LITTORAL DE LA MER CASPIENNE U
clier de se mordre les uns les autres. Aussitôt qu'un des chameliers tirait un peu rudement la lisière de sa bête^ nous entendions des cris d'autant plus effrayants^ qu'ils ressemblent à la voix humaine. En un mot, ces chameaux se conduisirent si mal durant ce court trajet, que nous perdîmes singulièrement de la bonne opinion que notre grand naturaliste nous avait donnée de leur espèce, dans des descriptions plus poétiques que vraies.
A quelque distance de Houïdouk, nous trouvâmes ^ deux campements de Kalmouks, improprement appelés Chrétiens. Ces tribus, qui passent pour être adonnées au vol, sont généralement méprisées des autres Kalmouks. Toute la contrée, jusqu'à la mer Caspienne, est d'une extrême aridité, uniquement accidentée par quelques étangs d'eau saumâtre. Les bords de ces petits lacs sont peuplés d'une quantité innombrable de volatiles, parmi lesquels se trouvent en première ligne les hérons blancs dont les plumes fournissent de si belles aigrettes. Malheureusement ces oiseaux sont d'une telle méfiance, que notre chasseur ne put en prendre un seul, malgré son habileté et l'ardeur de son faucon.
Un incident assez burlesque vint égayer le voyage. Antoine, notre drogman , curieux de monter un chameau, pria Tun des Kalmouks de lui céder le sien. Sa requête lui ayant été accordée, il se juche sur l'extrémité de la selle, tout content d'essayer ce nouveau genre de monture, et ne comprenant pas pourquoi les Cosaques et les chameliers se regardent
ËPPëS de la MbIK GA
aussitôt en marche, sa I , et bientôt nous l'entei ris qu'on vienne à son noins d'être Kalmouk, soutenir le tiot du chai secoue si rudement le véritable supplice, m malheureux Antoine, n Mcorte, s'efforça vainement de nous
it obligé, bongl'émsl crr^. Ha OfarHnr
squ'à la mer Caspien:
ures après nous. Ja Jémoralisé. Ses gén i du chameau, étaieni lavions réellement pli
ns la nature deux t\ \ l'infmi, quoique l'ii voir fixer leurs Umite auté et de la laideur.
persuadés qu'il nou rencontrer rien d'aus i de notre admiratioi )uiâé pour lui toutes !, qu'un visage plu me, une forme plus bller ce qui nous sei ion, pour être bieni â, proclamés à leur iciennes idoles. Il on
fi i,C»Br-