‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 39 sur 63 · VALLÉE DE LA POD-EOITHA · texte numérisé non relu

VALLÉE DE LA POD-EOITHA

ne vallée profonde, au fond de laquelle mugi»nt les eaux de la Pod Kouma. que leur physiolie trahit une véiUable anxiété. Ils ne cessaient regarder de côté el d'autre, comme s'ils eus- ; redouté partout une embuscade. Bientôt ils fêtèrent et appelèrent noire drogman , pour lui itrer un endroit dont leurs yeux semblaient ne voir se détacher. L'un d'eux se mit à parler '. volubilité; à ses gestes expressifs, nous ne les douter qu'il ne racontât quelque histoire ique arrivée dans le heu même. En effet, Ane nous apprit qu'au point même où nous nous trouvions, une jeune dame polonaise avait été assaillie, r«nnée précédente, par plusieurs montap;nards embusqués dans le lit du torrent. Celte dame se rendait aux eaux de Kislovod^k, accompagnée d'une escorte et de deux ou trois domestiques. Sa suite fut en partie massacrée, sa voiture pillée, et elle-même disparut sans que les recherches les plus actives aient pu jeter aucun jour sur son sort. Un des Cosaques, échappé par miracle au feu des Circassiens , partit ventre à terre pour Géorgief, et revint peu d'heures après sur le théâtre de la catastrophe, suivi d'un détachement de cavalerie. La voiture, complètement brisée, était dégarnie de tous ses coffres; plusieurs cadavres, horriblement mutilés et dépouillés de leurs armes, gisaient à terre; mais ni le corps de la jeune dame ni celui de sa femme de chambre ne purent être retrouvés. Il est â supposer que les Gircassiens les

SIS LES STEPPES DE LA MER CASP emmenèrent dans leur aoule, comme I plus précieux de leur sanglante espédî Le récit de cette aventure, aussi siri cente, fait dans l'endroit même où elle fit passer en moi un petit frisson bien peur, pourquoi n'en conviendrais-je p:

des brigands partout, jusque dans h fique des Cosaques. Qu'on juge donc d lorsque la brume, s'éclaircissant tout i permît de distinguer, à cent pas de la groupe de cavaliers, bien propre à tomes de mon imagination. Le do permis. Les hommes armés qui s':

tement étaient bien ces montagiiàr héros de tant d'aventures tragiques que je laissai échapper à leur vue fu enteadu d'un de nos Cosaques, qui venir me rassurer, eu m'apprenanl tagnards appartenaient à une trib Russie. Néanmoins, malgré la conv pouvaient nous être hostiles, je ne le:

devant nous avec un sang-froid par troupe se composât tout au plus c cavaliers; mais elle avait dans son < que chose de menaçant, d'agressif, ] mais je n'oublierai le regard de ce chaque cavalier surnos Cosaques, ei d'eux. Du reste, ce fut la seule man se permirent, pour exprimer la haim au fond du cœur pour tout ce qui 1

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