Italia verius quam provincia. Hist., lib. III, c. 1v
de Berthouville, tous objets aisément transportables qui ne suffisent pas 4démontrer l’existence de centres actifs et d’écoles bien florissantes dans le reste des Gaules. I] est vrai que la méme observation viserait 4 la rigueur les statues que nous avons citées; elles ne sont peut-étre pas des productions locales, mais des importations de Rome ou d’Athénes; en tout cas, le seul fait de leur présence est un signe irréfutable de la richesse et de la suprématie de gotit des contrées méridionales. On est donc fondé acroire que sila masse de la nation gauloise était absolument latinisée, si la physionomie des municipes du Nord et l’intérieur des habitations offraient dans leur ensemble un tableau peu différent des villes d’Italie et de la maison romaine, il s’en fallait beaucoup qu’a Reims, a Sens, voire méme a Autun, un esprit délicat put gotiter des satisfactions esthétiques d’ordre aussi élevé que dans la péninsule. C’était le méme art, mais un art provincial ot le macon faisait trop souvent office d’architecte et le simple praticien de statuaire. Est-ce insuffisance de moyens ou d’interprétes ? Le méme effort portant sur tant de points 4 la fois ne pouvait-il donner que des résultats inégaux dans le médiocre? Toujours est-il que nos musées lapidaires sont pleins de débris de constructions gallo-romaines facilement reconnaissables 4 la hate de leur exécution et 4 la profusion des ornements, indices presque infaillibles des époques de décadence. Elle était inévitable, nous Vavons dit; elle fut sans doute prématurée dans ces pays directement en contact avec la barbarie germanique et que le flot destructeur des invasions couvrit plus d'une fois, avant de parvenir aux tranquilles retraites ou Sidoine
Apollinaire passait encore de douces heures, en compagnie des muses affaiblies et des derniers représentants d'une société 4 son déclin.
Ii]
Le bel esprit du v® siécle dont nous venons d’écrire le nom, et qui sut étre a la fin de sa carriére un digne évéque et un courageux citoyen, n’a pas connu a proprement parler les Francs; il n’a fait que les entrevoir. Nous lui devons cependant le portrait de quelques-uns d’entre eux; écoutons-le décrire, dans une lettre 4 un certain Domnitius, le cortége d’un prince de cette nation. « Sigismer était un homme de haute taille et d’apparence vigoureuse, a la face sanguine, aux cheveux d’un rouge ardent qui tombaient en boucles d’or sur ses épaules. I] avait pour vétement une tunique serrée de soie blanche, brodée d’or, recouverte d’un manteau de pourpre, et le harnais de son cheval étincelait d’or et de pierreries. A son entrée dans la ville, il sauta a bas de sa monture et gagna a pied, par honneur pour son beau-pére, le prétoire ou celui-ci lattendait. Les nobles francs défilérent ainsi dans les rues de Lyon en tenue de guerre compléte : justaucorps bariolé effleurant a peine le jarret, sayon vert garni de franges rouges, jeté sur le dos en guise de manteau, et jambards de cuir non tanné fixés au-dessous du genou, laissant le mollet découvert. Leurs bras robustes restaient nus jusqu’au coude, De Ja main droite, ils portaient une lance munie
de crocs, et une de ces haches de yet, 4 double tranchant, arme nationale des Francs; l’autre main soutenait un bouclier d’or a rebords d’argent qui protégeait leur flanc gauche; un long sabre pendait aux courroies de leur ceinturon. L’air retentissait au loin du cliquetis des armes!. » Ce fragment est des plus curieux; il nous peint avec vivacité le bruit, le clinquant, les tons violents d’une troupe de Barbares circulant au milieu de la population dune grande ville gallo-romaine qui, suivant une expression du méme auteur, devait les mépriser, ‘en moquer et les craindre. On les craignait surtout, et pour trop de raisons. Grégoire de Tours, Vhistorien des Francs, nous apprend ce quwils étaient au moral : avides, féroces, rusés et sans foi, d’une grande bravoure mélée de faiblesse superstitieuse; et, en le lisant, il devient de toute évidence que la suprématie de cette race n’était pas encore pour relever les esprits et substituer un autre idéal a des traditions vieillies. Pourtant, influence salutaire d’une sorte de transfusion de sang nouveau dans les veines de notre nation a été admise par certains écrivains. Elle n’est rien moins que prouvée en ce qui concerne les arts. N’es. ce pas oublier, d’ailleurs, que l’engourdissement avait gagné toutes les parties de l’empire et qu’un mal aussi étendu ne se pouvait guérir, et cela bien lentement, que par une de ces révolutions qui transforment les sociétés de la base au faite? Ce ne fut aucunement, pour nous du moins, le résultat d’une nouvelle con-
