AU. Grabreliefs, n° io36, pl. CCVIII
3. Les répliques sont énumérées par lurtvvaengler, Masterpieces , p. 272, note 4- Une liste plus complété a ete donnée par Mahler, Polyklel und seine Scinde, p. 1 35. Elle en porte le chiffre à 24- Une réplique de la collection Philip Nelson, aujourd’hui à Munich, a été publiée par M"‘e E. Strong-Sellers, Journal of Hellen. Studies, XXVI, 1906, p. 1, pl. I— IJ. Pour la réplique du Louvre, voir E. Michon, Monuments Piot. I, i8g4, p. n5-i28, pl. XVI. Cf. noire I Iis t. de la sculpt. grecque, II, p. 170, fig. 83.
LES TYPES DU Ve SIECLE
chalamment ramenée en arrière et posée sur les reins. De la main gauche il s appuie sur un pilier, dans une altitude qui fait saillir I épaule vers laquelle la lèle s incline, el détermine un rythme de lignes élégant et souple. L expression du visage csl celle de la rêverie paisible plutôt que de la mélancolie, comme si I éphèbe se reposait après quelque violent exercice de palestre. A en juger par les dimensions concordantes des répliq nés. l’ original était une statue plus petite que nature.
L auteur se rattache certainement à la tradition de Polyclète.
dont I influence est très sensible dans la structure et le style de la tête. Mais le rvthme polvclétéen s est comme détendu, sans doute sous I action des modèles attiques, et I œuvre paraît avoir été exécutée par un artiste de la jeune école argienne, travaillant vers la lin du v' siècle ou dans les premières années du ivei.
Quel nom convient à celte figure d adolescent .' On a proposé d y voir tantôt un Narcisse, tantôt
i. M. Amelung pense à une œuvre attique de la fin du ve siècle. Sculpt. der Vatican Muséums, i, p. 66fi.
Phot Giraudon.
I' ig. 7<). — Statue déjeuné homme, dite de A ttrrisxc ( M usée du I jC»u\ re).
LES STATUES FUNÉRAIRES DU Ve ET DU IV SIÈCLE
un Adonis1. Il est certain qu’à l’époque impériale le type a reçu des attributions
différentes, grâce à la présence d'attributs ajoutés. Ainsi, dans une réplique de Carlsruhe, une adetle placée dans la chevelure transforme I adolescent en Hypnos2. Sur des pierres gravées, il est devenu un Hermès, un Ganymède, ou un chasseur. A vrai dire, nous ne voyons pas de raison décisive pour interpréter comme un type mythologique cette figure qui rentre dans la série des types généraux, empruntés à la vie réelle. Par suite, l’hypothèse d’une destination funéraire, déjà émise à plusieurs reprises, nous semble lort plausible3. Replacez la statue parmi les stèles funéraires, parmi ces basreliefs qui représentent des jeunes gens au repos avec des attributs de palestre : elle s v trouvera pour ainsi dire dans son milieu. Elle offre d ailleurs comme une variante du type du jeune athlète du lécythe de Bonn, variante rajeunie, rendue plus expressive, empreinte d’un sentiment nouveau qui cherche une forme plus libre pour consacrer le souvenir du jeune mort enlevé à ses occupations fam i hères .
Les types féminins. Pour la seconde moitié du vc siècle, nous ne connaissons
Fig. "i. — Stèle tle Polyxéna, provenant de Béotie (Musée de Berlin).
1. Voir l’examen de ces hypothèses dans l’art, cité de M. Miction.