Fig. l, pi
LES TERRE'S CllITES ROMAINES ET GALLO-ROMAINES. 241
svmbolique1. D’autres dieux, comme Pallas et Mercuro, conservent leur forme classique, mais tout semblant de grace a disparu de leur personne2. Les animaux eux-memes sont executes avec uae raideur qui les fait ressembler a des jouets de bois sculpte3 4.
La grossierete de ces idoles n’a pas empeche l’amourpropre des auteurs d’en concevoir un singulier orgueil, si Ton en juge par le nombre de signatures qui s’otalent au dos des statuettes, souvent meme des plus barbaresL Les Tiberius, les Lucanus, les Priscus et Attilianus n’ont pas voulu nous laisser ignorer leurs noms. Plus encore quo lours coilegues d’Asie Mineure et d’ltalie dont nous avons dit un mot, ils etonnent par ce souci d’immortaliser leur memoire. Get exces de vanite nous sert pourtant : comme des signatures identiques se retrouvent sur les poteries a vernis rouge d’epoque romaine, on peut en inferer quo la vaisselle d’argile et les statuettes etaient ordinairement fabriquecs dans les memes ateliers.
En considerant ces tristes restes d’un art quo nous avons vu si (lorissant deuxou trois siecles auparavant, on est surpris de constater une decrepitude si prompte et si complete. Nous devons tenir compte cependant du provincialisme de ces oeuvres. 11 est bien probable qu’au cceur de l’ltalie la fabrication des figurines s’est poursuivie avec plus de succes et de merite jusqu’a l’epoque des Antonins ou meme plus lard. L’usagedes laraires, des petites chapelles privees, n’a pas du cesser de fournir un debouche a cette industrie : il faut attendre l’avenemont des empereurs chretiens pour admettre un ralentissement notable dans l’emploi de ces idoles. Un prince cbretien du ive siecle, Valentinion, s’amu-