1. C. Sollii Apollinaris Sidonii epist., 1V, vu. Traduction de M. Eugéne Baret.
24 LES STYLES FRANGAIS,
quéte du sol gaulois. Exacte et juste quant aux légions de César, cette théorie n’est plus applicable aux alluvions germaniques. A cette heure de notre histoire, les réles sont intervertis:la grande loi de l’absorption de l’envahisseur barbare par une race civilisée recut, cette fois encore, sa sanction, et quand les Francs eurent brisé toute résistance, ils se trouvérent, en définitive, contraints de soutenir leur autorité de tout le crédit des évéques parmi les masses populaires.
Nous possédons trop peu de fragments des édifices élevés pendant la période mérovingienne pour concevoir une idée trés nette de ce que devint l'art, du v° au vin® si¢cle. Les formes antiques se montrent toujours, quoique singuliégrement alourdies, sous le ciseau d’ouvriers qui perdent de plus en plus la notion du beau et du simple, dans le milieu délétére de la servitude. Peutétre méme plusieurs de ces fragments ne sont-ils que de vieux matériaux ou des ornements arrachés a des temples paiens de la basse époque et utilisés dans la construction d’églises que se plaisaient a fonder, depuis Clovis, les rois francs devenus chrétiens. Ces princes, restés grands chasseurs, préféraient au séjour des villes de rustiques demeures, moitié fermes, moitié palais, et situées a la lisiére des foréts dont la Gaule était encore couverte. Quelques-uns se piquaient néanmoins de magnificence. Grégoire de Tours visitant un jour Chilpéric dans sa villa de Nogent, le roi lui fit voir un grand bassin d’or garni de pierres précieuses, et lui dit: « J’ai fait faire cela pour honorer les Francs et leur donner de Péclat; si je vis, je ferai bien des choses. » On devine
la secréte préoccupation de ces personnages grossiers et violents, mal a l’aise devant homme policé, mais que ne laissent pas insensibles les titres honoritiques de la cour impériale, ni, dans une certaine mesure, la supériorité d’une civilisation tombée sous leurs propres coups. Hors d’état d’en faire revivre les délicatesses, ils s’efforcent d’en égaler le luxe. Pour eux, toutest dans la richesse de la matiére, et, du reste, avouons avec humilité qu’au vi° siécle, Romains et Gallo-Romains sont bien prés de penser de méme. Les descriptions de Fortunat et de Grégoire portent constamment sur le nombre des colonnes, la beauté des marbres et des revétements. A Paris, Péglise Saint-Vincent, depuis Saint- Germain-des-Prés, construite par Childebert, et qui, jusqu’a la fondation de l’abbaye de Saint-Denis, servit de nécropole royale a la dynastie des Mérovingiens, était pavée de mosaiques; on y voyait des peintures a fond dor; le toit était couvert de lames de cuivre doré.
