‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 60 sur 63 · UNE HËROINE DE ROMAN · texte numérisé non relu

UNE HËROINE DE ROMAN

s'habituèrent sans peine à venir prendre leur nourriture sur la galerie de la maison^ et plus tard dans les mains de leur charmante protectrice.

D'autres oiseaux imitèrent cet exemple, et c'est ainsi qu'une foule de joyeux habitants de l'air nichent et se prélassent sur la galerie, qui est entourée d'un filet pour les mettre à l'abri des ois^eaux de proie.

Peut-on voir un plus touchant instinct que celui qui a conseillé à ces oiseaux d'amener leurs petits là où ils ont trouvé des soins, de la nourriture et de la liberté?

Ceci rend très-vraisemblable le rôle de Tune des plus charmantes créations de George Sand, la charmeresse des oiseaux, qui figure dans Tévérino.

Pour jeter un peu de variété dans nos plaisirs, la baronne nous conduisit un jour chez un de ses voisins de campagne, vivant tout seul dans sa propriété, non par égoïsme ni misanthropie, mais dans Tunique but de se livrer sans distraction à sa passion pour la botanique.

Un profond ravin sépare les deux propriétés et rend la route assez dangereuse pour qu'on soit obligé de se faire traîner avec des bœufs. C'est dans cet étr^ge équipage, escorté d'un Tatar ayant une longue gaule en main, que nous arrivâmes chez M. Favîski, qui fut tout charmé et tout embarrassé de recevoir des dames. On sait combien les célibataires et surtout les savants sont gauches en pareille occurrence. Aussi m'attendais-je à un fort mauvais

3SS LES STEPPES DE LA (I dîner et à mille incidents buri passa pour le mieus, grâce à I baronne dans tout ce qui était

Elle eut, de plus, une charn voyer cbercber les beautés ta:

me les faire passer en revue.

A leur arrivée, nos messît salon, qui fut aussitôt transfi harem par la présence de ces bord liiuides et farouches com mais qui finirent bientôt par prière, elles se furent vite i babouches et de leurs voiles ] représentation de leur danse n elles s'enhardirent jusqu'à comme elles, requête qui eut i sant donc toute gravité de côu à leur danse, tâchant d'imiter poses, tandis que, de leur côt galop sur un air tatar. C'était i amusant.

L'une de ces femmes me !

magnifiques de son visage. C ratrice telle qu'on en voit su dailles. Semblables à des enfi risèrent si vite et si bien, qu d'heure elles nous avaient affi et de leurs voiles, se pavana nos châles et chapeau^:.

Au beau milieu de ce tra^

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