Histoire des Mongols, par d'Ofaoon
3. Histoire des Mon^^b, par d'Ohson, et Notice de M. d'Avézac sur les voyages en Tatarie.
208 chapitkè; xiv,
natiirellemeat coooaltre leur nom géaëiique^ et par conséquent nous le transmettre.
Si maintenant, en résumant nos citations, l'on veut bien se rappeler que Tschiukiz-Khan , quoique né parmi la tribu spécialement nommée les Tatars noirs, a cependant adopté pour son peuple la dénomination de Mongol; que tous les histoiieus ont été unanimes pour appeler Mongols les soldats de Tschiakiz- Khàn ; que les chroniques chinoises , Técrivain de Guignes et plusieurs autres, n'ont considéré les Tatars que comme une branche des Mongols; que Du Plan de Garpin lui-même commence son histoire par ces mots : Inctpit histona Mongoiorum quos nos Tartaras appeUamus, il sera difficile de ne pas admettre qu'antérieurement au douzième siècle, antérieurement aux grandes invasions des peuples de l'Âsiei les Tatars et les Mongols aient fait partie d^une seule nation appartenant à une seule race. Si ensuite, plus tard, les hordes de Tschiukiz oui renié leur nom particulier, il faut attribuer cette circonstance à la lutte sanglante que Jessoukai et après lui Tschinkiz-Khàn , son fils, ayaient eu à soutenir contre leurs oppres-
seurSy les Tatais blancs, alors la principale tribu de ces contrées* Mais le terme Tatar n*en prévalut pas moins en Europe, bienquil continuât à être regardé
comme synonyme de Mongol par tous les auteurs chinois et par la plupart des écrivains des autres nations. Quant à la constitution religieuse et politique des
différentes braocbes moogoles ou tatares avant Tscfainkiz-Khân, nous ne la connaissons qne très-impar*
iailement^ et il est impossible d'eu rien conclure eu faveur d'une séparation positive en deux racés. D'après un ouvrage mongol du commencement du treizième siècle, intitulé la Source du coeur*, il paraît que le lamisme fut d'abord adopté par Tschiniiz-Kbàu, et que sous ses successeurs il finit par devenir la religion dominante chez les Mongols proprement dits* Le récit de Marco-Paul vsemble néanmoins prouver qu'à la fia du dixième siècle les Mongols n'avaient pas encore entièrement adopté les croyances et les rites du lamisme. Le lamisme est aujourd'hui professé par tous les Kaluiouks qui Labileut les steppes du Manitsch et de la mer Caspienne.
Plus tard, après les invasions de Tschinkiz-Khàn et de ses fils, les Européens, par ignojrance et par Inxniciaiice , appelèrent Talares non-seulement les tribus qui avaient joué un certain rôle dans ces irruptions asiatiques, mais encore les Mahométans, qui, jadis maîtres des contrées voisines de la mer Caspienne et de la mer Noire, avaient été soumis par ces conquérants : de là sont proveuues en grande partie toutes les erreurs, toutes les discussions sur l'origine des Tatars. Le torrent Mongol écoulé , on s*est ohstinë à voir des Tatars dans tous les peuples musulmans évi-