‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 30 sur 63 · STEPPES UE LA UKH C · texte numérisé non relu

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furieuse nous retint prisi ils jours dans cette caban ire que nous eussions en< nbres, l'une destinée au i famille du maître de po!

liiation. Nous nous arrang dans ta première, qui n ent qu'une longue table de cette tanière, faits d aissaient entrer le ventet Tendre inhabitable. Pour s , d'antichambre à l'autre ] a propriété de tout le moi <, l'écrivain la traversai nous laissant pas un mo lion était vraiment inloiér t tellement de violence, ment celte cliétive maison îs secousses. Tous les élén . On ne reconnaissait plu; iîiordre de la nature, tout :nblait beaucoup plus sai ait autour de nous. Dans 1 il y avait quelque chose.

e s'élevait en face de cetti : incessamment et sembli terre dans le chaos dont irue des enfants qui se ba les poules qui sautaient au milieu de l'atmosphère

LITTOKAL DE LA MEli CASPIENNE i5i

lespirions, des habitudes ignobles étalées sous nos yeux, j'avais réellement des accès de désespoir t Pour compléter encore nos embarras, des marchands arméniens qui se rendaient à la foire de Titlis, se trouvant dans l'impossibilité de continuer leur route, vinrent partager le repaire où nous étions déjà si mal à Taise.

Mais ce nouvel incident fut presque une leçon de philosophie pour nous. En présence de ces hommes, qui s'entretenaient tranquillement^ tout en fumant leur tchibouk, des pertes énormes que ce temps pouvait leur occasionner, nous ne pûmes nous empêcher d'envier la résignation philosophique dont les peuples orientaux ont le secret. Rien de tel que leur fatalisme pour s'accommoder des choses; n'estce pas là le nec plus ultra de la sagesse humaine?

Notre escorte passa ces trois jours de déluge dans un coin du grand hangar attenant à la maison. Couchés sous leurs peaux de mouton, ces hommes de fer dormaient aussi tranquillement, exposés au vent et à la pluie, que s'ils eussent été dans une chambre bien close. Il faut avoir vécu parmi les habitants de la Russie, pour se figurer avec quelle insensibilité ils supportent tous les genres de privations. Leurs corps, façonnés aux intempéries d'un climat rigoureux, à la nourriture la plus grossière, aux habitudes les plus Spartiates , s'endurcissent tellement, que tout ce qui deviendrait mortel pour d'autres, glisse sur eux, sans déranger en rien l'équilibre de leur santé et même de leurs facultés.

ASPECT DE NOTRE CAttAVANE 15»

délais, nous ne pûmes nous mettre en route que dans l'après-midi, et encore eûmes-nous mille peines à partir, tant le maître de poste, épouvanté de ce qui s'était passé le matin, nous suppliait instamment de ne pas Tabandonner dans une circonstance si critique. Sa frayeur, fort peu fondée du reste, ni*avait presque gagnée, et ce ne fut pas sans redouter quelque rencontre dangereuse, que je me décidai à m'éloigner de la station.

Il serait difficile de se faire une idée du coup d'œil original ou grotesque qu'offrait alors notre caravane. Trois chameaux, remorqués par un conducteur, traînaient la brischka que nous occupions mon mari et moi, tandis que plusieurs autres quadrupèdes de la même famille, accompagnés de quelques chevaux chargés de bagages, étaient montés par des Kalmouks et des Cosaques. Tous les hommes dont se composait notre escorte, armés de sabres, de fusils et de pistolets, avaient un air assez belliqueux pour nous rassurer et tenir en respect les plus hardis pillards. Quant au chef du cortège, le prince tatar, il chevauchait à notre portière, son faucon sur le poing, sans oublier, chemin faisant, de déployer ses talents de chasseur et d'écuyer.

Ne songeant plus à l'alerte du matin, je me livrai avec un vif plaisir à tout ce que cette excursion nous promettait d'extraordinaire. J'allais enfin voir cette mer Caspienne, reléguée au fond de l'Europe; cette mer qui baigne les bords des plus riches provinces de la Pei'se , qu'on a baptisée de tant de

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irches et de leurs iiypothësest ., elle avait encore un intérêt iir nuus, étant, pour ainsi dire, 'Oyage. Il s'agissait d'aller lui I d'une question soulevée deitdans ce but qu'abandonnant

avions traversé tant d'ennuis ré mon ignorance scientifique, 1 partageant les fatigues de iais en quelqi léquent, j'ava pieiine. Aussi nais nos chai raisons pour ur à laquelle t ce que nous lux du désert la soif, et plu

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