‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 33 sur 63 · TEMPÊTE AU BORD DE LA CASPIENNE · texte numérisé non relu

TEMPÊTE AU BORD DE LA CASPIENNE

Leur exil devait durer en tout deux ans. Le gouvernement s'étant aperçu que beaucoup d'employés ne revenaient plus de Koumskaïa, a borné à ce court espace de temps le séjour de ceux qui y sont envoyés; pour les dédommager en quelque sorte de ce qu'ils y souffrent, ces deux ans leur sont comp* tés comme quatre années de service ordinaire.

Le temps, qui s'était rapidement obscurci depuis notre départ de Houïdouk, se déchaîna contre nous en véritable ouragan le soir même de notre arrivée sur les bords de la mer Caspienne. Pendant vingtquatre heures nous eûmes à essuyer les bruyantes menaces des éléments ameutés Les mugissements des flots et du vent étaient si furieux et si prolongés, que nous avions de la peine à nous entendre parler dans notre chambre. Nous vîmes deux ou trois kibitkas, emportées par la violence de Torage, aller se perdre dans la mer, et à chaque instant nous craignions de subir le même sort, car la frêle maison qui nous abritait, craquait continuellement comme la cabine d'un vaisseau; la fenêtre, uniquement fermée par des planches, laissait entrer un tel courant d'air, que tous les vêtements dont nous nous servions pour en calfeutrer les interstices, étaient bientôt rejetés dans la chambre.

Mais je n'ai pas encore raconté le plus sombre chapitre de notre histoire. Aussitôt que le domestique eut préparé le sémavar et allumé les bougies, nous vîmes sortir des fentes des murs et du plafond une innombrable quantité de bêtes noires qui, atti-

s ils sont amoureuii de luni" et deviennent, pour cette ra léau dans ces contrées où leur m . J'en avais déjà vu dans quek oste, en petite quantité, et i alors inspiré une profonde rép raient jamais encore effrayée coi où leur présence ine causa une usqu'au matin.

comprendre une situation plus ! la n3tre ? Forcés d'éteindre les lu jour, alarmés malgré nous pai m qui semblait avoir atteint tout l'ayant, pour nous reposer, qu'u de paille, uous nous voyions a lures d'obscurité, douze heures i d'insomnie!

imain matin, le vent étant un pe les, malgré la pluie, courir sur I ir ramasser des coquillages. Tou:

se trouvaient dans le port, bal

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