Plus somptueuse encore était la grande basilique érigée prés de Tours (vers 473) sur le tombeau de saint Martin, par Perpetuus, l’un de ses successeurs. C’était un lieu d’asile, méme contre la vengeance d’un Chilpéric ou d’une Frédégonde, et, pour les Francs nouvellement convertis comme pour la population aborigéne, un sanctuaire vénéré sans rival en Gaule. Son grand évéque Grégoire ne nous en a laissé qu’une énumération de baies et de supports, suffisante peutétre pour d’ingénieuses restitutions de plans, mais qui ne nous apprend que bien peu de chose sur Vaspect extérieur du monument qu’entouraient de longs portiques, suivant usage romain. A propos de Déglise
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de Clermont construite par saint Namatius, le méme historien entre dans quelques détails plus complets. « L’église a cent cinquante pieds de long, — au-devant est une abside ronde; de chaque cété s’étendent des ailes d’une élégante structure, et tout le batiment est disposé en forme de croix. » Il ressort clairement de ce passage que, des changements considérables avaient déja été apportés a la disposition de la basilique adoptée par les chrétiens des premiers siécles.
Rappelons ce qu’était la basilique romaine, 4 la fois lieu de réunion pour les marchands et cour de justice. L’édifice, de plan rectangulaire, était précédé d’un narthex ou portique, et divisé 4 Vintérieur, par deux rangées de colonnes, en une large nef centrale et deux ailes latérales paralléles, surmontées elles-mémes de galeries; au fond, dans l’axe de l’entrée, se trouvait le tribunal, élevé sur quelques degrés et isolé par une grille ou tout autre mode de cléture. Or, 4 Clermont, une abside ronde — il faut entendre par la semi-circulaire — remplacait le portique; des ailes s’étendaient perpendiculairement a la nef; au lieu d’une seule entrée, huit portes donnaient dans l’intérieur du batiment. Tout cela modifiait d’une maniére sensible le temple de la primitive Eglise.
Une grande confusion de symboles et d’attributs semble avoir régné pendant toute cette époque. Dans. les détails architectoniques, sur les sarcophages, la croix et le monogramme du Christ se mélent aux feuilles d’acanthe, aux lauriers, aux guirlandes entourées de bandelettes, aux pampres et aux génies funébres. des sépultures paiennes. Quelques images sont méme
communes aux deux religions, non dans leur sens mystique sans doute, mais par leurs caractéres généraux; de ce nombre est la figure du Bon Pasteur. Les tombeaux chrétiens du midi de la Gaule sont aussi latins de style que les bas-reliefs du musée de Latran; les apdtres y sont vétus également de la tunique et du pallium, et abrités sous les mémes édicules; lexécution plus grossiére, dans laquelle le trépan joue un rdéle trop
Fig. 12. — Tombeau de saint Drausin.
(Musée du Louvre.)
actif, est tout ce qui les distingue. Si nous remontons vers lenord, nous trouvons les mémes tendances. Voici deux monuments du vi’ siécle. Le premier, connu sous le nom de tombeau de saint Drausin, est de marbre blanc et provient de l’abbaye Notre-Dame de Soissons (fig. 12). Son couvercle, imbriqué de grandes écailles, offre un panneau rectangulaire dans lequel est sculpté, en relief assez bas, le vase eucharistique; deux branches de vigne chargées de leurs fruits s’en échappent. La face antérieure du sarcophage est couverte des sinuosités de cette vigne encadrant un médaillon circulaire avec le monogramme du Christ, l’alpha et l’oméga accoutumés; une longue colonnette, au fut décoré de spires et
surmonté d’un chapiteau pseudo-corinthien, termine. chaque angle. Si imparfait que lon juge le rendu de ces ornements, l’influence du gofit antique s’y fait sentir, soit dans la relation des parties sculptées et des surfaces vides, soit dans le mouvement encore assez facile des rinceaux; malgré Vadpreté du travail, Pensemble n’es
pas dépourvu de noblesse!.
Fig. 13. — Tombeau dit de saint Ladre
(Musée du Louvre.)
