CHAPITRE NEUVIÈME
t'Euelianstie*
Le 13 août 1869, il se passait dans la chaumière de Bois-d'Haine un fait bien surprenant. Dieu permit qu'il y eût ce jour-là des témoins considérables, hommes de religion et du monde, et trois femmes, témoins éprouvés, la mère de Louise et ses deux sœurs. Ce fait est à lui seul toute une révélation ; il suffira de le raconter pour réjouir les âmes chrétiennes et conforter la foi en la présence réelle de Notre* Seigneur Jésus -Christ dans Thostie consacrée. Je laisse maintenant la parole au docteur Lefebvre, qui en a rendu compte dans son étude sur Louise Lateau. L'éminent professeur de l'université catholique de Louvain insiste avec raison sur ce prodige pour faire mesurer toute la distance qui sépare Textase divine de l'extase magnétique.
« C'est aux faits seuls, dit-il, qu'il faut en appeler. J'en choisis un seul qui est le plus extraordinaire de tons et qui serait le plus incroyable, s'il n'était établi par des témoignages irrécusables. Je l'em-
prunte aux rapports écrits par deux témoiniï oculaires : l'un est un homme d'État qui compte parmi les plus éminents de notre pays ; l'autre est Mgr d'Herbomez, évéque de la Colombie anglaise, au« delà des Montagnes Rocheuses. Ce vénérable prélat a passé vingt ans de sa vie à évangéliser les sauvages, au milieu des plus dures privationB et de périls sans, x^esse renaissants. Sa science est à la hauteur de sa piété et de son dévouement apostolique. Comme j'ai déj,à eu l'occasion de le dire, Mgr d'Herbomez, autorisé à voir LouisjB Lateau, fut reçu dans la petite maison de Bois-d'flaine le vendredi «13 août 1869. 11 était aceompagné de M. l'abbé Mortier, supérieur du collège de Bavay. »
« Je rappelle d'abord en peu de mots qu'ils trouvèrent la jeune fille occupée à diriger la manœuvre de sa machine à coudre. Le sang coulait abondamment des pieds, des mains, du côté et dh tout le pourtour de la tète. L'évêque lia une conversation avec Louise; il l'interrogea sur ses visions. Elle répondit avec sa sobriété ordinaire, mais avec une pleine intelligence. Bientôt la machine à coudre s'arrêta subitement, les deux mains lie Louise res^ tèrent immobiles : elle était ravie en extase, n
« Mgr d'Herbomez et M. l'abbé Mortier suivirent pendant toute la journée les scènes de cette extase, qu'ils décrivircint dans leur rapport et que le lecteur connaît. Ds firent diverses expériences à l'aide de reliques et d'objets bénits. Ils fureut rejoints vers dix-heures par M. le curé de la paroisse, qui •venait d'administrer les derniers sacrements à une pauvre vieille femme du voisitiage. On sait que le»
prêtres des campagAes portent quelquefois les espèces eucharistiques et les saintes huiles dans, deux vases d'argent réunis, mais qu'on peut séparer à volonlé. Celui qui renferme l'hostie est. désigné sous le nom de custode. Ce double vase est ordinal* rement transporté dans une bourse en soie. ^
i( Comme M. le curé avait communié la malade avec la seule hostie que contînt la custode^ il croyait et Mgr d'Herbomez, comme M. Mortier, crut avec lui que les vases sacrés ne renfermaient plus que les saintes huiles ; sinon ils n'auraient pu, sans enfreindre les lois de l'Eglise, faire l'expérience dont je vais parler, »
« L'idée leur vint donc d'essayer sur Louise l'effet que produirait le contact de la boîte aux saintes huiles. Les faits qui se produisirent furent tellement extraordinaires qu'ils crurent nécessaire d'appeler un quatrième témoin. C'est alors que l'homme d'État auquel je faisais allusion tout à l'heure, M.^*', qui habite une campagne voisine, fut prié de se rendre dans la petite maison de Bois-d'Haine. )>
<c Les faits que je vais rapporter se sont accomplis devant lui. Je ne suis plus ici qu'un simple historien et je copie textuellement le rapport de M.***, qui concorde dans ses moindres détails avec celui de Mgr d'Herbomez, que j'ai également sous les yeux.
