CHAPITRE XVII
Simphéropol. — Encore Bagtché-S^i^. — > Karo4ô!f. — Les princesses Adil-Bey. — Mangomp-Kftié..
Sous les Tatars, Simphéropol, la seconde vil!e de la Crimée, servait de résidence au kalga-sultan, et était alors ornée de palais, de mosquées, de beaux jardins, dont il reste peu de traces aujourd'hui. Aux rues tortueuses, aux murs élevés, aux bosquets de roses de l'ancienne cité, a succédé la froide monotonie des villes russes. On peut donc, à bon droit, lui , reprocher d'avoir un plan assez vaste pour contenir dix fois autant de maisons qu'elle en possède; mais du moins, rien n'a pu lui enlever son Salghir, avec
311 LES SI De retour ravissante s( prendre le t tandis que h fice, lesjai-d presque idéa Dès le lei livement le Quiconque < sa sortie du physionomie Assise sur gieuse, avec parasol à la nure sufBsai Hell portait, net persan, I une habitud sonnes, si si!
se comparer de sacs de c les flancs de que j'avais ci était suspem vrai chiifon, lait un para] complaisant se soucier di tatars nous de bagages.
Mi LES STEPCES
Quoique la loi deMt tratiori des femmes, Tatars de la Ciiméi tatiliiiople, les femn dans un isolement j Un de iioà amisd cédés de quelques h le soin d'annoncer i ment de t'rosse cais accueil des plus btil fut préparée avec l'i taux. Nous pa3sftm< milieu d'une doub des plus âgés et de troduisit dans un <.
couvert de fraîches vans de soie rouge, délicieuses du pala cesse, cliannant ei bien le russe, vint voulut se cliai-j^er 1 aux dotne>tl(ju€s et manquât. Je lui ren porter à sa mère, t m'annoncer, A mon recevriiit, aussitôt sa de pouvoir salisfuji minutes jusqu'au d'un vieille femme m'întroduire dans
316 LES STE pourtant à la veste en veloui encore éléganl sait l'idée que ■ tâmes plus d' attentivement, ques molsruss sées. Mais en rôle, et le mie l'admiration q je dois avouer] plus surpris qii Que n'aurais-j tat de ses réîle:
ilmevint tuém celui de m'éti qui devait lui européennes.
Malgré moi dans l'espoir ( discrète me di geste gracieu) avec beaucou[ tendez, attend sieurs reprises d'accourir, et une porte à de apparition me et d'admiratu sultanes dont
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de leurs impreEsi puisse y trouve d'ignoiaiice qui de mes prince»
embrassée, elles oit elles restèreti que nulle femme douzaine de sui blanche, el domi et de respect, se Leurs silhouette!
sombre, ajoutaiei que j'avais devai d'une heure. Qu partir, elle me mais je me hâtai attention, préfér mai'i, auquel j'a tails de cette ei éblouie.
Le lendemain pour visiter Mai dans le pays, ei grande vénératioi
inexpugnable lui toutes les rëvoluLi nom se rattacheii l'histcùre de cette Pendant trois
MANGOUP-KALÉ 319
des sentiers à peine tracés sur le flanc de la montagne, ne comprenant pas que nos chevaux pussent marcher aussi hardiment sur ces pentes inclinées où rien ne leur servait de point d*app).i. Mais les chevaux de la Crimée possèdent une adresse sans égale, et pourvu que leurs pieds se posent quelque part, peu leur importe que ce soit au bord d'un précipice ou dans une plaine unie. Tout le revers de la montagne nous offrit, comme à Tchoufout- Kalé, un nombre infini de tombeaux ; mais ceux-ci, portant des inscriptions hébraïques et tatares, an* nonçaient que plus d'un peuple avait foulé cette terre aujourd'hui déserte. À force de monter, nous finîmes par atteindre le large plateau triangulaire qui couronne le rocher^ et où s'élevait jadis Mangoup'Kalé. La surface ne présente plus qu'un immense champ stérile tout couvert de ruines. Deux côtés du plateau sont à pic; le troisième était défendu par ui^ forteresse dont une partie est encore debout.
Cette montagne est empreinte d'un caractère de grandeur et de mélancolie inexprimable. La destruction en a fait depuis longtemps son domaine. L'œil ne voit partout que des ruines, des tombeaux^ un sol inculte. Et pourtant, malgré la sévère tristesse de ce lieu, l'âiQe n'y est pas saisie, comme à Tchoufout-Kalé , d'un sentiment d'eifroi et de malaise. Cela vient de ce que l'ancienne ville des Karaïtes, toute mutilée qu'elle soit par le temps et les événements, a gardé un simulacre d'existence.