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— Le tremblement s'atténue notablement; les malades sont plus calmes, retrouvant leur sommeil: leur instabilité psychique disparaît.
— L'augmentation de poids est plus ou moins marquée.
— Lappétit est fortement augmenté chez les sujets âgés, alors qu’il est diminué chez les sujets plus jeunes.
— L'état général s'améliore nettement; après trois mois de traitement, les malades se sentent mieux. L’'effort musculaire redevient possible; beaucoup d’entre elles peuvent reprendre leur activité normale.
— La cholestérolémie subit les variations suivantes:
Avant le traitement :
— Chez 24 sujets, la cholestérolémie est abaissée, par rapport au taux normal.
— Chez 5 sujets, la cholestérolémie est normale.
Après le traitement :
I. — Parmi les 24 sujets, dont la cholestérolémie était abaissée précédemment :
— Chez 19 sujets, la cholestérolémie est augmentée,
— Chez 2 sujets, la cholestérolémie est inchangée,
— Chez 3 sujets, la cholestérolémie est abaissée, par rapport à ce qu’elle était avant.
II. — Parmi les 5 sujets, dont la cholestérolémie était normale précédemment :
— Chez 1 sujet, la cholestérolémie est augmentée,
— Chez 1 sujet, la cholestérolémie est inchangée,
— Chez 3 sujets, la cholestérolémie est abaissée, par rapport à ce qu'elle était avant.
D'une manière générale, il existe un rapport direct entre le pourcentage d'augmentation du M. B. et la baisse du taux du cholestérol dans le sang; inversement, lorsqu'il y a amélioration de l’état hyperthyroi-
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dien, avec baisse du M. B., on constate l’augmentation de la cholestérolémie.
Dans les résultats enregistrés ci-dessus, le taux du cholestérol sanguin, dans la plupart des cas, monte après traitement, c'est-à-dire lorsque baisse le M. B.
Ces faits sont bien en accord avec la théorie.
b) Chez les patientes dont la thyréotoxicose est compliquée.
Parmi les 7 malades présentant des signes de défaillance du ventricule gauche, l’auteur note la dispa-
rition du bruit de galop en même temps que la diminution du M. B.
Les 2 malades présentant de la fibrillation auriculaire ne sont nullement améliorées dans leur état cardiaque. La baisse de leur M. B. est insignifiante.
On ne signale aucune amélioration appréciable chez les deux femmes enceintes. .
En résumé, dans ce groupe de 33 malades où les signes d’hyperthyroïdie sont évidents, l’auteur n’enregistre aucun échec, sauf dans quelques cas où la thyréotoxicose est compliquée.
B. — Dans un deuxième groupe composé de 22 sujets porteurs de goitre dont les signes sont beaucoup moins manifestes, les résultats, quoique très satisfaisants, sont moins brillants, moins spectaculaires que dans les cas précédents. De plus, 6 malades ne sont améliorés en aucune facon.
En outre, dans cette série, 10 femmes présentent de la fibrillation auriculaire. Des électro-cardiogrammes permettent de constater :
— La disparition complète de la fibrilllation en quelques semaines chez 3 d’entre elles.
— La diminution de la fibrillation chez 2 autres.
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—.La persistance, avec la même intensité, des troubles de l'oreillette chez les 5 dernières.
C. — Dans un troisième groupe de 11 patientes, où les signes de thyréotoxicose sont douteux et où les signes fonctionnels ne peuvent être attribués en toute certitude au goitre, on ne note aucun résultat démonstratif, bien que, dans certains cas, le traitement ait été continué pendant 112 jours.
Après comparaison des résultats obtenus dans cha-
cune des trois séries de malades, on peut conclure que
l'effet du Thiouracil est d’autant plus puissant que les signes de toxémie thyroïdienne sont nets. Ceci est d’un gros intérêt pratique : en effet, connaissant l’importance des dangers de la Thioulthérapie, il est contreindiqué d'utiliser ce médicament dans les cas légers puisque, d’une part, l’activité est moindre et que, d’autre part, il existe des risques d’accidents qui ne sont pas en proportion avec la gravité de l'affection.