a M. l'abbé Mortier (l'expérience fut faite alterc nativement par l'évêque de la Colombie et par tt lui) voulut approcher la boîte aux saintes huiles « des lèvres de liouise. Quand il fut à deux mètres^ « environ de la chaise où elle était assise, elle
a éprouva Un tressaillement 6Xtfaordmaire,.(l6 vifs a élans et uu transport d'allégresse. Elle se leva et Ci tomba soudainement à genoux en adoration, les ce mains jointes, tressaillantes et tendues vers les « c( vases sacrés ; sa figure était vraiment séraphique. (( M. Tabbé Mortier se retira un peu, tenant tou« a jours Tappareil bénit entre les mains; elJe suivit a le prêtre qui reculait lentement. E)lle était moitié « agenouillée, moitié levée, pencbée en avant, les et mains jointes : on eût dit qu'elle était attirée par <c un aimant et qu'elle glissait» plutôt qu'elle ne <c marchait. M. l'abbé Mortier et Mgr d'Herbomez (( lui firent ainsi faire le tour de la place ; chaque (( fois qu'on s'arrêtait, Louise tombait à genoux « dans l'attitude de Tadoration. Quand on fut re- (i venu près de sa chaise, on éloigna d'elle les ff vases sacrés ; elle se rassit, rentra dans son ima mobilité, et les scènes ordinaires de l'extase se a continuèrent comme les autres vendredis.
<c Mgr d'Herbomez crut qu'une parcelle eucharis- (c tique était restée dans la custode, à Tinsu de M. le (( curé qui n^avait pas eu le temps de faire les puri- <( fications d* usage. Pour mieux s'en assurer, il dé- <i tacha l'un de l'autre les deux vases sacrés. Il pré* a senta d'abord la boîte aux saintes huiles à Louise; a il put l'approcher sans qu'elle fit de mouvement a et quand il lui en toucha les lèvres, elle spurit a doucement, comme elle le fait au contact des (( objets bénits. Mais quand on présenta la custode a à la distance de deux mètres, la même scène d'ace doration à genoux et de ravissement qui vient c( d'être décrite se renouvela tout entière. »
« En sortant de la chaumière, après oiaqheofes, c Mgr d'Herbomez, accompagné des trois autres téce moins, se rendit à l'église de la paroisse et là, en (c leur présence, il ouvrit la custode. On constata « qu^une parcelle notable des saintes espèces se a trouvait dans le vase sacré. »
(K Voilà le fait affirmé par des personnages dont le témoignage ne peut être mis en suspicion^ par personne (1). »
a En méditant ce fait considérable, une objection se représentait obstinément à ma pensée. Je sais combien les adeptes du magnétisme sont enclins à croire à la réalité desphénomènes de lucidité les plus extraordinaires. Ils ne manqueront pas de dire que Louise est une clairvoyante d'tme puissance exce]ptionnelle; qu'elle a reconnu dans leur enveIo]»pe de soie les vases sacrés ; qu'elle a même vu, grâce à sa lucidité exceptionnelle, Fhuile bénite ^ans sa botte d'argent et le fragment de l'hostie sainte dans sa custode... »
<c Malgré le caractère peu scientifique de ce doute , je tenais à le lever. J'ai donc demandé une contre-épreuve ; elle a été faite dans les conditions suivantes. )»
« Le vendredi, 19 novembre 1869, à neuf heures du matin, M. le curé de fiois-d'Haine^ accompagné de M. le. chanoine Hallez, professeur .distingué du séminaire de Tournai, est entré dans la petite maison de la veuve Lateau. Louise était plongée dans
(1) J6 pourrais ajouter ici que ces scènes se sont passées ea présence de trois, autres témcius, la mère et les deux sceucs de Louise,
son extase ordinaire. M. le curé avait apporté dans la bourse de soie , dont il a été question plus haut, un vase d'argent tout à fait semblable à la custode. Ce vase contenait une hostie non consacrée. Voilà donc le même appareil que celui que Mgr d'Herbomez a eu entre les mains lors de Texpérience que je viens de raconter. »
