‹ Les Steppes De La Mer Caspienne, Le Caucase, La Crimée Et La Russie MéridionaleChapitre 11 sur 27 · Voyez l'Allas historique, pi · texte numérisé non relu

Voyez l'Allas historique, pi

bier où il se trouvait eogagé, qu'en y attelant un de

leurs chevaux par la queue. Ce moyen est infaillible, comme nous en ayous souvent fait l'expéiieuce ; rien ne saurait résister à la TÎolenoe des efforts du malheureux cheval qui se sent ainsi attaché.

En quittant Manilschkaia, nous longeâmes le bassin du Maoitsch : les premières habitations qui s'offrirent à nos yeux, furent quelques misérables cabanes tatares^ entourées de broussailles et de chardons* Nous y trouvâmes ua capitaine latai , vieux débris de la campagne de France. Il nous amusa beaucoup par le pompeux éloge qu'il fit de la valeur et de la haute stature des Prussiens. Un Français ne craint pas dix Russes, nous dit-il; tuai6 ua l'iussieu expédierait au moins dix Français.

Pendant trois jours notre voyage ne présenta rien d'intéressant. Plus de traces de constructions humaines. De loin eu loin, au milieu du sleppe^, une lente kalmouke, dont les habitants gardaient un vaste haras de chevaux; puis çà et là quelques chameaux ^arés: voilà quels lurent les seuls incidents qui vinrent nous distraire de la monotonie de ce triste désert. Mais le quatrième jour nous arrivâmes dans le voisinage du grand Khouroul des lUlmouks» lieu de résidence du prêtre suprême de cette peuplade nomade. Un de nos Cosaques fut envoyé en avant pour annoncer notre

i, Voyef l'Atlaft historique, pi. 5.

▼isite. Une heure après soo départ , deux prêtres arrivèrent au galop au-devant de nous; après nous avoir complimentés au nom du grand Lama , ils nous offrirent l'eaii-de^Tie de jumenl en signe de bon accueil , et se joignirent à notre esoorte ^ Quelques minutes plus tai d nous apercevions les tentes blanches du KhourouU Notre oort^e recrutait à chaque pas de nonyeaux renforts; nous fûmes bientôt entourés d'une cincpiantaine de cavaliers caracolant à nos côtés. Arrivés au centre du Khouroul , nous mimes pied à terre, puis, marchant entre deux.haies de prêtres ha< billës de yètements aux couleurs les plus éclatantes, nous fûmes conduits à la tente du grand-prétre. Ce vénérable représentant du grand Dalai - Lama était un vieillard de plus de soixante-dix ans, entièrement ehauve, dont les traits avaient beaucoup moins le type kalmouk que ceux de ses compatriotes. Il était enveloppé d'une larg^ tunique de brocard jaune^ doublée de soie rouge cerise, et roulait entre ses doigts les grains de son chapelet'. Après de nombreuses salutations de part et d'autre, nous prîmes place sur un sofa; alors > selon Tinvariable usage des Kaimouks, on nous servit de Teau-de-vie et du koumîs, breuvage qui fit foire une singulière grimace à mon ami Kloch. J'offris ensuite au grand-prêtre deux livres de mauvais tabac,

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