Du second sarcophage, également de marbre blanc, nous n’avons que la paroi principale, jadis appropriée aun devant d’autel (fig. 13). Quatre pilastres cannelés la divisent; les panneaux d’angle sont couverts de strigiles. Dans le milieu, un vase a deux anses supporte une croix pattée accompagnée de deux arbustes qu’enlace une vigne munie de son feuillage et de ses grappes. Ce monument, qu’une légende erronéea fait qualifier de
1. Le couvercle proviendrait d’une tombe d’abbé 4 Saint-Germain-des-Prés; il est, en tout cas, de méme style que le reste du monument.
tombeau de saint Ladre, vient de Saint-Denis, et serait contemporain de l’église abbatiale des Saints-Martyrs fondée par Dagobert I* dans la premiére moitié du
Fig. 14. — Ornements de l’église Saint-Irénée, 4 Lyon.
vir® siécle. En dépit de son illustre origine, on ne peut rien imaginer de plus mou comme travail; il ne reste des profils classiques de la décoration des chapiteaux qu’une caricature tracée par Ja main d’un ignorant. Nous sommes au pluscreux e ladécadence de l’art.
Cependant, sur le fond presque desséché des —
30 LES STYLES FRANQGAIS.
anciennes traditions, surgissent timidement quelques essais d'une ornementation nouvelle. Deux éléinents y dominent: rosaces et entrelacs; ’un remontant aux ages
Fig. 15- — Ornements de 1a crypte de Saint-Sernin, 4 Bordeaux.
les plus reculés des civilisations asiatiques ; l’autre, d’origine indécise, paraissant provenir aussi bien des régions scandinaves que du midi de l’Europe. On les rencontre sur les monuments gréco-romains; l’art gallo-romain s’en est servi, mais c’est surtout a partir de la période franque qu’on les voit fréquemment unis et employés en architecture (fig. 14 et 15), appliqués a la joaillerie,
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4 “des objets de toilette (fig. 16 et 17). Leurs formes, tour a tour flexueuses ou rigides, se prétaient a la sertissure des verroteries ainsi qu’au__— cloisonnage des pates colorées trés a la mode sous les Mérovingiens. Si Dart de ce temps est barbare, massif, irrégulier, on ne saurait, sans injustice, le taxer de froideur, autant du moins qu’on en peut juger par iniuition, ou d’aprés des textes et un : : petit nombre de monuments arrivés jusqu’a nous, parmi lesquels, ne Youblions pas, doit se trouver plus d’un produit de POrtent;- En effet, telle était devenue Vinhabileté des artisans que, pour les objets de haut luxe, les armes d’apparat, les ornements du culte et les vétements sacerdotaux, tout au moins les
Fig. 16. — Bijou mérovingien.
Tig. 17. — Bijou mérovinzien.
étoffes dont on fabriquait ces derniers, les Gallo-Francs se reconnaissaient tributaires de Constantinople. Plu~ sieurs de nos cathédrales, Sens, Auxerre, d’autres encore, conservent dans leur sacristie des tissus trés anciens, de fabrication évidemment étrangére. Le vase et le plateau d’or du Cabinet des médailles, trouvés a Gourdon, sont sortis, selon toute vraisemblance, des ateliers byzantins. I] y a la une influence orientale qui persista longtemps et dont il faut toujours tenir compte quand on parle de ces époques reculées ; elle aida sans aucun doute nos artistes indigénes a laisser la plate et maladroite imitation des motifs latins. Pour médiocres que fussent leurs premiers essais dans une autre voie, du moment qu’ils avaient perdu la saine notion de art antique et de la belle logique de ses ordonnances, mieux valait faire table rase d’enseignements faussés, retourner en quelque sorte a l’ignorance primitive, et, comme l’apprenti novice, se restreindre au maniement du compas et de l’équerre. N’est-ce pas, d’ailleurs, la marche ordinaire? Avant d’interroger la nature, d’en comprendre et d’en utiliser les ressources de beauté, de variété, de caractére, le gott d’un peuple traverse, sous le rapport ornemental, une phase de tatonnements a la fois timides et compliqués, phase qu’on pourrait appeler géométrique et qu’ont parcourue les races les mieux douées. Les productions de Page mérovingien sont encore trop imprégnées de réminiscences pour étre assimilées a celles plus simples et vraiment originales des pre-
‘miéres civilisations. Nous voulons dire seulement que
Voubli presque complet ot tombérent les doctrines antiques rendit, pour un moment, aux ornemanistes de
e ORIGINES. 3
la Gaule toute leur liberté, par suite, plus de naiveté dans l’invention; aussi, malgré la rudesse de leur ciseau et leur inexpérience, n’est-on pas sans rencontrer ca et la, dans leurs ceuvres, d’heureux agencements de lignes: le bas-relief dela figure 18 semble le démontrer.