« Si Louise est une clairvoyante, elle va reconnaître Tappareil qui sert à Tadministration des malades, la bourse de soie, la custode, l'hostie qu'elle renferme. Elle ne peut manquer de croire à la présence du Saint-Sacrement et on va voir se renouveler les scènes d*adoration qui se sont produites devant Mgr d'Herbomez et ses compagnons. M. le curé présente donc l'appareil à Louise : elle n*éprouve rien, nul transport, nul acte d'adoration, elle reste insensible et immobile. )>
a Le fait signalé le 13 août par Mgr d'Herbomez et les autres témoins qui l'attestent avec lui, n'est donc pas un phénomène de clairvoyance somnambulique , hypnotique ou de l'ordre nerveux quel qu'il puisse être. Cette conclusion est absolument rigoureuse ; je n'en ai pas d'autre à tirer de ce fait que les théologiens auront à étudier à leur tour. »
Après l'extase à laquelle avait assisté Mgr d'Herbomez, Louise avoua à M. le curé qu'elle avait eu, pendant son ravissement, deux espèces de lumières; d'abord des lumières fortes, lumières habituelles à chaque vendredi et qui la font soufifrir ; puis, à quatre ou cinq reprises différentes , des luniières très-douces, semblables à celles qu'elle avait éprouvées plusieurs fois pendant la sainte communien.
Quelques semaines après (le 3 octobre], le père Sé« raphia lui demanda si elle avait jamais resseoti le désir de communier pendant qu elle était en extase ; elle répondit Tavoir éprouvé une seule fois, daiH Ynn des vendredis récemment écoulés. Le père passioniste fut porté à penser qu elle devait avoir eu ce désir le 9 août précédent. Il ne poussa pas plus loin son interrogatoire pour laisser Louise dans une complète ignorance au sujet du fait merveilleux qui s'était passé en présence de Mgr Tévèque de Colombie.
Nous devons ce fait prodigieux à une erreur in* volontaire ; mais quelle révélation ! Si, à l'instar de mille autres, il démontre la présence réelle dans les espèces eucharistiques, il paraît aussi consacrer le caractère divin de l'extase et définir le genre d'esprit qui inspire Louise Lateau.
La jeune fille sourit à l'objet bénit ou à la relique ordinaire ; m^is il faut que l'objet soit mis en contact ou à une faible distance de ses lèvres. Elle sourit aussi et à une plus longue distance à la relique insigne du bois de la vraie croix ; mais, dans les deux cas, elle reste complètement immobile. Quant à la parcelle de l'hostie sainte, elle la reconnaît à travers l'enveloppe de la custode à plusieurs mètres de distance. Alors Timmobilité de l'extase est brisée. Louise se lève soudainement, se prosterne et adore : elle suit l'hostie qui s'éloigne, témoignant ainsi de sa foi par un langage figuré dont elle proportionne la beauté à la sublimité du divin mystère.
Quand l'Eglise adore dans ses temples la très-
sainte Eucharistie, elle entonne un chant magnifique où elle invite les fidèles à se réunir antour de Tantel pour vénérer un si grand sacrement : tontum ergo sacramentum veneremur cernui. Puis elle leur demande de suppléer par leur foi au défaut même de leurs sens : Prœstet fides supplementum sensuiim defectui. Cependant nos sens sont dans la plénitude de leur activité ; ils ne nous font défaut que parce qu'ils sont impuissants à percer les voiles qui recouvrent l'auguste mystère. Mais chez l'extatique de Bois-d'Haine, le défaut des sens est complet. L'instrument est brisé, même avec sa puissance limitée; pour Louise, les sens ne sont que des entraves. Maintenant qu'elle en est débarrassée ^ qa'est-il besoin de faire appel à sa foi ? Elle n'en voit que mieux la parcelle d'hostie consacrée, et à cette vue, elle adore et éclate en transports de vénération et d'amour : Laus etjubilatio.
