p. 367-3g4- Pottier, Catal. des vases ant. du Louvre, p. 226. Perrot, Hisl. de l’Art., Vil, p. 174-175. Cf. Furtwaengler, Arch. Zeitung, i884, p. i36.

5. On sait combien ce type est fréquent dans les figurines de terre cuite (Heuzey, Fig. ant. du Musée du Louvre, pl. IX, 4-5. Cf. Perrot, Ilist. de l’Art, III, p. 45o, fig. 32 1 ; p. 555, fig. 379). Le Louvre en possède

L’ORIGINE DES STATUES FUNÉRAIRES

Si l’on songe au rôle de protection funéraire que les Chypriotes attribuaient à ces images, ou ne s’étonnera pas de voir ce même type de divinité passer dans la décoration des sarcophages1. Il est probable que, sous l’influence des idées grecques, ce type a perdu graduellement son sens primitif, et que le caractère de divinité protectrice a pour ainsi dire passé au second plan, pour laisser seulement en évidence le rôle de pleureuses dévolu à ces figures.

Il est à remarquer que les tombes attiques de la période du Dipylon n’ont pas livré de figurines de terre cuite représentant des pleureuses. La raison en est sans doute que les tombes les plus riches, celles autour desquelles le deuil avait été mené avec le plus d apparat, étaient ornées de ces grands Arases qui formaient le 7 y} g. a èm Tuuéiov, et sur la panse desquels se déroulait la représentation de la prothésis et du cortège funèbre. Les pleureuses peintes sur les flancs du vase suffisaient à assurer la durée de la commémoration de deuil. Chose curieuse, on ne trouve guère le type de la pleureuse figuré plastiquement que sur une loutrophore du Musée de Berlin, postérieure à la fabrication du Dipylon, et rappelant, par la forme et le caractère oriental du décor, le style des vases de Vourva2 (fig. q). L anse, modelée en relief, représente une femme tenant les bras levés avec un geste de désolation. Les peintures n ayant aucun caractère funéraire, on comprend que I image de la pleureuse se soit insinuée dans I ornementation, sous la forme d une figure modelée. En réalité, le céramiste a eu recours à un procédé connu, et dont nous trouvons de nombreux exemples dans la céramique de Clivpre Il reste acquis néanmoins que les Vttiques ont utilisé,

un exemplaire en pierre calcaire qui peut être rapproché des statuettes de pleureuses (Perrot, ouvr. cité, p. 555, fig. 38o).

1. Ainsi dans le sarcophage d’Amathonte, où quatre figures analogues sont représentées sur un des petits côtés. Perrot, Hist. de l’Art. III, p. 6io, fig. 417.

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