Les observations précédentes ne s’appliquent pas avec une égale justesse a larchitecture, art difficile et complexe ou la méthode et la tradition sont volon-
tiers plus écoutées que la fantaisie.
Mieux qu’aucun autre, il est la résultante du sol et du climat. La Gaule franque avait donc retenu des procédés de construction importés et pratiqués par les Romains, pendant quatre siécles, tout ce qui Ctait compatible avec ses besoins et les matériaux dont elle disposait; se contentant de restreindre les espaces découverts, les baies trop larges pour lVindustrie du verrier encore dans l’enfance; em-
Fig. 18. — Sculpture méroving:enne, église Saint-Pierre, a Vienne.
34 LES STYLES FRANQAIS.
ployant les colonnes monolithes et les marbres des vieux temples; leur substituant, quand ils lui faisaient défaut, des supports cylindriques ou des piliers carrés formés de plusieurs assises; utilisant enfin, le plus possible, le bois de ses immenses foréts, Déja, on.l’a vu, les nécessités du culte chrétien avaient modifié, ‘tout en conservant les données principales, le plan de la basilique romaine jugé préférable par les fidéles. L’Italie elle-méme était entrée dans un systéme nouveau de constructiou pour lintérieur des églises : les charpentes apparentes y remplacaient souvent, soit caprice, soit inhabileté, les votites hardies des monuments antiques, et, a l’exemple des constructions byzantines, la colonne se dégageait de la partie supérieure des ordres romains, c’est-a-dire de l’entablement avec ses trois divisions : architrave, frise et corniche, pour recevoir directement sur le tailloir de son chapiteau la retombée de l’arc. Il y avait dans ce dernier fait le principe de toute une révolution architectonique que ne pouvaient pressentir ceux-mémes qui l’avaient préparée. Ces diverses modifications constituent ce qu’on a appelé le style latin,
Vers quel moment apparait-il aans notre pays; sur quel point du territoire? — Est-ce simultanément en. dega et au dela des Alpes, ou, peu a peu, par infiltra-tion ?— I] est, croyons-nous, impossible de répondre en Pabsence de textes suffisamment clairs et de monuments. de date précise. Nous n’avons en France qu’un nombre: trés restreint d’édifices antérieurs aux x° et x1* siécles. La crypte de léglise de Jouarre serait le plus ancien. exemple d’une ceuvre mérovingienne, surtout la chapelle: Saint-Paul qui en fait partie et pour laquelle on parle. du vie siécle : elle est couverte de volutes d’aréte suivant le mode romain, et contient des colonnes de marbre. dont les chapiteaux offrent, pour la plupart, une dégé-nérescence du chapiteau corinthien. D’une antiquité moins haute, puisqu’on s’accorde généralement a ne: les faire remonter qu’au vim® siécle, mais plus dignes.
Wintérét par leur développement et leur structure, la Basse-CEuvre ou ancienne cathédrale de Beauvais‘ et le:
z. Dans ses parties latérales. La fagade est du x® siecle.
36 LES STYLES FRANGAIS.
baptistére de Saint-Jean a Poitiers présentent encore, ades degrés différents, tous les caractéres de la construction gallo-romaine et du style latin : petits appareils
Fig. 19. — Temple Saint-Jean a Poitiers, avant la restauration.
a avec chaines horizontales de briques, fenétres étroites | a plein cintre sur pieds-droits, arcs composes de claveaux de pierre séparés, dans le premier de ces monuments, par une ou deux briques, un rang de briques plus ou moins saillantes formant archivolte. Le baptistére, ou temple Saint Jean, commeon|’appellea Poitiers,
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