LES MOTIFS ORIENTAUX
un morceau de pate crochu (fig. 2). Mais les pays grecs nous offriront des examples plus inslructifs encore pour nous permettre do suivre pas a pas les differentes phases de la plastique. Si grossieres que soient las statuettes chaldeennes, elles attcstent deja un certain progres realise ; il nest pas douteuxqu’on en trouvera d’aulres plus anciennes, produites par des mains encore plus novices. Quant aux figurines assyriennes, elles out ete recueillies dans les fondations du palais de lvhorsabad at de Koujoundjik; ces constructions sont dues aux souverains du vrne et du vnc siecle, date relativement recente dans le sujet qui nous occupe. Les terres cuites de ce temps paraissent copiees d’apres les grands bas-reliefs qui decoraient les facades des palais et out le meme caractere :
c’est le genie Isdoubar tenant des deux mains un lourd epieu (fig. 5), des dieux coiffes de la liare a double paire de cornes, des demons a tete de carnassier, etc . 1 . EnBabylonie, cequi domine, Decouve^es^n^ Chaldee, ce sont les figures de femmes appelees courotrophes , c’est-a-dire nourricos, allaitantun enfant ou faisant jaillir le lait de leurs mamelles pressees a deux mains (fig. 4), type qui dans sa grossierete naive exprime le svmbole de la fecondite et d’oii deriveront l’Anaitis des Perses, la Diane Ephesienne, les figures grecques de Venus Astarte, de Demeter et de Cvbele; mais l ien ne montre mieux que cet exemple comment les Grecs ont su idealiser les images souvent immodestes des religions orientales. Ce qui n’esl ici qu'une indication bru tale dusexe setransformera entre leurs mains en une discrete altitude, familiere au
Fig. 2.
Femme chaldeeime.
(De Sarzec et lleuzey,