‹ Les Streptocoques AnaérobiesChapitre 10 sur 42 · RAC · texte numérisé non relu

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anaérobie dans les sécrétions vaginales, qui est très sensible à l’oxygène. Von Koblank combat cette donnée mais Nalvig, Schotimüller, Hamm paraissent avoir réussi par la suite à cultiver de tels streptocoques. Gräf et Witineben ont réussi à cultiver du pus d’un abcès du cou, et de celui d’un abcès du cerveau des souches de Str. qui, morphologiquement et tinctoriellement, se comporte comme « Str. Longus » mais exigent pour leur cultures des conditions anaérobies. Ces streptocoques cultivent mieux sur milieux glucosés avec faible réaction acide ».

Macé (41 ter) décrit M. F. et Str. anaërobius micros.

Le Blaye et Gugenheim (39) n’admettent pas le terme sireptocoque. Ils préfèrent microcoque. Cette réserve faite, il est facile de retrouver dans leurs tableaux d'anaérobies stricts : :

Tableau LVII : M. fœtidus (Veillon) ; M. sputigenus anaerobius (Sternberg).

Tableau LAIT : M. Schwarzenbecki (G. el W.) ; M. anaërobius micros (Lewk).

On voit quelle est la mésestime des auteurs vis-à-vis de ce gToupe.

Nous allons. dans les périodes suivantes, voir se poursuivre les mêmes hésitations et les mêmes erreurs.

PÉRIODE DE GUERRE. — L'historique de cette période est brève et contraste d'une façon frappante avec le nombre extraordinaire de travaux publiés sur les streptocoques facultatifs d'une part, les bacilles anaérobies d’autre part.

A côté de rares publications sur les streptocoques anaérobies des plaies de guerre, çà et là quelques travaux sur

Jes sir. anaérobies des infections viscérales sans rapport avec les premiers, mais que nous avons rapportés ici à cause de la date de publication et pour respecter l'ordre chronologique. |

. En 1915 parait l'important mémoire de Salus Gottlieb (19) qui pose en principe que les streplocoques anaérobies sont et doivent rester en discussion « à cause des nombreux problèmes qu'ils soulèvent, tant pour les questions théoriques que pratiques qui en dépendent, au premier rang desquelles les questions obstétricales et gynécologiques ». Pour lui une des principales raisons pour lesquelles les str. anaérobies doivent rester en discussion, est que leur exitence même esl en jeu, non pas en fait, mais . en principe, et il cite le doute parallèle de V. Lingelsheim : « On ne peut pas nier qu'il existe des sir. anaérobies éventuels, qui, tout au moins dans les premières cultures sont très sensibles à l’action de l'oxygène ; pourtant il ne s'agit vraisemblablement pas, en concordance avec la conception de Gräf ef Wilineben, de véritables anaérobies, mais de l'ordinaire Sfr, Longus qui s'est adapté aux conditions de l'existence anaérobie ».

Ainsi c’est la description par Grüf et Wilineben d'une souche dont l’anaérobiose n'est pas fixe, qui a jeté Île doute sur l'existence des str. anaérobies stricts et celte inconstance est interprétée, d'abord comme une adaptation de Str. Longus à l'anaérobiose, puis comme un retour au facultatisme.

De même pour la virulence, la question est pendante ; bien que V. Lingelsheim admelle après. Schottmüller qu'on trouve le germe dans je sang, ce n'est pas pour lui

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une preuve de virulence, ni du caractère seplique progressif dü processus, car « il n’est pas du tout conclu qu'en soi, cette bactérie non infectieuse, soutenue par sa grande abondance, et les poisons formés dans les tissus morts, ne puisse pas éventuellement envahir aussi les {issus vivants et causer une poussée jusque dans le sang »: (ce serait une conception mixte entre seplicémie et infection putride). Aussi l’auteur entreprend une série d’expériences afin de trancher la première partie du problème, à savoir, si les sir. anaérobies sont des : sir. aérobies « adaptés » qui peuvent revenir ensuite à l’aérobiose primitive. Il emploie pour cela deux souches de Sir. anaérobies, la souche Ho (Sté Putridus) et la souche Asch (Sir. Anaërobius) différant centre elles par leur degré d’anaérobiose, la souche Ho étant très stricte, la souche Asch étant « micro-aérophile » (poussant près de la surface, mais sans jamais y arriver).

