SAIT MR
Bouillon Martin glucosé : culture exubérante, troublant le milieu de façon homogène, en donnant en quelques jours un dépôt abondant.
La souche À donnait de façon irrégulière une zooglée visqueuse inconsistante, se brisant par agitation du tube. Le milieu est très acidifié, donnant au 5° jour pH 4.
Gélose de Veillon : les colonies apparaissent rapidement en 16-24 heures, au-dessous d’une zone stérile de 3/4 à 1 ce. 1/2. Elles atteignent rapidement leur développement maximum, en 36-48 heures, mesurant alors 1 */” à 2 */”. Elles sont blanc-jaunâtres, limitées par des surfaces convexes et des lignes courbes très régulières. Elles appartiennent au système lenticulaire, mais présentent une grande variété de formes composées, très élégantes (planche VI).
Dans le fônd des tubes on peut voir parfois avec certaines souches (A. Ras) des colonies irrégulières, arrondies, bourgeonnantes, semblables aux colonies de Str. evolutus. Mais ces colonies, repiquées, reproduisent les colonies lenticulaires typiques. Ces colonies aberrantes ne se perpétuent pas ; nous leur attribuons la valeur d’une varialion non transmissible, prouvant, avec d’autres ana-
logies culturales, la parenté de l'espèce avec les anaérobies de prédilection.
Gélose inclinée (désaérée) : culture pauvre en gouttes : de rosées blanchâtres. |
Eau peptonée : il pousse assez bien dans ce milieu, y donnant un {trouble homogène pulvérulent. Le pH n’est pas changé.
Bouillon W.-G. : culture très abondante, ne se déposant pas complètement. Le milieu est acidifié.
2° Milieux protéiques
Bouillon Martin additionné des diverses protéines : La culture se fait comme en bouillon simple, et il n’y a attaque d'aucune protéine.
Lait : Contrairement aux espèces fétides et à Sfr. micros, le lait est fortement acidifié par Str. intermedius, qui le coagule en masse en 24 heures. Nous n'avons pas observé de rétraction du caillot, ni de digestion du lait, . même après plusieurs semaines d’étuve.
Gélatine : Il pousse peu en gélatine, n’y donnant que de petits flocons ténus. Il ne la liquéfie pas.
Bouillon sérum : La présence d’une petite quantité de sérum n'apporte pas de modification à la culture ; mais quand on ajoute au bouillon un volume égal d’ascitesérum, il y à coagulation en masse de l’albumine du séum, caillot blanc, fragile, qui se rétracte par la suite.
Bouillon au sang : La présence du sang ne modifie pas la culture.
Sérum coagulé : culture pauvre en goultes de rosée.
Milieux bioprotéiques.
Lés organes frais, la fibrine fraîche, ne sont pas du tout attaqués par lui et gardent leur aspect rosé. Dans la sérosité de ces milieux le streptocoque revêt la forme di-
plocoque. :
8° Milieux différentiels
Le bouillon au rouge neutre est viré en 24 heures en donnant la fluorescence.
Le bouillon bilié ne pousse pas ou très peu.
Le bouillon acétique 1 0/00 ne pousse pas du tout.
Glucides : Nous avons trouvé quelques variations de souche à souche, soit dans le degré d'attaque des sucres, soit dans la nature de la réaction finale.
En général, les hexoses et hexobioses favorisent de fago intense la culture en eau peptonée.
Hexoses : le glucose, le lévulose, le galactose sont fortement acidifiés par les quatre souches.
Hexobioses : le maltose, et surtout le lactose sont fortement acidifiés. Le saccharose n'était acidifié fortement que par la souche À, faiblement par C et Ras, pas du tout par la souche Par.
Tous ïes autres glucides étudiés, arabinose, glycérine, mannile, dulcite, inuline et amidon favorisaient la croissance tout en restant neutres ou alcalins.
POUVOIR PATHOGÈNE
Souche C, en première génération, inoculée sous la peau de la souris ({ cc.) donnait un petit abcès à pus grumeleux en 48 heures, et la souris mourait. Dans le pus on retrouve le streptocoque pur. En deuxième génération le pouvoir pathogène expérimental disparut. Le passage n’entretient pas la virulence.
Souche À. -— En inoculant au cobaye le crachat d’où elle provenait (1 ce.) nous avons produit une double lésion : a) d’abord un abcès à pus grumeleux, où nous
n'avons retrouvé que le streptocoque par ponction ; b) en= suile un vérilable noma expérimental dû à Spirochaeta tenuis (déterminé par notre collègue M. P. Séguin) associé au bacille fusiforme. L
Un deuxième cobaye inoculé sous la peau avec le streplocoque de passage à la dose de 2 cc. fit un gros abcès du ane, à pus grumeleux, où on retrouve la bactérie à l’état pur. La collection s’abcéda spontanément au 4° jour, puis le cobaye guérit. Réinoculé à la même dose à un troisiè- Mme cobave. le streptocoque de passage ne donne plus qu'une tuméfaction minime qui guérit rapidement.
- Les souches Ras et Par n'étaient pas pathogènes.
Ainsi Str. Intermedius est un pyogène au même titre que Str. Micros et que les streptocoques facullatifs.
Toxine. Hémolysine : Nos souches ne secrélaient n1 toxine ni hémolysine.
Tests Sérologiques : Deux sérums anti-microbiens ont été préparés avec les souches A (lapin GC 21) et Ras (A 17). Le sérum anti-A agglutinait la souche homologue au 1/1000°, la souche Par au 1/800° la souche Ras au 1/400.
Il agglutinait en outre la souche Pem de Str. micros au 1/50°.
Le sérum anti-Ras agglutinait la souche homologue au 1/800° les souches Par et À au 1/400°. Ces deux sérums n’agglutinaient aucune des autres souches en notre possession.
Enfin nos quatre souches poussaient dans les filtrats des streptocoques facultatifs pathogènes (*).
(*). — Mis aimablement à notre disposition par le laboratoire de M. BESREDKA.