Le fait merveilleux du 13 août 1869 a trouvé plus tard son complément dans un fait analogue qu'il faut raconter.
Un pieux religieux qui a fait partie de Fenquète, demanda l'autorisation de communier Louise, un vendredi, pendant l'extase. Cette autorisation lui fut accordée. Pour que l'expérience qu'il allait faire fàt à l'abri de tout soupçon de fraude et malgré la haute confiance qu'il avait en M. le curé, il n'en dit mot à ce dernier. Il se rendit donc dans la chaumière , à l'heure où l'extase est commencée, portant sur lui, d'une manière cachée, une custode qui renfermait une hostie consacrée. Louise était assise sur sa chaise, immobile, en extase, la figure
tournée du côté du mur. Sa machine à coudre était derrière eUe, à l'autre oxtrémité de la chambre ; l'extatique ne pouvait donc rien voir. Le père Séraphin dépose la custode avec son enveloppe sur la Couseuse sans rien dire. A pein^ y ^st-elle placée que Louise, toujours en extase et assise» se tourne lentement du côté du Saint-Sacrement, les mains jointes , la figure ravie et en adoration. Le Père prit la custode, prononça à voix très-basse le Domine non sum dignus , de manière à ne pas être même entendu de M. le curé, qui ne comprit rien tout d'abord. Aussitôt Louise tombe à genoux, joint les mains avec une expression séraphique , ouvre la bouche, sort la langue et reçoit immédiatement la sainte hostie. Elle ne sortit point de son extase et resta pendant trois quarts d'heure à genoux dans l'attitude de l'adoration. Lorsque l'extase fut achevée , le Père Séraphin interrogea Louise sur les visions qu'elle avait eues pendant son ravissement. Elle lui confia alors qu'il s'était passé quelque chose d'extraordinaire : — (< Je contemplais, lui dit-elle, une scène de la Passion, lorsque tout à coup tout a disparu et une grande lumière m'a inondée. Dans cette lumière^ c'est Dieu surtout dans son humanité qui s'est offert à mes regards. » Louise a ignoré complètement qu'elle eût reçu la sainte communion.
Quelques mois plus tard , une autre expérience fort coiicluante a été faite sur l'extatique de Boisd'Haine. C'était un vendredi^ Louise souffrait plus que d'habitude et au moment où Textase allait commencer, elle ne savait où reposer sa tête; elle entra
bfèBtÔteB'irayiâsement. M. le curé fait alars dresser dans la chambre voisine une table et y dépose la custode e^ntenant une hostie non consacrée. Le ÎPèreX... arrive quelques instants après avec le Saint^Sacrement qu'il porte caché sous son manteau et le fait reposer sur la marne table. A ce moment, Louise se penche un peu en avant et se -met à génouK sur son escabeau d'un air souriant et joyeux. L'extatique avait déjà senti la présence du Saint-Sacrement qui venait d'entrer dans la ch$|^mière. Le Père X.. /prend alors l'hostie non consacrée, e^tre dans la chambrette de Louise et lui présente le pain devant sa bouche :sans rien dilre. La, Jeune fille sourit légèrement à la main du prêtre ^ i^uivant son habitude, mais reste immobile devant l'hostie. Le révérend Père sort alors de la chatnbre et va prendre le Saint-Sacrement , puis il rentre tenant l'hostie sainte à ses doigts, sans dépasser l'embrasure de la porte et .prononce les paroles Eeee affnus Dei. Louise aussitôt, sans sortir de son extase , se met à sourire de bonheur et de joie; elle quitte son escabeau, s'avance vers le Père> se -précipite à genoux, les yeux et les bras levés au cielj tout son corps frémissant de transports et d'im-^ patience. A peine le prêtre a-t-il achevé les paroles de la communion que Louise ouvre la bouche, reçoit l'hosHe, l'avale avec un bonheur extraordinaire et reste agenouillée pour faire son action de grâces qu'elle achevé dans l'extase. La communion •de ce joiir changea les opérations intérieures des imnitees divines : ces mêmes lumières lui firent ««litk' llmmamÉé de Notre^^eigneur Jésus-Christ ,
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comme elle la sent lorsqu'elle communie à Téglise hors de Textase.