I décrit chacune de ces souches, Ho se montrant hémo- Ivtique à la technique de Schotimüller €) peu gazogène, non pathogène. Il pratique 40 générations en gélose profonde ef ne signale aucun progrès de la culture vers l’aé-. robiose. Asch, de même après un grand nombre de généralions en gélose profonde, ne montre aucun progrès vers la surface, N'ayant aucun résultat par cette méthode, il s'adresse aux extraits d'organes qui permettent de cultiver les anaérobies en présence de l'oxygène (Smith, Hib-

(*) On sait que dans la description de Schothmüller, (58) Str. Putridus ne se montre jamais hémolytique. S. Gottlieb a-t-il eu réellement éntre ses mains une souche de Str. Putridus hémolytique, où plutôt a-t-il pris l’action de Str. Putridus sur le sang pour un cercle d’hémolyse ? Nous le croyons volontiers.

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les, Kitt, Tarozzi, Wrzozek, Calderini, etc.) grâce à la présence de catalase invoquée par Harras. |

Il se sert de foie de cobaye, et montre d’une façon péremptoire que chaque souche garde toujours le même degré d’anaérobiose. Nous citerons textuellement sa conclusion :

-« Il existe des str. anaérobies stricts dans le corps, qui malgré leur parenté morphologique avec Str. Pyogenes. forment une espèce propre, et qui même dans des conditions favorables ne peuvent pas devenir aérobies. »

Ainsi à côté de l'espèce décrite par Gräf et Witteben, les espèces décrites comme strictement anaérobies sont telles, et ne présentent pas d'évolution vers l'aérobiose.

Avec Wehrsig et Marwedel (44), apparaît en 1915, la première communication sur les str. anaérobies des plaies ; dans 2 cas de gangrènes gazeuses graves ne reconnaissant pas les causes habituelles (B. Perfringens, Oedembacille) il trouve 1 fois le bac. pyocyanique associé à un str. anaérobie (guérison) ; 1 fois une culture pure de str. anaérobie (mort). Celui-ci reproduit la gangrène gazeuse foudrovante chez l'animal.

Les auteurs identifient leur streptocoque à Str. Putridus ‘Schottmüller), en donne une description succincte, les deux souches n'étant pas hémolytiques, mais gazogènes et putrides.

La souche pathogène après avoir tué le cobaye de 400 gr. en 12 heures, à la dose de 1 cc. de culture de 24 heures, par œdème gélatineux hémorragique et phlycténe, perd rapidement sa virulence et sa toxicité après passage sur les milieux artificiels et les auteurs concluent : « Le strep-

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iocoque putride de Schottmäüller peut donner à lui seul et sans le secours d'association microbienne un véritable phlegmon gazeux, au même titre que le bacille de Franckel, avec coloration rouge érysipélateuse de la peau. »

(C'est ce travail qui a donné lieu, dans certains traités, à l'érection de ces souches en espèce propre désignée et &‘crite « Streptocoque de W. et M. » A vrai dire, il n’existe pas de str. de W. et M., mais bien « Str. Putridus » (Scholt.) retrouvé par W. et M. dans deux cas de gangrène gazeuse de guerre).

L'année suivante, 1916, Marwedel (43) donne uné nomenclature des germes trouvés dans les plaies de guerre en 1870-71, dans la guerre russo-japonaise, et en 1914-16. - En 1914-15, il donne une statistique, où staphylocoques et streptocoques facultatits ont la plus grande fréquence, puis vient le groupe des bacilles de la gangrène, et enfin les microbes plus rares, parmi lesquels les streptocoques anaérobies (el il renvoie à son article avec Wehrsig).

