Ibid., lig
LES TERRES CUITES DE S1CILE ET D’lTALIE.
reraarquable de voir s’affirmer dans toute la sculpture funeraire un effort persistant pour rendre scrupuleuseraent la difference des visages, telle qu’on l’observe dans la realite. II arrive souvent quo les essais sont lourds, exageres, pousses involontairement a la caricature et au grotesque (fig. i'o). L’intention n’en est pas moins consciencieuse et le principe excellent.
Meme quand l’Etrurie est envahie par l’element grec, clle resiste autant qu'elle peut a la tyrannie des modeles imposes a l’ltalie; elle les utilise en les transformant, elle fait plutot des adaptations que des copies.
Dans les statues destinees aux uecropoles le type classique de la deesse assise est bien reconnaissable, mais on y sent parfois un accent tout nouveau , une metamorphose operee sous des influences locales qui rend douteux le sens precis de la figure : telle est, par exeinple, une grande terre cuite de Clusium (Chiusi), en forme de femme tronant sur un siege orne de tetes de sphinx et te-
. , . . (Annali deiriiislitulo,\8(>7, pi. I.)
mint une grenade a la main.
L’attilude et les attribufs en font une Core ; mais la tete nue les traits ronds, les porportions massives la caracterisent comme une oeuvre essentiellement indigene1. Signalons