Polvbe, VIII, 3o
LES STATUES FUNERAIRES DU Ve ET DU IV SIÈCLE
ii oui pas encore permis de restituer avec une entière certitude I architecture des tombeaux tarentins ; toutefois. les peintures des vases apuhens nous en ont conservé I image pour la fin du v' siècle et la première moitié du ivel.
Sur les grands vases funéraires qu’ont 1 1 \ rés en abondance les nécropoles apuhennes, la forme habituelle du tombeau est celle de lhérôon ou de l’édicule1 2. Le type le plus simple est représenté par un édicule à trois côtés, surmonté <1 une corniche3 4 5 * 7 8. Souvent, contre les antes des parois latérales s'appliquent des pilastres en forme de colonnes ioniques, supportant une architrave ornée de tnglvphes el un fronton dont le tympan est décoré de motifs variés, tètes de Gorgone, phiales on rosettes Ailleurs encore, les deux colonnes ioniques. détachées de l édicule, forment comme un portique qui soutient 1 entablement et le fronton . Dans certains cas. I entablement porte sur quatre colonnes complètement dégagées, et le tombeau prend 1 aspect d’une sorte de petit temple (fig. 5~). Quelquefois la décoration de 1 hérôon comportait une Irise sculptée. Le Musée de Berlin possède une série de reliefs en pierre calcaire, dont les contours sont ajourés comme dans les figures de la Irise de l’Erechthéion. Ces reliefs, personnages en costume phrygien, guerrier combattant, griffon au corps engagé dans un bouquet de feuillage d’acanthe, ont été trouvés à Tarente ; on les restitue sans peine au fronton ou à la Irise d un tombeau dont plusieurs fragments architecturaux ont été également retrouvés
A l’intérieur de I hérôon, les peintures de vases montrent des personnages tantôt isolés, tantôt accompagnés de figures accessoires . Femmes debout, appuvées contre un pilier ou sur un vase funéraire analogue aux loutrophores attiques, el tenant un miroir, un oiseau, ou un coffret à bijoux ; femmes assises, recevanl le coffret des mains d une suivante s: personnages assis, tenant une
1 . Nous laissons de côté la question de l’origine des vases dits apuliens. Tandis que Fr. Leuormant place à Tarente le centre de la fabrication (La Grande Grèce, I, p. 21 el suiv.). M. Patroni admet des fabriques locales, Ruvo, Canosa, peut-être Bari. Patroni, La Cerainica ne II’ Ilnlia méridionale , p. i4o et suivantes.
2. Pour une étude détaillée de ces types de tombeaux, voir C. Watzinger, De vasculis pic lis larenlinis.
■H. Gerhard, Trinhsclialen und Gejaesse, pl. XXVI.