Avec Lindermann (41 bis) nous quittons les streptocoques des plaies pour ceux des avortements fébriles et des fièvres puerpérales. Pour l’auleur les agents principaux en sont des aérobies, tandis que les anaérobies se répartissent comme suit : 20 % dans les avortements fébriles, et 8,7 % dans les fièvres puerpérales.

Les anaérobies les plus fréquents sont, dans l’ordre, Str. Putridus, staphylocoques anaérobies, Bac. Perjringens.

En 1918, pour la première fois en France, apparaissent les Str. anaérobies des plaies de guerre. Cottet (16) étudie les streptocoques qu'il a trouvés dans les plaies

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de guerre, et que la méthode de Veillon jui a révélés pour un grand nombre anaérobies plus ou moins siricts suivant trois modalités

1° Les facultatifs poussant mieux en profondeur qu'en surface. ;

-2° Les anaérobies de prédilection ;

3° Les anaérobies stricts.

Nous voyons ici la continuité des streptocoques anaérobies stricts et facultatifs, l'absence de limite nette entre les deux groupes, et la loi physiologique générale caractérisant le genre streptocoque par sa prédilection pour la gie sans air « ce qui explique la mauvaise croissance en surface des streptocoques ».

L'auteur signale de plus la grande ressemblance morphologique et physiologique entre les sir, facultalifs et anaérobies stri@ts. Il conelut à la grande difficulté d’identifier les souches aux espèces décrites : M. F. (Veillon) et aux sireptocoques anaérobies de K. et M.

Il donne enfin sa statistique :; dans 35 Cas, il a trouvé : dix fois des str. anaérobies stricts ; neuf fois des str. anaérobies facultalifs.

On serait en droit de se demander, pourquoi parmi les nombreux travaux de bactériologie de guerre sur les streplocoques, il en est si peu qui aient mentionné la fréquence des str. anaérobies stricts. Nous pensons que la recherche des str. anaérobies est matériellement difficile, et que pour les trouver il faut les chercher avec beaucoup de patience. Si Cottelt a pu donner une statistique si impressionnante, c'est que, ayant eu par l’expérimentation

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de. sa thèse (9) l'attention fixée sur les microcoques anaérobies, et en possession d’une technique éprouvée, l'auteur devait les trouver én si grand nombre.

Ayant attiré sur eux l'attention des autres bactériologistes, quelques notes vont suivre.

Hautefeuille et Soulié (26) proposent une technique . pour la recherche rapide des streptocoques des plaies de guerre par la culture en bouillon de sang. Les auteurs décèlent rapidement les str. facultatifs par leur prompt développement en bouillon de sang et l’hémolyse. Mais alors que les str. fac. poussent vite et hémolysent le milieu, les « races » anaérobies stricts ne poussent pas dans le bouillon sang. De plus, les auteurs remarquent que certaines plaies qui contenaient un str. anaérobie à un premier prélèvement, donnaient au bout de quelques Jours, à un deuxième prélèvement, des colonies aérobies et hémolytiques. « Le germe s’est adapté à la vie aérobie. » (Les auteurs ont euraffaire à l'espèce de G. et W.).

Ils concluent que la méthode ne donne pas d'indication pour les « races » anaérobies strictes.

Jablons et M. Pease (27) signalent aux bactériologistes de guerre le bouillon de sang éthéré pour la recherche rapide des streptocoques, la conservation des bacilles anaérobies sporulés, « aussi bien que les sitreptocoques strictement anaérobies rencontrés occasionnellement avec eux dans les plaies ».

