Heuzey, Figurines antiques , pi
5. Voy. lc Catalogue de M. Heuzey, p. 54 et suiv., et le IIP volume do I'llistoirc de l art de MM. I'errot et Chipiez.
4. MM. Rcinach et Rahelon out decouvert le fragment d un autre masque assez semblable dans leur exjiloration de Carthage, L'ullctin archiologiquc du Comiti des travau.' historiques. 1880. p. 28.
Fig. 3. — Dieu assyrien.
(Ilouzey, Figurines antiques da Musie du Louvre, pi. 1, n°
au Louvre par M. Villedon (fig. 5) reproduit les traits et la chevelure des couvercles de moraies egyptiennes; la meine influence s’exerce sur la figure de femme debout, co i flee du Ida ft et tenant un tympanon (fig. 6), etsur les representations du dieu lies1. Au contraire, dans les petits chars de guerre, dans les dieux barbus, on reconnait le costume lourd des Assyriens, leur nez acjuilin, leur barbe longue et strieeA. M. Heuzey a meme pu mcttre a part une classe de statuettes qu’il considere comme une imitation flagrante des types archaiques de la Grece, sorte d action en retour qui, au vie siecle, fait passer l’Orient, le premier fiducateurde la Greco, sous la domination artistiquc de cette meme Grece, creatrice a son tour d’un style nouveau3. Ce sont des idoles de femme assise, la tete coiffee d une haute Fig. 4. tiare, des deesses debout, vetues de dra-
“be.b,To"Si“ peries m plis habitanent dessinfe.
(Heuzey, ouvrage citi , toiltCS SClllblabloS a CelleS qu 011 1(11-
pi. 2, n" Li COntre a Rhodes et dans les grandes iles grecques dont nous parlerons plus loin ('0\. tig. l<>it 1 i) En somme, sans meconnaitre l’interet considerable de la
pi. 1. On croit avoir mis la main tout recenunent sur la nccropolcpunique. On a recueilli dans quelqucs tombes des objets tort anciens avoc des terres cuites de style 6gyptien, une femme debout et un masque; de Vogue, Revue avcheologique, \W4), 1, pi- '•
t. Heuzey, Catalogue , p. 7i et suiv. ; /' igurines, pi. S, tig. 1.
2. Heuzey, pi. 5; Longperier, Mu-see Napoltloii, pi. ‘20, 23.
3 Heuzey, Catalogue , p. X2 et suiv. (Test la une des parlies les plus instructives et les plus originates du Catalogue, car elle a ddtruit les idees fausses qui s’etaient repandues sur l'archaisme grec sorti lout fonno, croyait-on, des ateliers de la Phenicie.
I Longperier, Mustc SapoUoUs pi. 24, 25, 20.
LES MOTIFS ORTENTAllX. 7
ceramique orientale, nous no croyons pas devoir insister davantage sur ce qu’elle a produit, parce qu’elle ne nous offre pas, connno les pays grecs, dos series ininterrompuos qui raontrent l’eclosion et le developpement d’un meme type dans toutes scs phases, depuis l’ebauche la plus rudimentaire jusqu’a la creation la plus achevee. De plus, les figurines orientales appartiennent en majorite a des epoques do complct perfectionnement on meme de decadence ; beaucoup d’entre elles sont raoins anciennes queles statuettes deChvpre ou de Beolie, et c’est pourquo incus avons bate d’arriver a celles-ci. Mais l'ordre logique nous iraposait de nc pas passer sous silence l’Egypte et l’Assyrie, qui occupent necessairement les premiers chapitres dans toute histoire de l’art.
Nous aurons montre ce que ces antiques civilisations offrent d’insuffisant a nos recherches. Ces lacunes sont dues au petit nombre de fouilles regulieres qui ont ete faites jusqu’a present dans l’Asie centrale; nous sommes encore reduits a ignorer presque completement ce qu’etait le mobilier d’une tombe chaldeenne on assyrienne1, et c’est
I. Voy. Perrot et. CIppiez, [Iistoire de l’ Art, ii, p. 348 et suiv. Le Jahrbuch des kaiserlich deutschen Instituts de Berlin annonce (Archdologischer Anzeiger, 1889, p. 54 et suiv.)que l’expedition allemande en Mesopotamie a recemment recueilli de precieux rcnscignements sur ce sujet .
Fig. 5. — Masque carthaginois.
(Heuzoy, ouvr. cite,] >1. 7, ml.)
la qu’on pout s’attendre ;'i recueillir ties terres cuites. Los decouvertes ulterieures dissiperont surement nos incertitudes; en les attendant, nous devons prendre acte de ce qui existe et noter surtout l’intime relation qui s’etablit de bonne heure outre les cultes grecs ct oriontaux pour l’emploi dos terres cuites dans les habitations et dans les necropoles, entre l’art grec et l’art oriental pour la formation des types mythologiques. Mais la Grece seule nous enseignera comment un motif plastique nait, se perfectionne, se transforme, se transmet d’un pays a l’autre jusqu’a ce que de main en main, d’alteration en alteration, il retombe dans une decadence ou 1’on retrouve presque la grossierete des premieres ebaucbes.
Fig. 0 — Femme nvec tympanon, fragment plienicien. (lleuzey, ouvr. rih‘, pi. 6, n* I.)