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raco-abdominal qui ne s’indure qu'au 4 jour et guérit en 8 jours.
Souche Ver : Le 9-9, quatre jours après le prélèvement, on injecte le Cob B? : 5 cc. sous-cutané = légère tuméfaction qui s'indure, puis guérit.
Cob. B3 : 5 cc. intramusculaire = rien.
Ainsi. le 5° jour, il n’y avait plus de pouvoir pathogène.
Avec cette souche, extrêmement zazogène, nous avons essayé de réaliser des infections secondaires. Pour cela, nous avons provoqué la lésion initiale non pas avec une bactérie pathogène, car dans certains cas il est extrèmement difficile de discerner l& part de l’un et la part de l’autre, mais avec une toxine filtrée, stérile, provoquant : 1° une intoxication généralé paralvsant les défenses de l'animal et le tuant en un temps variable ; 2° une lésion locale consistant en exsudation et hyperhémie favorisant le développement in situ ‘lu streptocoque. Nous nous sommes adressés pour cela à la toxine du V. septique (que nous consérvons dans le laboratoire à l'élat de toxine sè- “he) reprise par l’eau physiologique et filtrée sur bougie Chamberland n° 2, donc absolument stérile. Gette toxine tue Je cobaye en 48 h. à la dose de 1/2 à 1 ce. |
Le 10-9 : Le cobaye B11 recoit dans le muscle 1 cc. de toxine et 2 cc. de la culture du streptocoque en bouillon glucosé de +4 heures. Ce cobaye meurt le 12-9 présentant à la cuisse iniectée un phlegmon gazeux légèrement fétide, dans l’exsudat. duquel on retrouve le streptocoque à l’état pur.
Remplaçant la toxine par une bactérie, nous mélangeons 1/4 ce de culture de B. histolytique avec 5 ce de
cullure de la souche Ver et injectons deux cobayes le 22-sept.….. i ;
B23 : 3 cc. sous-cutané, et B30 : 3 cc. intramusculaire. Le soir nous constatons que le cobaye B30 présente une crepitation gazeuse de la cuisse, tandis que le cobaye B23 ne présente que la fluctuation des lésions d’histolyse.
Le lendemain les deux animaux sont morts. B. 23 avec d'énormes lésions ouvertes, difficiles à étudier. Mais le cobaye B. 30 présente des lésions fermées où l’autopsie montre l’histolyse due au bacille, la présence de gaz et de fétidité due au streptocoque. Des frottis de la sérosité montrent un mélange abondant de B. histolytique et de streptocoque. Les ensemencements en kouillon glucosé et en gélose profonde révèlent l’un par sa fétidité et le dégagement gazeux la persistance du streptocoque, l’autre par l'aspect des colonies comment se sont comportées les espèces : on compte environ 60 % de colonies ouatées de B. histol, et 40 % de colonies lenticulaires de streptocoque. Ainsi les espèces, parties dans la proportion de 1 pour 5, reviennent dans la proportion inversée de 3 pour ?, ce qui montre un antagonisme entre elles, et Ja virulence plus grande de B. histolyticus.
Le streptocoque de passage n’est pas virulent. Le 14-10 nous injectons la culture de la souche Ver en milieu bioprotéique.
Cobaye C50 : 8 cc. intramusculaire = en 24 heures gros phlegmon crépitant. Mort le 16-10 : phlegmon gazeux avec hyperhémie et légère fétidité. Dans les frottis de la sérosité et dans le sang du cœur on retrouve le streptocoque à l’état pur. Le str. de passage remis en milieu artificiel n’est pas virulent. Par contre le même streptocoque de passage repiqué sur milieu bioprotéique est plus virulent.
nr MLOOSS—
Le 17-10 : Cobaye B40 : 2 cc. intramusculaire = gros phlegmon crépitant déjà fétide avant la mort. Mort le 18-10 ; même lésion que le cobaye précédent, avec œdème hémorragique de la paroie, foie dégénéré, jaune, d'aspect muscade. Présence du streptocoque à l’état pur dans la lésion et dans le sang du cœur.
Souche Vi : Elle s’est montrée moins active que la souche Ver.
A l’état pur dans les milieux ordinaires, elle ne donne aucune lésion. Nous n’avons pas étudié son pouvoir infectieux secondaire. Après passage dans les milieux bio-
“protéiques, elle s’est montrée légèrement pathogène.
Cobaye- B41 : 8 cc. intramusculaire = gros phlegmon crépitant, avec odeur fétide ; le cobaye a guéri en 8 jours.
Ainsi, dans les milieux habituels, Str. putridus ne nous a montré aucun pouvoir infectieux primaire. Celui-ci ne se révèle que dans les cultures sur milieux bioprotéiques. Il est variable suivant la rapidité du processus. Un processus rapide ne donne qu'un œdème un peu hémorragique, un processus lent donne un phlegmon gazeux légèrement fétide. Infectant secondairement une lésion primaire, le mode d'action est le même, et aboutit à la production de gaz et de fétidité si le processus est lent.
Ces expériences démontrent le rôle pathogène que Schotfmüller avait prévu.
Toxine. Hémolysine : Nous n'avons pas pu, même avec la souche Ver, de beaucoup la plus active, mettre en évidence une toxine soluble.
Aucune des souches de Schottmüller n'était hémolvtique à sa technique (gélose du sang). La souche Ho étudiée par Salus Gottlieb l'aurait été. Nous nous demandons s'il