OBSERVATION II
(H. Beham, H. Perr, Journal of the American Medical Association.)
R... (D.), 47 ans, homme de râce blanche, est admis à l'hôpital Montefiore, le 8 avril 1946. Il est dirigé sur le service d’orthopédie pour tuberculose vertébrale.
Son passé médical ne révèle n1 affection pulmonaire, ni asthme, ni rhume des foins, ni urticaire.
Son père est asthmatique depuis trente ans, pour des raisons inconnues.
Le malade présente un abcès tuberculeux.
Le 27 avril, le malade est placé dans une gouttière. Les résultats obtenus n'étant pas satisfaisants, l'opération de Hibbs est pratiquée le 10 mai.
Le 11 août, apparaissent les premiers symptômes de tuberculose pulmonaire.
En mars 1947, se déclare une épididymite tuberculeuse. Le 17 mai, rupture externe de cette épididymite.
Le 13 juin, on prescrit au malade | gr. de streptomycine par jour, en six doses égales.
Le 18 septembre, le malade se plaint d'une sensation de tension douloureuse des lèvres, de la bouche et de la gorge, avec quelques difficultés pour avaler.
À l'examen, le malade présentait un léger œdème de la muqueuse buccale. En deux Jours, se développait une éruption aphteuse semblable à celle décrite dans le premier cas.
La stomatite étant suspectée d’être d’origine médicamenteuse, le traitement par la streptomycine est interrompu le 23 septembre.
Le dermatologiste confirme la ressemblance avec le premier cas.
Une culture faite à la suite d’un prélèvement pratiqué sur une érosion, montre la présence de staphylocoques albus, de streptocoques non hémolytiques.
Les lésions ont complètement disparu le 3 octobre.
La streptomycine est à nouveau administrée le 6 octobre et l’on note une apparition immédiate de démangeaisons et d’une sensation de tension douloureuse de la bouche. Au bout de trois heures, un léger œædème de la muqueuse buccale était évident, et au bout de
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vingt-quatre heures, des lésions semblables à celles précédemment décrites s'étaient développées.
OBsERVATION III
(H. Beham et H. Perr, Journal of the American Medical Association.)
S... (S.), 50 ans, homme de race blanche, est transféré de l'hôpital Lebanon à l'hôpital Montefiore, le 11 septembre 1947.
Dans ses antécédents, on signale une pleurésie droite en 1937.
En janvier 1947, on découvre des bacilles tuberculeux dans ses crachats.
Le 2 juillet, le malade est admis à l'hôpital Lebanon.
Le 25 juillet, on administre au malade 2 gr. de streptomycine pour son affection pulmonaire ; par la suite, on maintient le malade à la dose quotidienne de 2 gr. |
Il ne présente aucune réaction fâcheuse jusqu'au 4 septembre. À ce moment, une dermatite et une stomatite douloureuse se déclarent.
Le traitement par la streptomycine est maintenu jusqu'à l’admission du malade à l'hôpital Montefiore.
L'examen révèle un rash érythémateux, diffus, avec de petites papules punctiformes, rougeîtres.
Le malade présente plusieurs petites vésicules jaunâtres dans la bouche, avec prédominance sur la face interne des joues et le bord muqueux de la lèvre inférieure. Le traitement par la streptomycine est alors suspendu et les lésions disparaissent en une semaine environ.
Le 17 septembre, 333 mgr. de streptomycine sont administrés au malade par voie intra-musculaire. Le prurit apparaît immédiatement. On donne alors au malade 50 mgs. de pyribenzamine, ce qui provoque la diminution des symptômes. Par la suite, on administre au malade une dose similaire de streptomycine et, quatre heures plus tard, se déclare un érythème généralisé, accompagné d’un léger frisson et suivi d'une élévation de température. Alors se développent des lésions buccales, semblables à celles décrites dans les deux premiers cas.
Après l'arrêt du traitement, nous notons une régression graduelle de la stomatite.
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