n^siste dans la vie des saints un grand nombre de faits qui démontrent la faculté merveilleuse que beaucoup d'entre eux ont eue de discerner la présence réelle. L'histoire de la stigmatisation en fournit plusieurs exemples.
On lit dans la vie de sainte Catherine de Sienne, écrite par l'un de ses disciples : «i Un fait vraiment extraordinaire fit reconnaître aux habitants de Lucques avec quelle clarté de lumière suru^elle Catherine distinguait la présence réelle de Jésus- Christ sous les espèces sacramentelles. Pendant son séjour dans cette ville , notre bienheureuse tomba malade ; elle manifesta à un prêtre l'ardent désir d'être soulagée de son mal, et l'unique soulagement qu'elle pouvait recevoir était la sainte com* munion. Le prêtre parut vouloir lui procurer ce bonheur, mais il eut l'intention coupable de yéri« fier si, comme on le disait, elle ne prenait d'autre nourriture que la sainte Eucharistie. Il se rendit donc à l'église^ et il en partit avec des lumières et un grand nombre de fidèles qui l'accompagnaient en chantant. Il portait, dans un petit ciboire, une hostie qui n'était pas consacrée. Il entra dans la maison et s'approcha du lit de Catherine ; mais elle ne bougea pas, et ne donna aucun siane de dévotion lorsque ceux qui l'entouraient se mirent à ge* noux, selon l'usage, pour faire des actes d'adoration et de foi. Le prêtre, voyant que Catherine ne s'y unissait pas, osa élever la voix pour lui repro-cher son incrédulité. La bienheureuse» iadignéo de
voir profaner un si saint ministère, lui répopdi^ : c Youâ n*ayez pas lionte» mon Père, de me présenter un pain ordinaire, une hostie non consacrée, et de tromper, par cette cérémonie, les personnes qui sont accourues ; vous voulez de plus m'obliger à commettre un acte d'idolâtrie ! Si cette impiété est excusable dans cette foule qui ne se doutait pas de ce que vous avez fait, elle ne peut Tètre en moi, car Dieu m'a fait connaître votre fraude, i» Le prêtre s'éloigna rempli de confusion, audsi troublé des reproches de la bienhoureusQ malade que des remords de sa conscience. Il se repentit sincèremenL de sa faute» et ressentit une vénération profonde pour la sainte qui était favorisée d'une lumière si pénétrantei »
Le curé de sainte Lidwine croyait qu'elle était sous l'influence diabolique. Un jour, il se proposa de la communier avec une hostie non consacrée. .La sainte en fut avertie la veille par un auge. Elle reçut le lendemain le pain qui lui fut présenté et essaya de l'avaler. Mais ce fut en vain, son cœur se souleva et elle fut aussitôt contrainte de le rejeter. Un jour, sainte Françoise Romaine vint communier à l'église de Sainte-Cécile. Le prêtre^ pour éprouver sa sainteté, « aut imprudenter aut a Deo inspiratus, » lui donna une hostie non consacrée. . La sainte le reconnut immédiatement. Même expérience fiit pratiquée une fois sur la B. Marie d'Oignies; mais la sainte se détourna^du«pain qu'on lui offrait; à peine eut-il touché ses lèvres, qu'elle se mit à crier^ à cracher et à sangloter. L!extatiqu^ Ursule Benincasa avait été mandée de Naple5 à