Voyez Vyéiiapofjrgloaa de iUaproth, p
2. Les KhiUiM ooçupaient le pays situé m nord des provinces chinoises de Tsdiy-li et de Chmg-Ching|et arrosé pei||le Chara- Bmun eu liao-ho et ses affluents, {jùia pàfjrglatla de KIaproth.)
3. la dbalne de montagoes appelée ln4;han oommence au nord du pays des Or dos, ou de la courbure la- plus sepCentri<^
OÙ elle 8*ëtait réfugiée pour rejoindre ses compatriotes» habitant au nord -est des Khitans. Les Tatars blancs
el les iatars sauvages, les Talars uoirs^ formaient alors les tribus les plus importantes de ces contrées.
Suivant d'Ohson, les Chinois auraient compris sous le nom de Tatars toutes les hordes nomades qui occupaient les contrées situées au nord du désert de Scha-no, soit parce que de tous ces peuples les Tatars étaient les plus rapprochés, soit parce qu'ils en étaient les plus puissants. Les relations des Chinois a^ ec 1 Occident de l'Asie auraient ensuite servi à y répandre la dénomination générale sous laquelle ils désignaient leurs yassaux nomades; et c*est ainsi que, dès Torigine de la puissance de Ischinkiz-Khân^ ces liibus auraient déjà été appelées Tatares * , nom qui se propagea de nation en nation jusqu^en Europe, quoiqu'il Ait repoussé avec mépris par les conquérants euimêmes comme celui d'un peuj)lc qu'ils avaient exterminé. Ou sait effectivement par les récits de plusieurs écrÎTains et par d'Ohson lui-même, que Tschinkix- -Kbân anéantit la nation des Tatars blancs; et par une bizarrerie des plus cuiicuses, ce peuple, tout eu dis-
oale du Houang>ho, fleuve jaune, et détend à Teit jusqu'aux Murces des rivières qui se jettent dans la partie occidentale du (^lie de Pékiùg.
I..N0US avons entièrement banni de notre discussion le mot Tariare, qui ne dbit son origine qu'à un jeu de mots dont S. Louis est Tauteur.
paràittant y devint célèbre dans tout rorient par les oonquôtes. mêmes de ses destructeurs.
Jean du Plan de Carpin s'exprime d uue uiauière plus positive encore : Le pays des Tartars^ dit cet écrivain, parie le nom de ifongo/*» et U est habité par quatre peuples différents : tes J^ka-Mongals , c'est-^dire les grands Mongols ; les <Sou-Mongals ou les Mongols Jhiviatiles, qui s'appellent eux-mêmes Tatars, du nom d*un JUme qui traverse leur terrUoire; les MeHsU et les Meerit, Tous ces peuples présentent le même type et font usage de la même langue, quoiqu'ils appar- .tiennent à des provinces distinctes, goumnées par âi" vers princes.^
Du Plan de Carpin parle ensuite de la naissance
1. Leur pays portait le nom de Mongal, telle est du moins la leçon la plus fréquente dans les manuscrits, où l'on peut croire que la leçon plus exacte , Mongol , est le résultat d'uuc correction de la part des copistes. Mongal est la forme qui prévaut chez les Russes, et nous avons déjà eu occasion de remarquer que Jean du IMan de Carpin adopte généralement, pour la transcription des noms propres, la prononciation slave, telle qu'elle lui était transmise par son compagnon et interprète BenoU de la Pologne. (Extrait do l'intéressante notice de M. d'Avezac sur les voyages de Jean du Plan de Carpin.)
2» Terra quadam est in partiàus (Mentis de gua dietum est St^rat quœ MtMgal nominalur. Hoc terra qmndam ptptdos quatuor habuît : unus reka-Mongal, id est nutgni Mongali voeakaatur; semmdui Su-Mongal, id est aquatitd Mongtdi vaeaiantur; si^ aatem se I^sm Tariaros ^ip^abant, a quodam JImno qui eaa^
de Tsohinkiz-Khâii parmi les Jeka-Mongftls et de la lutte que ce couquërant eut plus tard à soutenir
contre les Sou-Mongals et les autres tiibus tatares.
£q comparant la relation de l'ea?oyë du pape Innocent IV avec les récits des écrivains chinois» mentionnés et commentés dans les ouyrages de Guigoes^ d*AM Rémusat et d'Ohsoa , l'on coustatera de manière à oe garder aucun doute, que les Jeka- Mongols ne sont autre chose que les Tatara noirs, et que les Sou-Mongais soQt les représeotaots des Tatars blancs. Quant aux Mcrkit et aux Mecrit, nous eu sommes réduits, comme M. d'Avezac , à iaire des conjectures sur eui. Du reste, quelle que soit leur origine, ils ne peuvent
Wl per terram iUonm qm Tatar JionufMtfw. ^Uus app^Sahatur MeHcUi quartn$ MIterù» £R popuU omnm imam formant penth nanan et unam Ungueun luA^aiU quamMi iider w per proinneêm
et principes essenl divisi.
In terra Jeka-Mongal fuit qaiduin qui vocab€Uur Chingis , iste inccpU esse robustus venalor coram domino : dedicil enim konunes furarij rapere prœdani. Ibat autem ad alias terras et quoscumqae l'nU'i iU capere et sibi assoriare non dc nuttebat ; homin< \ autem suai gentis ad se incUnavil , qui tan jaam ducem ipsun? sequebantur ad omnia malefacta. Hic autem incepit pugnare cuni Su-Mongai sive Tarlares, postquam plures homines aggregat/ereU ûbi et iateifecit dueem eorum et muko beUo sibi ormies Tartaroi subjugat^U et in mam setviti/Uem recepit ae redegit. Post hœe emm omnibus UUs pugnafit cum MerJàiis, qui erant positi jiuDta temm Tartarorum, quas etiamsibi bello subjeeU, Inde preeeden* pagnant eontrfi Meeritat et eiiam iUa$ devieii.
avoir qu'une fiiible importance dans ia diacuflfiion qui qui nous occupe.
Les anciens auteurs mahométans, tels que Massoudi et EbU'HaoucaP, qui font mention des peuples de l'Asie, ne paraissent pas avoir connu les Tatars', car ils n'en parlent jainais. Le nom de cette nation se trouve uéaumoms dans un abr^é d'histoire universelle persan, intitulé Modjmd-ut-Tevarikh el Counas, et Rescbjd-Bl-Dyn^ appelle les Tatars un peuple célèbre dans tout l'univers; mais il serait difficile de tirer de ces autorités aucun argument précis pour la solution de notre problème. Du reste, comme antérieurement à Tscfainkiz-Kli&n , la tribu la plus importante des Mongols portait précisément le nom de Tatar ; il n'est pas étonnant que les écrivains musulmans aient fait mention de ces peuples sous cette seule dénomination. Les Chinois, au contraire, en relation intime avec les Tatars leurs vassaux, ont dû
1. Massoudi écrivait en 947 et mourut au Caire en 957; il existe de lai , sous le titre de la Prairie dorée el les mines de piètres précieuses , une histoire générale des royaumes les plus corintTs dos trois parties du monde.
Ëkin-tiaouctl, auteur d'une géographie intitulée Kitaab Mbê^ oialék ,iDmipa!t pendant le dixième siècle, U s'est priaoipalemeat oociqpé des contrées soumises à la loi mahométane.