Inghirami, II, pl. 20. Millin, II, pl. 3o
4. Il est difficile de souscrire à la théorie beaucoup Irop absolue de llolwerda, qui interprète les personnages placés à 1 intérieur de 1 héroon comme des vivants, au même titre que ceux qui sont figurés à l’extérieur. Die attischen Graebcr der Bliithezeit, p. qa et suivantes.
LES STATUES FUNÉRAIRES Dl V ET DU IV* SIÈCLE
femme assise entourée de personnages accessoires1 2? Est-elle sculptée en relief, comme on pcul le supposer à raison des analogies que les sujets des vases apuliens présentent avec ceux des stèles al tiques ? Ces deux méthodes ont pu être appliquées. Ce qui est sur, c’est que dans certains cas 1 image du mort pouvait être une statue, aussi bien qu une peinture ou un bas-relief. La preuve est faite par la découverte faite dans la nécropole de Tarente d’une statue de jeune garçon en pierre calcaire J. Elle appartenait sans nul doute à un groupe statuaire placé dans un bérôon, et il faut y reconnaître I image d’un de ces serviteurs que les peintures de vases montrent souvent à côté des défunts. Il est donc permis d affirmer que ces effigies des morts étaient parfois exécutées en ronde bosse, et que telle figure de cavalier debout auprès de son cheval était une statue, comme celle que Praxitèle avait exécutée pour un tombeau du Céramique d Athènes. Si I on tient compte des rapprochements multiples que les peintures des vases apuliens suggèrent avec les bas-reliefs des stèles athéniennes, on est en droit de penser que plus d’une de ces statues tarentules dérivait également d un modèle attique. C’esl là un nouvel argument pour conclure, en dépit de la rareté des monuments conservés, à un brillant développement de la statuaire funéraire attique ; elle s’impose à l imitation des sculpteurs de la Grande-Grèce.
Avec les l\pes de tombeaux que nous venons de passer en revue, nous n’avons pas épuisé I étude des monuments funéraires à 1 ornementation desquels concourait la sculpture. Les grands tombeaux d Asie Mineure, comme le monument tics Néréides et le Mausolée, nous offrent des exemples remarquables des somptueuses sépultures construites à grands frais pour les dvnastes lyciens ou carions. Mais pour restituer ces tombeaux nous n avons pas besoin d interroger des peintures de vases. Nous en connaissons 1 architecture et nous savons comment s > associait la décoration sculpturale. Il convient donc d en réserver l’examen. Nous \ reviendrons quand nous aurons demandé aux statues conservées des renseignements plus précis sur ces tvpes de statues funéraires que les peintures céramiques nous ont lait entrevoir.