Mais si la note de Cottet a éveillé l'attention de quelques bactériologistes, par contre elle n'a pas suffi pour faire placer le groupe des Str. anaérobies à côté des str. facultatifs dans les classifications qui suivirent. C'est

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ainsi que Burnet et Weissenbach (7) dans leur revue, donnent un excellent tableau d'ensemble de la classification des streptocoques, mais les définissent des bactéries aérobies, caractère générique dont la rigueur est atténuée par une note, où les auteurs citent le travail de J. Cottet, mais jugent le groupe anaérobie comme trop insuffisamment étudié pour être silué dans la systématique. ” La note de P. Gérard et Romant (12) termine les publications de guerre. Sur 133 blessés examinés du 6° au 30° jours, les auteurs trouvent 117 plaies infectées dont 49 par des streptocoques (tandis qu'ils n’ont trouvé que cinq fois seulement les bacilles de la gangrène). Les auteurs donnent une rapide description des souches qu'ils identifient au str. anaérobie de Sternherg. Nous pensons qu'il s'agit 1à d’une erreur de déterminalion, due aux traités qui décrivent le str. de Sternberg comme un anaérobie strict. En effet, les auteurs décrivent la zone stérile nette et haute de 2 centimètres environ et ajoutent qu'ils n'ont pas pu repiquer leur streplocoque en milieu aérobie.

Ces streptocoques ont surtout été rencontrés dans les plaies musculaires s’accompagnant d'hématome ou ayant nécessité des ligatures d’artère ; dans les plaies ostéomusculaires à foyer esquilleux ou sous des mèches tassées. Ces plaies à streplocoques anaérobies stricts ont toujours mauvais aspect, s'accompagnent d'état septicémique, Sans cependant être mortelles.

De plus cette espèce microbienne montre une grande résistance aux antiseptiques (liquide de Mancière, de Dakin AzO*Ag).

Dans cinq cas à str. anaérobies stricts, le sérum anti-

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Streptococcique de l'Institut Pasteur a donné une stérilisation complète du pus en 10 à 15 jours. Les auteurs concluent à la gravité des infections à str. anaérobies stricts qui ont une grande résistance aux antiseptiques et une grande sensibilité aux sérums äntistreptococciques IP;

Telle ‘est l’histoire des streptocoques anaérobies pendant la période de guerre, où les bactériologistes ont sisnalé leur présence, sans s'attacher à leur détermination ni au rôle exact qu'ils ont pu jouer dans les infections .des plaies de guerre (exception faite des essais de pathogénie expérimentale de Marwedel et Wehrsig).

LES TRAVAUX RÉCENTS : L'impulsion que l'étude des streptocoques des plaies de guerre a donné à la bactériologie de ce genre à été telle que depuis 1919 un nombre incalculable de travaux ont été publiés, surtout en Angleterre et en Amérique, visant à la classification des streptocoques facultatifs, précisant leurs caractères biochimiques et physiologiques. Nous ne citerons, parmi tous ces travaux, que ceux qui, par leur généralité de vue, peuvent éclairer notre sujet. En opposition avec cette abondance, çà et là quelques travaux signalent les streptocoques anaérobies.

Ainsi Schweitzer (60) en 1919, daris ses recherches sur la flore génitale, trouve, dans la sécrétion vaginale des nouvelles-nées deux fois un streptocoque anaérobie sur 100 cas.

Avec Tissier et A. de Coulon (64) nous voyons apparaître le premier rapprochement entre le métabolisme des

:Str. facultalifs et celui.des anaérobies : ils étudient l’action des Str. pathogènes sur la Caséine, constatent qu'en anaérobiose, la digestion de la caséine atteindra 68 % lorsqu'elle n’est que de 10-à 20 % en aérobiose : ils conslatent de plus qu'en aérobiose, les streptocoques facultatifs meurent en six ou huit jours dans le lait, et vivent encore au 51° jour en anaérobiose. :

« Le streptocoque pathogène se comporte donc comme un véritable anaérobie ; il se sert, pour ses réactions OXYdantes, d'oxygène combiné ; il est moins sensible à ce corps qu'un anaérobie strict, puisqu'il peut pousser en sa présence, mais il est beaucoup plus actif à l'abri de l'air. Il n’est pas rare de trouver dans les plaies de guerre, comme l’a dit Cottet, des variétés qu'on a peine à faire pousser dans les boîtes de Pétri. Nous avons vu des échantillons qu'on ne pouvait cultiver qu’en milieu. anaérobie, mais nous ne les avons pas assez étudiés pour les ‘ratlacher à la variété commune qui nous à servi pour nos expériences. »

