SAREPTA
cœur. Une foule nombreuse assistait à cette scène se un recueillement un peu troublé, je dois le e, par la vive curiosité qu'inspirait notre préice. La eravité de la cérémonie ne Dut emuécher
8a LB!
société é^ fessioD d' iiistratîor et se Gt Cl et ses ma Usme s'é moraves dans toul Peu d( ayant fail ouverte e sitioii deï
partie de formatioi ment d'A portëreal choisir le née, la c cliure de nom de ', h Bible ; armoiries trente pe Kiitoui des Kali langue d russe, ce vérance uiser lei
LES FRËHES HORAVICS S7
commencements difficiles succéda une rapide prospérité. Nous l'avons vu plus haut, les frères moravesformentune vasEe société répandue dans toutes les parties du monde pour travailler à la propagation de la connaissance de l'Évangile. Mais, aOn d'accomplir plus facilement leur mission , ils doivent tous, d'après (es règlements de leur ordre, connaître un métier, et pourvoir ainsi, par leur propre travail, à leur subsistance. Avec de pareilles bases, Sarepta devint bientôt une ville manufacturière possédant des fabriques en tous genres; une véritable école d'industrie pour le pays environnant, et les intentions de Catherine II furent ainsi réalisées. Cependant, la fondation d'une ville industrielle dans une contrée aussi lointaine, aussi dénuée de ressources et de débouchés, ne devait être pour les frères moraves qu'une chose secondaire, leur but principal étant la conversion des Kalmouks : pour l'atteindre, ils avaient pensé avec raison qu'il leur fallait un établissement fixe chez ces peuples. Mais leurs efforts de prosélytisme ne purent ébranler la foi des Kalmouks, qui résistèrent aux prédications les plus ardentes. En 1820 cependant, ces braves frères parvinrent à convertir quelques familles, et à les décider à recevoir le baptême. Le clergé russe, jaloux d'un tel triomphe, se hâta d'intervenir, exigeant que les Kalmouks fussent baptisés suivant le rite grec, et finalement on supprima toutes les missions moraves. Depuis lOrs, Sarepta s'occupe exclusivement d'industrie.
ITALITÉ DUN PKINCË KALMOUK 89