Xoack, Athen. Mittheil.. XXXII, 1907, p. 5/17, fig
3. Gavvadias, Cotai., n° 71. Deonna, n° 3, fig. 4-6, p. i3o-i3i. Léchât, Sculpture altique, p. ni.
LA FIGURE HUMAINE
les plus anciennes statues de marbre exécutées en Attique, de 5yo à 55o. Nous n’avons point à nous attarder à 1 autre statue du Céramique, dont le style n’est guère plus avancé1. A la même époque devait appartenir une statue plus petite que nature, dont le Louvre possède des débris, la tête, une main, et un fragment de ïambe "
(fig. 29, 3o). « La tête, écrit M. Léchât, présente une très grande ressemblance avec celle clu Mnschnphore ; c’est le même crâne laissé lisse et la même bandelette serrant les cheveux, les mêmes tresses de cheveux en cordons de perles retombant de chaque côté sur les épaules. » En la publiant | avais émis l’hypothèse que la statue avait sans doute décoré un tombeau.
Telle est aussi l’opinion de M. I)eonna, qui la range dans la série des houroi funéraires. Si l’on tient compte de ses faibles dimensions, on admettra volontiers que celle effigie avait été placée sur une colonne, suivant un usage que nous ont fait connaître les monuments étudiés dans un chapitre précédent.
L influence ionienne était déjà prépondérante en Attique à la date où se place 1 exécution du kouros de \ olomandra . c’est-h-dire cnl rc 55o et 020 environ 3 (fig. .*1). Découverte à kalyvia-Kouvara. près de A,r olomandra. dans la Mésogée. la statue provient d une de ces anciennes nécropoles attiques dont les I oui Iles de Y ourva el de Vélanidczza nous ont déjà fait connaître des spécimens.
1. Cavvadias, Catal., n° 72. Deonna, n° 4, fig- 7-9, |>. i32.
2. \ oir notre article, Gazette arch., 1887, p. 88 et suiv., pl. XI. Deonna, 11" 2 H. p. 1 4 . > . Léchai, Sculpture attique. p. r 1 2, fig. 4 ■
3. Cavvadias, Calai., n" 1906, et ’Esorjp.. àpy., 1902, pl. 3-4, p. 43. Deonna, 11" 5, fig. 10-12, p. i33, 1 .'i 4 - Léchât, Sculpture attique, p. 2 5 4- Perrot, llisl. de l’Art. A III, p. 4oo-4<>2, fig- 189-190.
Fig. 3o. — Fragments d’une statue de kouros (Musée du Louvre-).
LES TYPES DE L’ART ARCHAÏQUE
Son caractère funéraire est ainsi hors de doute. Plus récente que les torses du Céramique, elle trahit clairement, par la sveltesse des proportions et la finesse de la taille, l’action des modèles ioniens, en même temps qu elle conserve, par la carrure des épaules et la solidité de la structure, quelques-uns des traits de 1 ancien art attique. La coiffure présente des particularités singulières, comme si le sculpteur avait cherché a y introduire des raffinements inédits. « Sur le front, douze mèches courtes, larges et plates, se dressent et se rabattent en arrière contre un bandeau lisse ; chacune de ces mèches, creusée de trois sillons ondulés, se rejoignant à la pointe, a 1 aspect d’une petite flamme1 ». Le kouros de Yolomandra prend ainsi, dans la série de ses congénères, une physionomie très individuelle. Mais il n’v a aucune raison d’y voir l’œuvre d’un Ionien, malgré sa parenté avec certains « Apollons » insulaires, comme celui de Mélos2. Destinée à orner la sépulture de famille de quelque riche propriétaire campagnard de la Mésogée, la statue est I œuvre d'un sculpteur attique qui connaît les modèles ioniens, et s’en inspire sans les copier servilement.
Telles sont les statues attiques auxquelles, en raison du heu de provenance, il est permis de reconnaître un caractère funéraire. Peut-être s’en trouve-t-il d autres parmi celles qui sont
Phot. Alinari.
’io. 3i. — Statue funéraire de kouros trouvée à Volomandra. \ tti que. II. totale i nl ,79 (Musée national d’Athènes).