Poursuivant l'étude de strepltocoques pathogènes, par leur action sur la gélatine, H. Tissier et Y. de Trévise (65) ont vu que les mêmes corps oxydants qui favorisaient la

digestion dela caséine provoquaient la liquéfaction de la

gélatine par des Sir. pathogènes qui, en général, ne la liquéfient pas. ;

«Il résulte de ces expériénces que le Str. pathogène vit de préférence comme.un anaérobie strict, qu'il peut rester ainsi en vie ralentie pendant des mois, pour reprendre par une modification légère du milieu une activité perdue.

« Il en résulle encore que c’est un protéolytique et que ce pouvoir est lié à son pouvoir pathogène. Tout ceci fait mieux comprendre son rôle en pathogénie humaine, l’action favorisante des anaérobies des plaies de guerre, Pexalltation soudaine dans le muscle fatigué (acide sarcolactique), sa vie ralentie dans les vieilles blessures, son réveil brusque à la suite d'une fatigue ou d’une modification légère du milieu ; nous nous expliquons son dévelppement rapide dans le sang des accouchées, et de toutes les malades dont le plasma contient des corps acides provenant .de la combustion incomplète des albumi: noïdes. »

Ainsi s'affirme peu à peu la notion que par ses propriétés biochimiques, le genre streptocoque est un genre anaérobie, .et cette notion éclaire toute sa physiologie.

En 1921, Rassfeld (51) dans ses études bactériologiques du sang des cadavres trouve sur 400 examens, 199 sangs septiques. Dans ces sangs septiques il trouve 17 anaérobies stricts parmi lesquels deux fois Str. Putridus. Le premier cas était une péritonite purulente diffuse, avec abcès du paramètre, et utérus gravide. Le: deuxième cas, une péritonite adhésive avec utérus gravide. ‘:

Le dernier travail paru sur la quéstion est celui de EH. Brütt (6) sur la signification des streptocoques anaérobies dans l’appendicite destructive.

L'auteur résume la bactériologie de l’appendicite aiguë où ie rôle des anaérobies est considérable. « À l'examen des exsudats d’un grand nombre d’appendiciles aiguës graves, on peut trouver régulièrement à côté des colikacilles, toujours présents, des streptocoques anaérobies,

trouvaille qui jusqu'ici est à peine considérée, et dont Je voudrais donner une haute signification pour diverses raisons. » Avant de donner ses résultats, il cite les résultats antérieurs des auteurs, en particulier Rüneberg, qui a trouvé huit fois des Str. an. à côté des bacilles anaérobies, mais qui n'en à pas donné de signification.

Pour l’auteur, la présence de str. anaérobies dans l'appendicite aiguë, est de règle ; il s’agit de Str. Putridus, qui à la propriété de former sur les milieux albumineux des gaz fétides : odeur de péritonite puerpérale.

Le rôle spécifique de Str. Putridus est d’engendrer la thrombophlébite ; la pyléphlébite secondaire à l'appendicite aiguë est toujours causée par cet agent. Ses recherches portent sur 107 cas d’appendicite aiguë. Sa technique est celle de la gélose profonde. L'isvlement du microbe est extrêmement difficile, pour cette raison qu'il est associé le plus souvent avec des coli-bacilles et des streptocoques aérobies.

Sur ces 107 cas il trouve 45 cas avec Str. anaérobies, avec mortalité de 4 cas (8,9 %).

Il appelle le colh-bacille . « le compagnon inséparable du str. anaérobie dans l'appendicite destructive ». Cliniquement il s’agit toujours d’exsudat fétide purulent, et à l'examen direct, à côté des coli-bacilles, on voit les courtes chaînettes (Ypiques. Cet exsudat se présente soit sous forme de processus local, soif sous forme d'infection péritonéale diffuse, Le plus souvent c’est un abcès de pérityphlite, avec exsudat circonserit et putride de la région .appendiculaire.

La plupart des cas s’accompagnent de perforation de l’appendice gangrené.

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