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4- Pausanias, I. 23, 1. Athénée, XVII, 5g6. Plutarque, de Garrulitole, 8. Polyen, Slratag., VIII, 45. Pline, Nat. Hist., XXXIV, 72.
LES TYPES DE L’ART ARCHAÏQUE
racontaient qu’elle avait été consacrée en I honneur de Léæna. la maîtresse d ’ Aristogiton , qui s’était coupé la langue avec les dents, plutôt que de révéler les noms des meurtriers d Hipparque. Il est fort possible que la langue de la statue de bronze, usée sous les doigts des touristes, fût en elle! peu visible1 2 3 4. Mais d n y a pas de raison sérieuse d’accepter la légende, et de voir dans ce monument un hommage rendu à la courtisane. C’était sans doute un e\-\oto public, et comme la contre-partie du groupe des Tyrannoctones qui se trouvait à I Agora \ Quoi qu’il en soit, nous voyons dès la lm du vT siècle le type du bon prendre une nouvelle acception, celle d’un emblème qui glorifie le courage. C est ainsi que, d’après le témoignage d Hérodote, la tombe de Léomdas, auv The r mopy les, était surmontée d un bon de marbre *. Une épigramme attribuée à Snnomde fait parler la statue. « .Je suis le plus courageux des animaux, et -celui-là était le plus courageux des mortels que je garde aujourd liui. lion de marbre posé sur ce tombeau ' ». Il n’est point sûr qu elle soit de Snnomde, ni même qu elle ait jamais été gravée sur la tombe de Léomdas ’. Elle traduit tout au moins le sentiment avec lequel, à l’époque classique, 1 image du bon sera choisie pour décorer la sépulture des braves tués à I ennemi.
Les mol i ts sv ml lohques que nous venons de passer en revue auront, dans la suite, des fortunes diverses. Nous trouverons I occasion de mentionner des lions funéraires rappelant de glorieux épisodes de I histoire grecque. Mais les sphinx et les Sirènes, dépouillés de leur caractère primitif, devenus de simples ligures accessoires, subiront parfois une sorte de loi de recul, et seront relégués dans le décor de la stèle. A mesure que l’art fera la conquête de nouveaux moyens d’expression, la statuaire des tombeaux tournera son intérêt vers la ligure humaine qui cessera bientôt d être, comme au vY siècle, une formule générale, sans attribution précise. Elle pourra prêter moins d attention au symbolisme primitif, quand elle saura, grâce à I étude des gestes, des attitudes, des jeux de physionomie, créer de véritables effigies funéraires, soit qu elle consacre le souvenir des défunts, soit qu elle traduise la douleur des survivants, et prolonge autour du tombeau I écho de leurs lamentations.